Un bodaiji (菩提寺?, litt. « temple bodhi »), ou bodaisho (菩提所?)[1], est, dans le bouddhisme japonais, un temple qui, génération après génération, prend en charge les morts d'une famille en leur donnant l'inhumation et organisant des cérémonies en faveur de leur âme[2]. Le nom vient de ce qu'au Japon le terme bodai (菩提?), qui à l'origine signifie seulement éveil bouddhiste (satori), en est également venu à signifier soit la prise en charge de ses défunts pour assurer leur bien-être après la mort, soit le bonheur dans l'au-delà lui-même[1].

Tombeau de Tokugawa Iemochi au Zōjō-ji, un des deux bodaiji Tokugawa.

Plusieurs familles de samouraïs ont leur bodaiji construit sur commande, par exemple les membres de la dynastie Tokugawa, tandis que d'autres adoptent simplement un temple existant en tant que temple familial. Les familles peuvent avoir plus d'un bodaiji. Le clan Tokugawa, par exemple, en a deux tandis que le clan Ashikaga en possède plusieurs, dans le Kantō comme dans le Kansai.

Quelques bodaiji renommésModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Iwao Seiichi, Sakamato Tarō, Hōgetsu Keigo et al., « 76. Bodaiji », Dictionnaire historique du Japon, vol. 5,‎ , p. 40 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  2. Louis Frédéric, Le Japon : dictionnaire et civilisation, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1419 p. (ISBN 978-2-221-06764-2 et 2221067649, OCLC 36327575), p. 94.