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Caserne des Tourelles
Image illustrative de l’article Caserne des Tourelles
Caserne des Tourelles en 2014, siège de la DGSE.

Construction 1878 - 1881
Coordonnées 48° 52′ 28″ nord, 2° 24′ 25″ est

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Caserne des Tourelles

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Caserne des Tourelles

La caserne des Tourelles, également appelée caserne Mortier, est une ancienne caserne militaire située 141 boulevard Mortier dans le 20e arrondissement de Paris, qui fut un camp d'internement pendant la Seconde Guerre mondiale, puis le siège, appelé officiellement Centre administratif des Tourelles (CAT), de la Direction générale de la Sécurité extérieure, le service de renseignement extérieur de la France.

Origine du nomModifier

Sa dénomination tient à la rue du même nom.

HistoriqueModifier

ConstructionModifier

 
Plan de la caserne, Archives nationales.

La construction de la caserne des Tourelles a été décidée par la loi du 18 mai 1878, pour remplacer les casernes de la Courtille, de Popincourt et de Penthièvre, qui étaient délabrées.

Elle a été inaugurée le 4 octobre 1881[1] pour accueillir trois bataillons du 104e régiment d'infanterie de ligne venant du Mans[2].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle abrite des régiments d'infanterie coloniale.

Seconde Guerre mondialeModifier

Partagée entre les autorités françaises et l'armée d'occupation, la caserne des Tourelles servit surtout, au début de l'Occupation, à interner les « indésirables » (Juifs étrangers ou apatrides...).

Elle a été l'un des principaux lieux de détentions parisiens des femmes[3].

En 1942, un bâtiment fut affecté aux hommes, un autre aux femmes, le troisième était réservé au Service des prisonniers de guerre.

Aux Tourelles, le 20 juin 1942, furent internées les personnes qui manifestaient leur sympathie pour les Juifs. Les « Aryens » ainsi internés étaient soumis au port de l'étoile jaune avec l'inscription « Amis des Juifs ».

Les Tourelles accueillirent entre 400 et 600 prisonniers. Le camp d'internement fut fermé en juillet 1944.

L'après guerreModifier

Après 1945, la caserne abrite le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) qui devient la direction générale de la Sécurité extérieure en 1982.

La DGSE y collecte des milliards de milliards de données provenant du renseignement d'origine électromagnétique, compressées et stockées sur trois niveaux de sous-sols de la caserne[4].

Elle reçoit le surnom de « la Piscine » du fait de la proximité de la piscine des Tourelles.

DescriptionModifier

La caserne est composée de trois bâtiments.

LittératureModifier

HommagesModifier

Le 14 mai 2018, la Ville de Paris a dévoilé une plaque commémorative à la mémoire des populations internées dans l'ancienne caserne des Tourelles entre 1940 et 1944. La plaque mémorielle est apposée au 163 Boulevard Mortier, dans le 20ème arrondissement.

Notes et référencesModifier

  1. Michel Dansel et Alexandra d'Arnoux, Paris 20, Paris, Jean-Claude Simoën, coll. « Histoire des arrondissements de Paris », , 213 p. (notice BnF no FRBNF34606161), p. 16.
  2. Henri Gourdon de Genouillac, Paris à travers les siècles : Histoire nationale de Paris et des Parisiens, depuis la fondation de Lutèce jusqu'à nos jours, vol. 5, Paris, Roy, , p. 458.
  3. a et b Siefridt 2009.
  4. Jacques Follorou et Franck Johannès, « Révélations sur le Big Brother français », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Liens internesModifier