Bertrand Poirier de Beauvais

commandant général de l'artillerie des armées de la Vendée

Bertrand Poirier de Beauvais, né à Richelieu en 1750, mort à Chinon en 1826, est un militaire français et un officier vendéen.

Bertrand Poirier de Beauvais
Naissance
Richelieu
Décès (à 75 ans)
Chinon
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Armée catholique et royale
Grade Général
Commandement Artillerie de l'armée d'Anjou
Conflits Guerre de Vendée
Faits d'armes Bataille de Cholet
Virée de Galerne

BiographieModifier

Conseiller du roi en son grand conseil en 1777, il émigre en . Il est cependant renvoyé en France sur ordre des Princes afin de préparer une action politique qui cependant échoue. Accusé avec son père de correspondre avec Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, il est arrêté. Bertrand est finalement relâché, en revanche son père est guillotiné.

Il se retire à Chinon où il apprend la victoire des Vendéens à la bataille de Saumur. Il rejoint alors l'Armée catholique et royale, il reste à Saumur même après le départ de l'armée et mène une reconnaissance jusqu'à Chinon.

Il devient ensuite officier dans l'artillerie de l'Armée catholique et royale d'Anjou et du Haut-Poitou, sous les ordres de Marigny. Il prend part à presque toutes les batailles de l'armée et participe à la Virée de Galerne.

En décembre, à Ancenis, à la suite de la traversée du fleuve par le général en chef La Rochejaquelein, il est chargé par les Vendéens restés sur l'autre rive et sans nouvelle de reprendre contact avec lui. Poirier de Beauvais réussit à traverser le fleuve, mais en tombe malade.

Il finit par se rétablir et rejoint l'armée de Stofflet, qui a succédé à La Rochejaquelein, tué au combat. Poirier de Beauvais affronte les colonnes infernales puis en 1795, il prend part aux négociations de La Jaunaye mais refuse, tout comme Stofflet, de signer le traité et de reconnaître la République. Il est ensuite envoyé en Bretagne afin de représenter Stofflet lors de négociations de la Mabilais le entre les Républicains et les Chouans. Il refuse également de signer ce traité. Finalement, le , Stofflet, sans moyens, se résout à signer. Poirier de Beauvais l'imite mais aussitôt après, gagne l'Angleterre.

Il est à Londres lorsque lui arrive sous la main un exemplaire des mémoires du général républicain Louis Marie Turreau. Scandalisé par les affirmations qu'il y lit, il rédige, de à , ses propres mémoires sur la guerre.

En 1800, il est autorisé par Bonaparte à rentrer en France. Il se retire dans sa propriété à Chinon où il vit paisiblement jusqu'à sa mort en 1826.

SourcesModifier

  • Emile Gabory et Xavier Du Boisrouvray (édition), Les Guerres de Vendée : la révolution et la Vendée. Napoléon et la Vendée. Les Bourbons et la Vendée. L'Angleterre et la Vendée, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1476 p. (ISBN 978-2-221-11309-7), p. 1440.

Liens externesModifier