Madame d'Heudicourt

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Madame d'Heudicourt
Bonne de Pons Madame d'Heudicour Musée Mandet Riom.JPG
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Bonne de Pons, marquise d'Heudicourt (née en Poitou en 1641 et morte à Paris ou à Versailles en 1709), est l'une des maîtresses de Louis XIV (1665), appelée aussi Madame d'Heudicour, ou la Grande Louve, nom dérivé du titre de son mari le « Grand Louvetier de France ». Née protestante, comme Madame de Maintenon, elle se convertit au catholicisme pour ne pas décourager de beaux partis catholiques.

FamilleModifier

Elle est la nièce[1] du maréchal d'Albret, cousine de Madame de Montespan et de Marie-Anne de La Trémoille, et amie de Madame de Maintenon.

La faveurModifier

 
le château d'Heudicourt où vivait Madame d'Heudicourt

Appelée à la Cour du jeune Louis XIV grâce au maréchal d'Albret et à la protection du frère du roi, Philippe, duc d'Orléans, elle est fille d'honneur de la reine Marie-Thérèse, puis devient rapidement la maîtresse du roi (1665). Elle joue néanmoins peu de rôle à la Cour et finit par rentrer à Paris, ramenée de force par l'épouse du maréchal sous prétexte que le Maréchal était malade.

Elle découvre la supercherie à Paris, et n’ose que l'avouer à Françoise d'Aubigné, la future Madame de Maintenon. Dans l'impossibilité de retourner à la Cour, elle épouse le marquis d'Heudicourt Michel Sublet, Grand louvetier de France, gagnant ainsi le surnom de « Grande louve », mais quand elle reparait à la Cour, le roi avait choisi Madame de Montespan pour maîtresse. Elle y demeure néanmoins comme amie du roi et y reste jusqu'à sa disgrâce, en 1672.

La disgrâceModifier

Elle fut disgraciée pour avoir imprudemment révélé dans ses lettres les amours du roi et de madame de Montespan, ainsi que l'existence de leurs enfants cachés[réf. nécessaire].

Le retour en grâceModifier

Cinq ans plus tard, sur la demande de Madame de Maintenon alors amie du roi, toujours reconnaissante envers l'amie qui fut à l'origine de sa faveur, le roi finit par consentir à son retour à la Cour. « Je connaîs votre bon cœur Madame, disait le roi à Madame de Maintenon, mais quant à moi, je n'oublie pas si aisément qu'on m'a outragé, mais comme je ne me soucie que de vous plaire, je verrai à ce qu'elle puisse revenir... »[réf. nécessaire] À son retour, elle fut d'abord sous la protection de Madame de Montespan, puis après la chute de celle-ci, elle devient la protégée de Madame de Maintenon.[réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

  1. Elle fut aussi sa maitresse peu après Françoise d'Aubigné, et cela avant de devenir celle du Roi.

Articles connexesModifier