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Canton de Saint-Chamond

canton français

Canton de Saint-Chamond
Canton de Saint-Chamond
Situation du canton de Saint-Chamond dans le département de Loire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement(s) Saint-Étienne
Bureau centralisateur Saint-Chamond
Conseillers
départementaux
Solange Berlier
Hervé Reynaud
2015-2021
Code canton 42 13
Histoire de la division
Création avant 1833
22 mars 2015[1]
Disparition 24 décembre 1984[2]
Démographie
Population 40 151 hab. (2016)
Densité 677 hab./km2
Géographie
Superficie 59,28 km2
Subdivisions
Communes 2

Le canton de Saint-Chamond est un canton français du département de la Loire.

Sommaire

HistoireModifier

Créé au XIXe siècle, le canton de Saint-Chamond a été supprimé par arrêté du 24 décembre 1984 qui l'a scindé en deux pour former le canton de Saint-Chamond-Nord et le canton de Saint-Chamond-Sud[2].

Un nouveau découpage territorial de la Loire entre en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015. Il est défini par le décret du 26 février 2014[1], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[3]. Les conseillers départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats. Les conseillers départementaux sont élus pour 6 ans au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au 1er tour. En outre la totalité des conseillers départementaux est renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin nécessite un redécoupage des cantons dont le nombre est divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimaux[4]. Dans la Loire, le nombre de cantons passe ainsi de 40 à 21. Le canton de Saint-Chamond est recréé par ce décret.

Il est formé de communes des anciens cantons de Saint-Chamond-Nord et Saint-Chamond-Sud (1 commune) et de La Grand-Croix (1 commune). Il est entièrement inclus dans l'arrondissement de Saint-Étienne. Le bureau centralisateur est situé à Saint-Chamond.

CompositionModifier

Avant 1984Modifier

Le canton de Saint-Chamond était composé de la seule commune de Saint-Chamond[2].

Depuis 2015Modifier

Le canton de Saint-Chamond comprend désormais deux communes[1] :

Liste des communes du canton
Nom Code
Insee
Intercommunalité Population
(dernière pop. légale)
Saint-Chamond
(bureau centralisateur)
42207 Saint-Étienne Métropole 35 097 (2014)
L'Horme 42110 Saint-Étienne Métropole 4 822 (2014)

En 2014, la population municipale du nouveau canton était de 39 919 habitants[5].

ReprésentationModifier

De 1833 à 1985Modifier

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1842 Jacques Ardaillon Majorité
ministérielle
Propriétaire des forges à Saint-Julien-en-Jarez
Maire de Saint-Chamond (1830-1848)
Député (1831-1842)
1842 1853 Victor Jacques Antoine
Dugas de la Boissonny[6]
  Industriel en rubannerie
1853 1854
(décès)
Antoine Neyrand
(1813-1854)
  Propriétaire de l'atelier de fabrication de fers à cheval
Maire de Saint-Julien-en-Jarez
1855 1861 Ernest Neyron   Propriétaire, maire de Saint-Chamond (1848-1861)
1861 1864 Jean-Marie Gaudet[7]   Maître de forges à Rive-de-Gier
1864 1871 Léonce Marin   Directeur des fonderies
Maire de Saint-Julien-en-Jarez
1871 1886 Jean Jamet Républicain Fabricant d'acide gallique à Saint-Chamond
1886 1892 Charles Neyrand
(fils d'A.Neyrand)
Droite
(Boulangiste)
Maître de forges
Maire de Saint-Julien-en-Jarez
Député (1889-1893)
1892 1898 Benoît Oriol Républicain Maire de Saint-Chamond (1877 et 1884-1888)
1898 1904 François Prénat Conservateur  
1904 1919 Pierre Joannon Rad. Fabricant de lacets
Maire d'Izieux (1904-1935)
1919 1928 Henri Rigot Union
nationale
Médecin
1928 1934 Louis Chatin Union
nationale
Président de la Soie d'Izieux
1934 1940 Antoine Pinay RG Directeur de tannerie
Maire de Saint-Chamond (1929-1977)
Président du Conseil général (1945-1979)
Député (1936-1938)
Sénateur (1938-1940)
1945 1979 Antoine Pinay CNI Maire de Saint-Chamond (1929-1977)
Président du Conseil général (1945-1979)
Député (1936-1938 et 1946-1958)
Sénateur (1938-1940)
Ministre (1948-1952 et 1952-1960)
Président du Conseil (mars-décembre 1952)
1979 1985 Jacques Badet PS Professeur
Député (1981-1988)
Maire de Saint-Chamond (1977-1989)
Elu en 1985 dans le Canton de Saint-Chamond-Sud

De 1985 à 2015Modifier

Voir Canton de Saint-Chamond-Nord et Canton de Saint-Chamond-Sud.

Depuis 2015Modifier

Conseillers départementaux successifs
Période élective Mandat Identité Nuance Qualité
2015 2021 2015 en cours Solange Berlier   DVD Maire de L'Horme (1995-2014)
Vice-Présidente du Conseil départemental
2015 en cours Hervé Reynaud   LR Maire de Saint-Chamond (depuis 2014)
Ancien conseiller général du Canton de Saint-Chamond-Nord (2011-2015)
Vice-Président du Conseil Départemental

À l'issue du 1er tour des élections départementales de 2015, deux binômes sont en ballotage : Solange Berlier et Hervé Reynaud (LR, 40,03 %) et Franck Descours et Valérie Felix (FN, 29,7 %). Le taux de participation est de 40,5 % (10 967 votants sur 27 077 inscrits)[8] contre 48,48 % au niveau départemental[9] et 50,17 % au niveau national[10]. Au second tour, Solange Berlier et Hervé Reynaud (LR) sont élus avec 65,75 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 42,6 % (6 753 voix pour 11 534 votants et 27 077 inscrits)[11].

RéférencesModifier

  1. a b et c Décret no 2014-260 du 26 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Loire.
  2. a b et c Décret no 84-1229 du 24 décembre 1984 portant modification et création de cantons dans le département de la Loire.
  3. « Loi no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 17 mai 2014)
  4. Article 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l'article L 191 -1 du code électoral.
  5. Populations légales 2012 des cantons - découpage 2015, sur le site de l'Insee
  6. DUGAS, Jacques Antoine Victor (1783-1861), naquit à Saint-Chamond, le 3 septembre 1783, et fut baptisé trois jours après, le 6 septembre. Son père, Claude Marie Dugas de la Boissonny, était écuyer, conseiller et secrétaire du roi, de la maison, de la couronne de France et de ses finances. Il épousa dans la chapelle du Château des Rouardes (Saint-Paul-en-Jarret), le 25 mai 1774, Agathe Crozet, fille de Thomas Crozet et de dame Antoinette Cayrel. De cette union naquirent cinq enfants: Catherine (1775), Marie-Antoinette Jeanne (1779), Laurent Louis Claude (1787), Jacques Antoine Victor (1783), et Camille Joseph (1785). Jacques Antoine Victor s'est marié le 15 février 1813, à Saint-Chamond, avec Marie Françoise Thiollière, née le 30 prairial an III (18/06/1795), fille de Jean-Claude Thiollière et de Louise Catherine Regneault. Ils n'eurent qu'un enfant: Louise Marie qui épousa Claude Roch de Boissieu. Jacques Antoine Victor Dugas de la Boissonny, industriel en rubannerie, maire de Saint-Chamond, Conseiller général de la Loire et Chevalier de la Légion d'honneur, était propriétaire des terres de Boisset et de Montrond et déclarait 20 000 fr. de revenus. Il mourut le 2 juin 1861 après avoir consacré les vingt dernières années de sa vie à l'administration des hospices de sa ville natale. (D'après W. Poidebard, “Généalogie de la famille Dugas”). L'Industriel. — “MM. Dugas frères sont considérés comme les créateurs de l'industrie rubanière à St Chamond. Ils furent anoblis en vertu d'un décret en date du 30 octobre 1767”. (F.M. Monographie des communes de l'arrondissement de Saint-Etienne, p. 269). “La maison Dugas, surnommée "la fabrique modèle" reçut au grand magasin la visite de deux hôtes illustres dont on fixa sur des plaques commémoratives le souvenir du passage à St Chamond: le 22 septembre 1814, Monsieur, père du roi; et le 3 août 1816, Monseigneur le Duc d'Angoulème”. (J. Condamin, Hist. de St-Chamond, p. 641). M. Victor Dugas et ses frères ont su maintenir cette réputation au moins durant la première moitié du XIXe siècle. En 1850, le Bulletin industriel, dans la notice sur l'industrie, déclare à propos de MM. Dugas de St-Chamond: “Cette maison, la plus importante de toutes celles qui se sont livrées à l'industrie et au commerce des rubans n'a pas besoin d'éloge, elle ne mérite plus que des louanges, si on considère les immenses travaux auxquels elle s'est livrée depuis son origine commerciale”. (B.I. 1850, t. XXI, p. 68). Comme témoignage de l'activité de cette entreprise qui ne se contentait pas de l'acquis, l'on peut citer plusieurs brevets d'invention obtenus au cours de ce demi-siècle. “Le 21 juin 1813, Dugas Cie et Poidebard de St-Chamond obtinrent un brevet d'invention de 5 ans pour une ouvraison au Moulin de Vocanson de la soie ondée à la fabrication des tissus de soie... Le 29 septembre 1816, Dugas frères et Cie de St-Chamond obtinrent un brevet d'invention de 5 ans pour la fabrication des étoffes de soie nommés “crêpes de Chine”... Beauvais et Dugas frères obtinrent un brevet de perfectionnement pour une nouvelle ouvraison des soies destinées à la fabrication du crêpe en soie greige cuite et teinte en couleur”. (M. Descreux, Cat. des brevets d'inv.). Partant, comment s'étonner que Victor Dugas ait été sollicité par des organismes du monde industriel. Ainsi nous le trouvons, en 1817, à côté d'Ennemond Richard et de Claude Fournas, membre de la Chambre consultative des arts et manufactures de St-Chamond dont il assuma plus tard, de 1830 à 1853, la présidence. En même temps nous le trouvons en 1823, membre de la commission de l'état des routes et des chemins, avec Jovin Deshayes, et de la commission chargée des moyens de prévenir les vols dans la fabrication; en 1828, au Conseil des Prud'hommes, représentant les patrons et la rubanerie; en 1830, à la Chambre du Commerce avec Richard Chambovet et Thiollière. Mais, homme social, il ne limita pas ses activités dans le domaine de l'industrie. Personnage officiel. — M. Victor Dugas devint maire de St-Chamond par ordonance royale datée du 17 novembre 1819. Il se serait retiré définitivement dès le début de 1825 selon la liste des maires communiquée par le service municipal et reproduit par Bertholon, dans son “Histoire de Saint-Chamond” qui le fait suivre par Dugas-Vialis. Or, d'après les Archives départementales, M. Victor Dugas reprit les fonctions de maire de St-Chamond le 10 juin 1825, à la suite du décès d'un certain Bertholon qui n'aurait occupé la mairie que pendant quelques mois. Donc, il semblerait que c'est Dugas Victor qui se succédait à lui-même après une interruption de quelques mois. Quant à Jean-Jacques Dugas-Vialis, nous le retrouvons à côté de Victor Dugas dans les assemblées cantonales d'après Monique Luirard, dans son “Histoire forézienne” mais elle fait l'erreur de les classer dans les maîtres des forges. Retiré depuis 1830, Victor Dugas se serait laissé porter par ses amis au Conseil d'arrondissement. Il deviendra cependant, en 1843, Conseiller général du canton de St-Chamond pour un terme allant jusqu'à 1851. (ADL, Cons. gén.). Négociant manufacturier, ancien maire de St-Chamond, Chevalier de la Légion d'honneur, Capitaine de la Garde à cheval, il jouissait à juste titre, dans les cantons de l'estime et de la considération de tous. Homme d'œuvres. — Profondément croyant, M. Victor Dugas traduisit ses convictions chrétiennes en dévouement pour des œuvres sociales, dont M. Champagnat profita pour une bonne part. En 1824-25, il contribua largement à l'installation des Frères, tandis que M. Neyrand, bienfaiteur du curé Dervieux, se chargea de leur ameublement. (Cf. J. Condamin, “Histoire de Saint-Chamond”, p. 535). Le 3 juin 1833, dépositaire avec M. Thiollière d'une donation de Mademoiselle Fournas, il négocia l'établissement des Sœurs de Saint-Vincent de Paul, les installant dans une maison qu'il possédait rue de l'Arzalier (ibid, p. 550). À cette époque il était déjà, depuis 1830, avec M. Richard-Chambovet, administrateur des Hospices de St-Chamond. Comme tel, il signe deux fois, le 25 décembre 1835, le registre de l'Etat civil car ces fonctions comportaient la déclaration des décès (A.D.L., 3, M, 208). De ce fait aussi, sa responsabilité s'étend sur l'orphelinat dirigé par les Frères et qui dépendait des Hospices (Cf. L. du 19 octobre 1839, n. 201). Mais bien plus que des relations administratives, c'étaient des relations d'estime et d'amitié qui l'unissait à M. Champagnat. Celui-ci ne craint pas de le solliciter pour l'affaire de la reconnaissance légale de l'Institut (Cf. L. du 21 août 1838, n. 209). Sa présence aux funérailles de M. Champagnat dont il signa l'acte de sépulture, est un témoignage de plus de l'amitié qui les liait.
    (Raymond BORNE et Paul SESTER, REPERTOIRES, p. 202)
  7. http://noms.rues.st.etienne.free.fr/rues/petin-gaudet.html
  8. « Résultats du premier tour pour le canton de Saint-Chamond », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 27 mars 2015)
  9. « Résultats du premier tour pour le département de la Loire », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 27 mars 2015)
  10. « Résultats du 1er tour pour la France entière », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 23 mars 2015)
  11. « Résultats du second tour pour le canton de Saint-Chamond », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 1er avril 2015)

Voir aussiModifier