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Cap-des-Rosiers

village à Gaspé (Québec)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosier (homonymie).

Cap-des-Rosiers
Cap-des-Rosiers
Vue d'une partie du village de Cap-des-Rosiers en 2006.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Gaspé
Statut Ancienne municipalité
Constitution 1895, fusionné à Gaspé en 1971[1]
Géographie

Le village de Cap-des-Rosiers est situé sur le littoral de la pointe Forillon, non loin au nord de Gaspé, située entre les localités de L'Anse-au-Griffon et de Cap-aux-Os. C'est aujourd'hui une porte d'entrée du parc national Forillon, en Gaspésie. Il fait aujourd'hui partie de la ville de Gaspé, mais constituait avant 1971 une municipalité appelée Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers.

Sommaire

HistoireModifier

Le lieu est fréquenté depuis le XVIIe siècle par des pêcheurs[2].

  • 1632 : La première apparition du nom du village orthographié sous la forme de Cap Rozier date de 1632 sur une carte réalisée par Samuel de Champlain[2].
  • 1652 : Onze associés sont les premiers concessionnaires de 'Cap-des-Rosiers', dont Louis d'Ailleboust et Jean Bourdon.
  • 1759 : Les Français y aperçurent la flotte du général James Wolfe, se dirigeant vers Québec, où il vaincra le marquis de Montcalm.
  • 1847 : Les gens de la place sont témoins du pire naufrage de leur histoire, celui du Carrick, où périrent plus de 130 immigrants irlandais[2]. Les survivants s'installèrent dans la région.
  • 1855 : Création de la municipalité de Cap Rosier[3].
  • 1858 : On construit le phare de Cap-des-Rosiers, d'une hauteur de 37 mètres, qui demeure encore le plus haut du Canada.
  • 1870 : Détachement de la municipalité d'Anse aux Griffons de celle de Cap Rosier, qui devient Cap-des-Rosiers[3].
  • 1873 : Érection canonique de la paroisse Saint-Alban de Cap-des-Rosiers. Le premier curé résidant sera nommé l'année suivante[4].
  • 1895 : Une partie de la municipalité de Cap-des-Rosiers prend le nom de Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers en récupérant aussi une partie du territoire d'Anse aux Griffons[3].
  • 1923 : La paroisse Saint-Alban compte 1025 habitants[4].
  • 1924 : Fondation de la Caisse populaire de Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers[4].
  • 1944 : La partie restante de la municipalité de Cap-des-Rosiers prend le nom de Grande-Grève[3].
  • 1964 : Inauguration de l'église Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers[4].
  • 1970 : Le gouvernement du Québec, à la suite d'une entente avec le gouvernement fédéral pour la création du parc national Forillon, exproprie sur une partie du territoire de Cap-de-Rosiers des terres habitées depuis des générations par des familles de pêcheurs et les cède à la juridiction fédérale, allant ainsi à l'encontre des recommandations de la Commission d'étude sur l'intégrité du territoire du Québec présidée par le professeur Henri Dorion[5],[Note 1].
  • 1971 : Les municipalités de Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers, de Grande-Grève et de L'Anse-aux-Griffons sont rattachées à la ville de Gaspé.

Aujourd'huiModifier

 
Le phare de Cap-des-Rosiers avec un lever de lune (2000).

Le tourisme et la pêche sont importants pour l'économie. Les gens de Cap-des-Rosiers organisent des excursions de pêche en mer et des croisières. Le Parc Forillon est une destination pour maintes activités de plein air.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'article de Louis-Gilles Francoeur fait référence au reportage de Radio-Canada diffusé en juillet 2006 intitulé « Tout le monde en parlait - Le parc Forillon », mais confond les noms de « Doyon » et « Dorion »; voir UQAC - Les classiques des sciences sociales - Henri Dorion

RéférencesModifier

  1. Gouvernement du Québec, « Cap-des-Rosiers », sur Commission de la toponymie du Québec (consulté le 11 septembre 2011)
  2. a b et c Ville de Gaspé, « Villes de Gaspé - Attraits et particularités - Cap-des-Rosiers » (consulté le 11 septembre 2011)
  3. a b c et d Graphique Baie de Gaspé – Cap Chat – Cap Rosier – Douglas sur MairesduQuebec.com
  4. a b c et d La Mémoire du Québec
  5. Louis-Gilles Francoeur, « À voir à la télévision le mardi 4 juillet - «Délocalisation humaine» », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)