Catherine Goldstein

mathématicienne et historienne des mathématiques française

Catherine Goldstein (née le à Paris) est une mathématicienne française et historienne des mathématiques, fille du poète et philosophe Isidore Isou[2].

Catherine Goldstein
Goldstein Ritter.jpg
Catherine Goldstein et James Ritter à Oberwolfach en 2005 (coll. MFO[1]).
Fonction
Présidente
Femmes et Mathématiques
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Directeur de thèse
Site web
Distinction

BiographieModifier

Elle a étudié de 1976 à 1980 à l'École normale supérieure de jeunes filles (promotion 1976[3], agrégation de mathématiques en 1978) et a soutenu en 1981, à l'université Paris-Sud (Orsay), une thèse dirigée par John Coates (Fonctions L p-adiques (en) et théorie d'Iwasawa). Elle a travaillé à partir de 1980 comme chargée de recherches à l'université Paris-Sud et depuis 2003, elle est directrice de recherches à Institut de mathématiques de Jussieu. En 1995-96 et 1998, elle a été professeur invitée à l'Institut Max-Planck d'histoire des sciences à Berlin.

Catherine Goldstein a commencé sa carrière en théorie des nombres. Depuis les années 1990, elle travaille surtout sur l'histoire de cette théorie et ses acteurs, comme Fermat, Hermite et Gauss.

Comme trois autres chercheurs français[4], elle a été conférencière plénière au Congrès international des mathématiciens de 2018 (Rio de Janeiro)[5].

Sélection de publicationsModifier

  • « L'un et l'autre : pour une histoire du cercle » et « Le métier des nombres aux XVIIe et XIXe siècles » dans Michel Serres (dir.), Éléments d'histoire des sciences, Bordas (1re éd. 1989)
  • (de) « Algebra in der Zahlentheorie von Fermat bis zu Lagrange », dans Erhard Scholz, Geschichte der Algebra, B.I. Wissenschaftsverlag,
  • (fr + en) Catherine Goldstein (dir.), Jeremy Gray (dir.) et Jim Ritter (dir.), L'Europe mathématique : histoires, mythes, identités, Éditions de la Maison des sciences de l'homme,
  • (fr) Un théorème de Fermat et ses lecteurs. En: Histoires de science. Presses Universitaires de Vincennes, Saint-Denis 1995, 232 p., (ISBN 2-910381-10-2)
  • (en) Catherine Goldstein, Norbert Schappacher (de) et Joachim Schwermer (de) (éds.), The Shaping of Arithmetic after C. F. Gauss's Disquisitiones arithmeticae [détail des éditions], ainsi qu'auteur des chapitres « The Hermitian Form of Reading the Disquisitiones » et, avec Schappacher, « A Book in Search of a Discipline (1801-1860) » et « Several Disciplines and a Book (1860-1900) »

Note et référenceModifier

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Catherine Goldstein » (voir la liste des auteurs).
  1. Autres photos.
  2. Maurice Lemaître, « Isou in London », sur mauricelemaitre.org, (consulté le 20 janvier 2019)
  3. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Catherine+Goldstein.
  4. « Les mathématiques françaises sont à Rio », sur Journal du CNRS (consulté le 7 juillet 2019)
  5. Gaël Octavia, « Le rêve de Catherine Goldstein », sur icm2018rio.fr, (consulté le 20 janvier 2019)

Liens externesModifier