Caserne (militaire)

bâtiment où sont logés des militaires

Une caserne est un bâtiment affecté plus particulièrement au logement des militaires[1]. L'étymologie du mot provient de l'ancien provençal « cazerna »ou « quazerna » qui signifie « groupe de quatre personnes »[2]. Le personnel en caserne y effectue un séjour pour raisons de service ou d'entraînement.

Caserne d'Aldershot en Angleterre (1866).

En FranceModifier

Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, les soldats de l'armée française logent la plupart du temps chez les habitants de leur ville de garnison. Progressivement, face aux difficultés qu'entrainent ce système, les municipalités réservent pour les troupes un quartier de la ville avec un certain nombre de maisons pour les loger. On parle alors de « cantonner les troupes » ou « les mettre en quartiers ». Ce système étant toujours inadapté pour héberger un grand nombre de soldat. Les villes se mettent à transformer des granges et des bâtiments vides en casernes puis à construire finalement des bâtiments ayant pour finalités le logement des troupes[3].

Les premières casernes ont été construites sous le règne de Louis XIV. Par règlement royal du 3 décembre 1691 on construisit des casernes pour abriter les Gardes-Françaises [4].

C'est au début du XIXe siècle (vers 1820) que le territoire français aura assez de casernes pour loger l'ensemble des troupes.

Une caserne peut également être occupée par la Gendarmerie ou par la Police.

Notes et référencesModifier

  1. Éditions Larousse, « Définitions : caserne - Dictionnaire de français Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le )
  2. « CASERNE : Etymologie de CASERNE », sur www.cnrtl.fr (consulté le )
  3. François Dallemagne, Les casernes françaises, Paris, Picard, (ISBN 9782708403994), p. 28-29
  4. Les gens de guerre à Saint-Julien-du-Sault, J Crédé, Imprimerie Fostier, 1976

BibliographieModifier

  • Odile Roynette, Bon pour le service : l'expérience de la caserne en France à la fin du XIXe siècle, Paris, Belin, coll. « Histoire et société / modernités » (no 2000:1), (1re éd. 2017), 458 p. (ISBN 978-2-7011-2739-2).

Voir aussiModifier

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