Bond Street

route britannique

Bond Street
Image illustrative de l’article Bond Street
New Bond Street.
Situation
Coordonnées 51° 30′ 45″ nord, 0° 08′ 41″ ouest
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Londres
Quartier(s) Mayfair
Morphologie
Type Rue
Longueur 800 m
Histoire
Création Old Bond Street : vers 1686 ; New Bond Street : 1700-1720
Géolocalisation sur la carte : Grand Londres
(Voir situation sur carte : Grand Londres)
Bond Street
Site web http://www.bondstreet.co.uk/

Bond Street est une rue de la ville de Londres. Elle est située dans le district de la Cité de Westminster, dans le quartier de Mayfair.

Situation et accèsModifier

Bond Street est une rue commerçante de la ville de Londres, qui relie Piccadilly à Oxford Street du nord au sud. Elle traverse le quartier de Mayfair dans la Cité de Westminster.

New Bond Street est piétonne entre Grafton Street et Clifford Street.

Les stations de métro les plus proches sont Green Park et Piccadilly Circus au sud, Bond Street et Oxford Circus au nord.

 
Le joaillier Tiffany, Old Bond Street.

Origine du nomModifier

Le nom de la rue évoque la mémoire du baronnet Thomas Bond (1620-1685), propriétaire terrien et promoteur à l’origine de l’aménagement du quartier[1].

HistoriqueModifier

 
"Les Alliés", Lawrence Holofcener, New Bond Street, 1995.

En réalité, il n'existe pas de rue « Bond Street » mais deux rues qui se prolongent : Old Bond Street, dans la partie sud, et New Bond Street, dans la partie nord[2]. Old Bond Street, la partie la plus ancienne, est aménagée vers 1686 à l’emplacement d’un manoir démoli en 1683. New Bond Street, plus récente comme son nom l’indique, est ouverte en 1700-1720.

En 1920,un projet visant à réunir Old Bond Street et New Bond Street sous un seul nom est rejeté par les habitants[3].

L’Association des commerçants de Bond Street (Bond Street Association) est créée en 1924[4].

Avec un budget de 70 millions d'euros, d'importants travaux de rénovations et d'élargissement de trottoirs sont engagés en 2017 et 2018[5].

Aujourd'huiModifier

Bond Street est mondialement réputée pour ses boutiques de luxe[5]. Elle a été un temps la rue la plus chère d’Europe après l'avenue des Champs-Élysées de Paris[6] avant de devenir la première[5], et la troisième du monde après la 5e avenue de New York et Causeway Bay de Hongkong[5].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

 
Royal Arcade.

Plusieurs bâtiments de la rue sont classés.

  • La rue a abrité plusieurs galeries d'art, dont celle de la Nouvelle société des peintres aquarellistes, qui a fait l'objet d'une aquarelle de George Scharf en 1834[7], et la galerie d'art Grafton Galleries (1896-1930).
  • No 35 : à cette adresse se trouve aujourd’hui la société de vente aux enchères Sotheby's ; entre 1869 et 1892, on y trouvait la « Doré Gallery », une galerie d’art dans laquelle le peintre et illustrateur français Gustave Doré (1832-1883) était exposé de façon permanente[8].
  • No 128 : le marchand d’art français Paul Durand-Ruel (1831-1922) s’installe à Londres en 1870 et loue une galerie à cette adresse où il expose, jusqu'en 1874, des artistes français, tels Delacroix, Corot, Monet[9]...

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. S. Fairfield, The Streets of London: a dictionary of the names and their origins, Pappermac, 1983, (ISBN 0 333 28649 9).
  2. (en) Matthew Green, « Revolutionary road », Financial Times,‎ , p. 1
  3. Moore Tim, Do Not Pass Go, Vintage, 2003, (ISBN 978-0-099-43386-6).
  4. Bond Street Association.
  5. a b c et d Emmanuel Botta, Sébastien Pommier et Tiphaine Thuillier, « Le luxe se moque bien du Brexit : Bond Street, la rue de tous les records », L'Express, no 3572,‎ , p. 40 à 43 (ISSN 0014-5270)
  6. Bonhams Auction House Gets Approval for New London Headquarters, Bloomberg Business, Neil Callanan, 28 novembre 2011.
  7. Laure Meyer, Les Maîtres du paysage anglais de la Renaissance à nos jours, Terrail, 1992 (ISBN 2-87939-070-2).
  8. Richard Tames, Voyages dans l’Histoire : Londres, National Geographic, 2011 (ISBN 978-2-84582-342-6).
  9. « Paul Durand-Ruel. Le pari de l'impressionnisme », Musée du Luxembourg, 2014-2015.