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Cathédrale Notre-Dame de Sion

édifice religieux suisse
Page d'aide sur l'homonymie Cette cathédrale n’est pas la seule cathédrale Notre-Dame.

Cathédrale Notre-Dame de Sion
Image illustrative de l’article Cathédrale Notre-Dame de Sion
Vue de la cathédrale
Présentation
Nom local Cathédrale N.D du Glarier
Culte Catholique romain
Rattachement Diocèse de Sion
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant roman (clocher), gothique
Géographie
Pays Suisse
District District de Sion
Canton canton du Valais
Ville Sion
Coordonnées 46° 14′ 03″ nord, 7° 21′ 33″ est


La cathédrale Notre-Dame de Sion (parfois appelée Notre-Dame du Glarier) est l’église principale du diocèse de Sion. Elle est dédiée à Marie.

Sommaire

HistoriqueModifier

 
nef de la cathédrale

La cathédrale Notre-Dame du Glarier (glarier: lieu de dépôt des alluvions d'une rivière) est la plus jeune cathédrale médiévale de Suisse. À la fois église épiscopale et église de la paroisse de la cathédrale, elle appartient au Chapitre de la cathédrale de Sion. Fête patronale le 15 août, Assomption de la Vierge Marie.

Le sanctuaire actuel fut construit après deux églises précédentes:
La première, datant du VIIIe siècle fut détruite par un incendie en 1010.
La deuxième cathédrale (de style roman) fut entièrement mise à sac et brûlée par les troupes d'Amédée VI de Savoie en 1352. Lors de la Fête-Dieu de 1403, les combles du clocher sont accidentellement incendiés et les cloches ont fondu. Enfin, en 1418, Guichard de Rarogne et ses partisans dévastèrent la cathédrale.

La cathédrale actuelle ne fut construite qu'à la fin du XVe -début du XVIe siècle sur les fondations de l'église romane par les évêques Walter Supersaxo (1457-1482), Jost de Silenen (1482-1496), Nicolas Schiner (1496-1499) et par le cardinal Mathieu Schiner (1499-1522). Le clocher-porche roman du XIIe s. est conservé. Le toit de la cathédrale fut la proie des flemmes lors de l'incendie de la ville en 1788.

En 1947, l'évêque Victor Bieler (1919-1952) fit agrandir le chœur de deux travées.

La dernière restauration de la cathédrale a eu lieu en 1986.

Maître-autelModifier

 
Chœur et maître-autel gothique

Le maître-autel, triptyque dit "de Jessé", se trouvait autrefois dans l'église Saint-Théodule. Il fut remanié en 1947. Les volets originaux du retable ont été déposés dans la chapelle Sainte-Barbe. La partie centrale remonte au XVe siècle et représente le passage d'Isaïe 11,1. Le Messie est réputé issu de la Souche de Jessé (père de David). Des reins de Jessé endormi sort un cep. Au sommet de ce dernier apparaissent Marie et le Christ, Marie se tenant sur un croissant de lune, entourée de la "Trinité Mariale" (Anne, Mère de Marie et Jésus enfant), de Judith, de saint Jean l'Evangéliste et de saint Roch. Volet de Gauche: l'Annonciation. Volet de Droite: la Nativité, saint Théodule, évêque de Sion, et sainte Barbe.

Trône épiscopalModifier

Trône de style néogothique (1947), avec les armoiries de Victor Bieler.

Chapelle Sainte-BarbeModifier

 
autel de la chapelle Saint-Barbe

Érigée en 1474 par Walter Supersaxo à la droite du Transept. Autel gothique représentant la Vierge Marie, saint Acace (soldat avec une croix et couronné d'épines) et sainte Barbe. Devant l'autel, tombeau de Walter Supersaxo. Fresques mises au jour en 1948 représentant les vierges sages et les vierges folles, saint Georges et la princesse, et le martyre de saint Sébastien, œuvre du maître bavarois Thomas von Landsberg (1475). Au-dessus de la grille d'entrée de la chapelle, de style gothique tardif, un crucifix de 1520.

Chapelle Saint-AntoineModifier

Autel baroque de 1683; au milieu: saint Antoine, ermite en Égypte; motifs peints des anciens autels de la cathédrale (XVIIe – XIXe siècles), dont saint Antoine de Padoue, par le peintre Jacques-Arnold Koller.

La chaireModifier

Construite entre 1622 et 1626. Élégant socle de marbre du sculpteur Hans Studer, avec les armoiries du chanoine Johann Lergien; cuve ornée de reliefs sculptés par Hans-Georg Miller et Balthazar Megelin; figures représentées sur les différents côtés: le Christ, agneau de Dieu,entre les symboles des Quatre Évangélistes. Accès à la chaire: rampe d'escalier en ferronnerie d'art (1633).

TribuneModifier

Tribune ornée de stucs; armoiries de Frédéric Ambuel et du Chapitre de la Cathédrale (1780).

OrgueModifier

 
Grand orgue de la cathédrale de Sion (1786)

La cathédrale possède un orgue depuis 1370. L'orgue actuel a été réalisé en 1786 par la dynastie de facteurs d'orgues Carlen de Reckingen. Le facteur d'orgues le plus connu autrefois était Félix Carlen (1734-1816). En 1874: agrandissement de l'orgue à 23 registres par le facteur d'orgues allemand Merklin. En 1912: passage au système pneumatique par Heinrich Carlen. En 1986: transformation et retour à l'état d'origine par Hans J. Füglister, Grimisuat. L'orgue dispose de trois claviers et de 49 registres et compte parmi les plus grandes et plus belles orgues de Suisse.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Antoine Lugon, Véronique Ribordy Évéquoz, La cathédrale Notre-Dame de Sion, Sion, 1995 André Donnet, Arts et Monuments Sion, Sedunum Nostrum, 1984.

Articles connexesModifier

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Lien externeModifier