Cacouna

municipalité du Québec

Cacouna
Cacouna
Église Saint-Georges de Cacouna
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Subdivision régionale Rivière-du-Loup
Statut municipal Municipalité
Maire Suzanne Rhéaume
2021-2025 (mandat)
Code postal G0L 1G0
Constitution
Démographie
Gentilé Cacounois et Cacounoise
Population 1 803 hab.[1] ()
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 00″ nord, 69° 30′ 00″ ouest
Superficie 6 310 ha = 63,10 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Code géographique 2412057
Localisation
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Cacouna
Liens
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Cacouna est une municipalité du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup et dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent[2]. Elle est située à environ 225 km à l'Est de la ville de Québec. La municipalité de Cacouna a été créée en mars 2006 par la fusion de la municipalité de village de Saint-Georges-de-Cacouna et la municipalité de paroisse de Saint-Georges-de-Cacouna.

Cette localité est reconnue pour ses magnifiques couchers de soleil et son héritage architectural historique.

Cacouna fait partie de l'Association des plus beaux villages du Québec.

Avec ses quelque 1 800 habitants[3],[4], Cacouna possède un cachet résidentiel qui se distingue par la qualité de son cadre bâti, lequel compte d'ailleurs de nombreuses résidences dénotant un patrimoine architectural unique. De plus, la vie agricole y est aussi très active et diversifiée. Un important port en eau profonde, le port de Gros-Cacouna, représente un atout majeur pour le développement futur de la région.

Cacouna est aussi une réserve indienne de la Nation Malécite québécoise, située dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.

ToponymieModifier

La plupart des auteurs ont vu dans le toponyme «Cacouna» les mots cris, kakwa ou kakoua ayant pour sens porc-épic et nak, demeure de, d'où demeure du porc-épic[5]. La localisation du toponyme rend cependant cette interprétation douteuse, les Cris n'ayant jamais fréquenté cette région. Les Montagnais, eux, auraient pu y implanter ce toponyme lors d'une de leurs traversées occasionnelles du Saint-Laurent, à des époques anciennes. Le mot kaku signifie aussi porc-épic dans leur langue. Plus sûrement cependant, il pourrait s'agir d'un mot Malécite, kakona, qu'on retrouve traduit par tortue dans un ouvrage de 1832. Le nom « Saint-Georges » a été retenu par monseigneur Plessis, en 1809, à la demande de Malcolm Fraser, seigneur de Murray Bay (La Malbaie) de 1733 à 1815. Le peuple anglais a pour patron saint Georges, officier martyrisé en Palestine vers 303. Son combat contre le dragon a fait l'objet de multiples représentations en art.

GéographieModifier

 
Dans la MRC : Rivière-du-Loup.

Municipalités limitrophesModifier

HistoireModifier

 
Église Saint-James-the-Apostle vers 1900

Dès 1721 le territoire de Cacouna est occupé par quelques familles. Vers 1765, plusieurs Acadiens s'y installent en squatters. La mission qui a donné son nom à la municipalité a été fondée vers 1798 et érigée canoniquement en 1835.

Une municipalité créée en 1845 et abolie en 1847 portait le nom « Kakonna ». En 1855, est créée la municipalité de la paroisse de « Saint-Georges-de-Kakouna ».

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, avec la construction du chemin de fer jusqu'à Rivière-du-Loup et les provinces maritimes, plusieurs riches familles anglophones de Montréal ou de Toronto y ont bâti des résidences d'été luxueuses, dont une partie demeure à ce jour. En été, le village devenait un lieu de bains de mer, de fêtes et de réjouissances pour ces nantis, et fournissait du travail aux habitants, comme domestiques, femmes de ménage, jardiniers, cochers, etc.

L'armateur et banquier Sir Hugh Montagu Allen y fait construire en 1900 sa résidence d'été le château Montrose et persuade ses amis propriétaires du chemin de fer de construire un embranchement de voie ferrée entre Rivière-du-Loup et Cacouna pour que sa famille et invités n'aient pas à voyager en voiture à cheval les quelque 12 kilomètres du trajet.

À partir de la dépression des années 1930, les riches estivants délaissent peu à peu le village. Montrose est rachetée par les Pères Capucins en 1938

Il s'agit par ailleurs du lieu de naissance de Mario Dumont, ancien chef de l'Action démocratique du Québec.

DémographieModifier

Évolution démographique
2006 2011 2016
1 8531 9391 803
(Sources : [6])

AdministrationModifier

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[7].

Cacouna
Maires depuis 2005
Élection Maire Qualité Résultat
2005 Aucun candidat Voir
n/d Jacques M. Michaud n/d
2009 Ghislaine Daris Voir
2013 Voir
2017 Voir
2021 Suzanne Rhéaume Conseillère (2013-2021) Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

AttraitsModifier

Le littoral de CacounaModifier

 
Vue de l'estuaire du fleuve Saint-Laurent à partir des terres publiques gérées par la MRC de Rivière-du-Loup, à Cacouna.

Dans la moitié est de la municipalité, une partie importante du littoral du fleuve Saint-Laurent est bordé de terres publiques gérées par le Service canadien de la faune. Ces propriétés sont regroupées en deux entités :

  • le site ornithologique du marais de Gros-Cacouna qui couvre près de 200 hectares incluant une partie de la presqu'ile adjacente au port de Gros-Cacouna. Près de 4 km de sentiers permettent de découvrir de nombreuses espèces d'oiseaux dans leur habitat naturel, notamment l'aigrette neigeuse, le canard plongeur, le canard noir, le garrot d'Islande, le pluvier argenté, le pluvier semi palmé, le bécassin roux, le râle jaune, le bruant de Leconte, le guillemot miroir, l’eider à duvet, la sarcelle, le cormoran à aigrettes et le pélican d'Amérique.

Outre le Service canadien de la faune, la MRC de Rivière-du-Loup gère également des terres publiques situées en bordure de l'estuaire. On y trouve des sentiers et des belvédères aménagés sur les collines surplombant le fleuve Saint-Laurent et qui permettent d'observer un panorama étendu sur la région.

Port de Gros-CacounaModifier

 
Port de Gros-Cacouna.

Le port de Gros-Cacouna est un port de mer en eaux profondes (10,2 m de tirant d’eau) inauguré en 1981 après une attente de plus de 25 ans des instances régionales.

La quantité de matières transbordées dans le port de Gros-Cacouna a fortement diminué au cours des dix dernières années[Quand ?]. En 1995, le port servait principalement à l’exportation de 290 000 tonnes de produits forestiers et de pâtes et papiers. Or, le chargement de ces produits ne représentait plus que 20 000 tonnes en 2005. Ces produits ont été partiellement remplacés par du ciment (100 000 tonnes en 2005) exportés vers la région des Grands-Lacs aux États-Unis[8].

Le port de Gros-Cacouna sert également à décharger du ciment en provenance du Brésil (50 000 tonnes en 2005), du sel de déglaçage en provenance des îles de la Madeleine (25 000 tonnes) et divers produits métalliques.

Depuis 2005, le Port de Gros-Cacouna a servi au transbordement de nombreuses pièces d’éoliennes.

La propriété du port a été transférée du fédéral au provincial le 30 mars 2020. Sa gestion relève désormais de la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, une filiale de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB), sous la responsabilité du ministère de l'Économie et de l'Innovation (MEI)[9].

Projet Énergie CacounaModifier

Un projet controversé de terminal méthanier sur le site du port de Gros-Cacouna avait été annoncé le . Le promoteur du projet était Énergie Cacouna, un consortium de TransCanada Pipelines et Pétro-Canada. Selon le scénario présenté, du gaz naturel liquéfié aurait été importé de Russie jusqu'à Gros-Cacouna où il aurait été regazéifié puis distribué sur le marché nord-américain via un gazoduc à construire.

Saisie, la Commission d'examen conjoint formée du bureau d'audiences publiques sur l'environnement et de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale avait remis son rapport [1] le . Cette commission concluait que le projet n'était pas susceptible de causer des effets environnementaux importants si les mesures d'atténuation et les recommandations qu'elle soumettait étaient mises en œuvre par le promoteur.

En 2008, le promoteur avait annoncé qu'il reportait indéfiniment son projet de terminal méthanier à Cacouna[10], le temps que les conditions d'approvisionnement du gaz naturel liquéfié sur le marché mondial s'améliorent[11].

Puis Trans-Canada avait remis le couvert avec un projet de port pétrolier acheminant 1,1 million de barils de brut depuis l'Alberta par un pipeline afin d'exporter ce pétrole vers l'Inde où il aurait été raffiné. Cependant, le projet n'avait pas été réalisé puisqu'il devait se situer en plein milieu de la plus importante pouponnière de béluga du fleuve Saint-Laurent. En 2015, Trans-Canada retirait Cacouna de son projet au profit du terminal Irving à Saint-John au Nouveau-Brunswick.

GalerieModifier

 
Village de Cacouna vu du chemin des Pionniers à Rivière-du-Loup

Notes et référencesModifier

  1. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, « Décret de population 2018 », sur mamh.gouv.qc.ca, (consulté le )
  2. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Cacouna », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le )
  3. Recensement 2006 : Saint-George-de-Cacouna (village)
  4. Recensement 2006 : Saint-George-de-Cacouna (paroisse)
  5. Toponymie : Cacouna
  6. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Cacouna » (consulté le )
  7. https://www.electionsquebec.qc.ca/francais/municipal/carte-electorale/liste-des-municipalites-divisees-en-districts-electoraux.php DGEQ - Liste des municipalités divisées en districts électoraux
  8. Le transport de marchandises sur le Saint-Laurent depuis 1995, MTQ
  9. iClic (www.iclic.com), « Transfert du port de Gros-Cacouna : soulagement pour la municipalité », sur infodimanche.com (consulté le )
  10. Olivier Bourque, « Petro-Canada suspend le projet de Gros Cacouna », La Presse,‎ (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  11. Sophie Cousineau, « Tout cela pour cela? », La Presse,‎ (ISSN 0317-9249, lire en ligne)

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier