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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brian Howard.
Brian Christian de Claiborne Howard
Description de cette image, également commentée ci-après
Brian Howard, en 1917
Alias
Jasper Proude ; Charles Orange
Naissance
Décès (à 52 ans)
Activité principale
poète ; critique littéraire
Auteur
Langue d’écriture anglais
Genres
poésie ; critique littéraire

Brian Christian de Claiborne Howard, né le 13 mars 1905, mort le 15 janvier 1958, est un poète britannique du XXe siècle. Malgré des débuts prometteurs, il ne confirma pas et termina sa vie journaliste au New Statesman.

BiographieModifier

Brian Howard naquit le 13 mars 1905 à Winkworth, Hatscombe (Surrey) de parents d'origine américaine. Son père, Francis Gassaway Howard, dont il soutint longtemps — sans doute à tort — qu'il avait des origines juives, était un entrepreneur de Washington et l'associé de James Whistler avec qui il créa la International Society of Sculptors, Painters and Gravers. Du fait des absences répétées de son père, Brian Howard fut élevé à Londres par sa mère, née Lura Chesser, fille de William Chesser, capitaine d'artillerie dans l'armée nordiste durant la Guerre de Sécession et originaire de Louisville (Kentucky).

Après des études à la Gibbs Day School de Londres, il entra au Collège d'Eton à l'été 1918 et y fonda en février 1922 — avec Alan Clutton-Brock ou Harold Acton[1] — la Eton Society of Arts, qui compta dans ses rangs de futures figures littéraires comme Cyril Connolly, Olivier Messel, Anthony Powell ou Henry Yorke. En mars de la même année, il créa, avec Harold Acton, un magazine littéraire, le Eton Candle, auquel contribuèrent notamment les frères Sitwell, Maurice Baring et Aldous Huxley.

En octobre 1923, il intégra, non sans mal[2], Christ Church (Oxford). Un des membres les plus marquants du groupe connu plus tard sous le nom de « Oxford Wits[3] », il faisait également partie du groupe des « Hypocrites » comprenant Harold Acton, Lord David Cecil, L. P. Hartley et Evelyn Waugh.

À cette époque, ses poèmes étaient déjà publiés : en 1920, son poème Balloons signé Jasper Proude paraît dans l'hebdomadaire d'avant-garde The New Age de A. R. Orage et, l'année suivante, il figure sous le pseudonyme de Charles Orange dans la dernière anthologie de la famille Sitwell, Wheels. On trouve également ses deux poèmes Scenic Railway et Panorama seen by the young American woman sleeping dans le recueil Oxford Poetry 1924 édité par Harold Acton et Peter Quennell.

Ayant quitté Oxford en juin 1927 après deux échecs successifs aux examens de fin d'année de droit, il mena alors une vie mondaine très active à Londres, participant aux nombreuses fêtes des Bright Young Things. Vivant de l'argent de sa mère, il voyagea à travers l'Europe en compagnie de son amant allemand seulement identifié comme « Toni » — nom que porte également l'amant de Sebastian Flyte dans Retour à Brideshead (1945) d'Evelyn Waugh, autre proche des Bright Young People et de Diana Mitford. À Berlin, il gravita autour du cercle de Christopher Isherwood et de W. H. Auden.

Durant cette période, et alors même que ses anciens condisciples entamaient de brillantes carrières littéraires, il ne publia qu'un seul important recueil de poèmes, God Save The King and Other Poems (1930-1931, Hours Press). Actif comme poète durant la guerre civile espagnole, il ne s'investit cependant pas dans son œuvre, sombrant dans l'alcoolisme et la drogue.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il travailla comme officier au MI5 mais fut renvoyé en 1943 après de multiples indiscrétions. Il eut par la suite un poste subalterne dans la Royal Air Force.

Les années 1950 furent marquées par sa santé fragile et Brian Howard se suicida le 15 janvier 1958, après la mort accidentelle de son amant Sam[4]. Il est enterré au cimetière de Caucade à Nice.

Notes et référencesModifier

  1. Marie-Jacqueline Lancaster, Portrait of a Failure, chapitre VI « Old Etonians look back » 1968, p. 73-74.
  2. Recalé à l'examen d'entrée en 1922, il le réussit — en trichant — l'année suivante.
  3. Parmi ceux-ci on peut citer, outre Brian Howard : John Betjeman, Robert Byron, Cyril Connolly, Alan Pryce-Jones, John Sparrow, John Sutro et Christopher Syke.
  4. (en) Patricia Juliana Smith, « Brian Howard (1905-1958) », glbtq.com.

SourceModifier

BibliographieModifier

  • (en) Marie-Jacqueline Lancaster, Portrait of a Failure, 1968 (extraits).