Benjamin de Brichanteau

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Benjamin de Brichanteau C.R.S.A.
Image illustrative de l’article Benjamin de Brichanteau
Tombeau de marbre noir en forme de socle, sur lequel est couchée la statue du prélat.
Biographie
Naissance
Paris
Ordre religieux Chanoines réguliers de saint Augustin
Décès
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Roberto Ubaldini
Dernier titre ou fonction Évêque titulaire de Philadelphie en Arabie
Évêque-Comte de Laon
Autres fonctions
Fonction religieuse
Abbé de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris
Fonction laïque
Pair ecclésiastique de France

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason ville fr Nangis (Seine-et-Marne).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Benjamin de Brichanteau, né le et mort le à Paris, est abbé de Barbeau, de Sainte-Geneviève de Paris, évêque titulaire de Philadelphie[1], est le coadjuteur de son oncle Geoffroy de Billy et lui succède comme évêque-duc de Laon (1612-1619) et pair ecclésiastique de France[2].

Sa familleModifier

Benjamin de Brichanteau est le fils d'Antoine de Brichanteau et d'Antoinette de La Rochefoucauld. Son père est marquis de Nangis, colonel du régiment des Gardes-Françaises, amiral de France, ambassadeur, chevalier du Saint-Esprit (reçu le ), député de la noblesse de Melun aux États-généraux de Blois, et il fait partie du conseil restreint où le sort de Guise est décidé[3]. Il est le neveu de Geoffroy de Billy, évêque duc de Laon (1598-1612) et pair ecclésiastique de France. En 1609, Geoffroy de Billy se trouvant plus que septuagénaire, demande au roi la permission de se choisir un coadjuteur pour le soulager dans ses fonctions, et obtient que son neveu maternel, Benjamin de Brichanteau soit nommé à cette place[2]. Son frère, Philibert de Brichanteau lui succède comme évêque-duc de Laon (1620-1652) et pair ecclésiastique de France[4].

BiographieModifier

L’abbaye de Sainte-GenevièveModifier

 
Abbaye de Sainte-Geneviève.

Benjamin de Brichanteau prend l'habit religieux à l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris, le , et est aussitôt nommé coadjuteur de l'abbé Foulon. Il lui succède après don décès le . Il est le 34e abbé de Sainte-Geneviève entre 1607 et 1619. Le roi confirme son élection. Benjamin va recevoir les ordres à Rome[5].

Il est sacré par Ubaldini, en 1608 en l’église Sainte-Geneviève, en tant qu'évêque titulaire de Philadelphie et coadjuteur de l’évêque de Laon. Il est pourvu également de l'abbaye de Barbeau, dans le diocèse de Sens. En 1612, il est nommé évêque de Laon.

À sa mort, son cousin, François de La Rochefoucauld (1558-1645), cardinal, évêque de Senlis, grand aumônier de France lui succède comme abbé de Sainte-Geneviève de Paris, du fait d'une colère d'un roi, qui déplore la décadence qui a frappé l'abbaye du temps de Benjamin de Brichanteau. Malgré les demandes du chapitre et de la famille, Philibert de Brichanteau ne succède à son frère que comme évêque-duc de Laon (1620-1652) et pair ecclésiastique de France et abbé de l'abbaye de Barbeau.

Évêque de Laon (1612-1619)Modifier

Benjamin de Brichanteau est le coadjuteur de son oncle Geoffroy de Billy, et lui succède comme évêque duc de Laon (1612-1619) et pair ecclésiastique de France[2]. Il est évêque de Laon seulement de 1612 à 1619. Il reçoit ses bulles pour Laon le . Il part s’installer dans le palais épiscopal de son diocèse[6].

Malade, peut-être neurasthénique, il conçoit le projet de se démettre et de se retirer dans une chartreuse.

Mais il n'en a pas le temps. Attaqué d'une maladie contagieuse en 1619, selon différentes sources ou ayant mangé des abricots, selon les Mémoires de Michel de Marolles, il meurt le à Paris, âgé seulement de trente-cinq ans. Les médecins de l’époque parle à sa famille de la peste, car ils ne connaissent pas les causes réelles de son décès. Il est inhumé le 15 dans la crypte de l’abbaye de Sainte-Geneviève de Paris[2].

Sur son tombeau est écrit entre autres : Dans ce tombeau repose Benjamin de Brichanteau, évêque et duc de Laon, comte d'Anizy, pair de France, abbé et religieux profès de ce monastère. Il fut aussi remarquable par sa piété qu'il l'était par sa noblesse. Il mourut l'an 1619, le 3 des ides de juillet[7].

Notes et référencesModifier

  1. Il s'agit de l'ancien nom d'Amman, en Jordanie.
  2. a b c et d Histoire de la ville de Laon et de ses institutions: civiles, judiciaires, féodales, militaires, financières et religieuses : monuments, antiquités, mœurs, usages, impôts, finances, commerce, population, etc, Par Maximilien Melleville, Publié par À l'impr. du Journal de l'Aisne, 1846, v.2, p.56.
  3. Revue contemporaine, 1863, Notes sur l'article: t. 66, Copie de l'exemplaire Université de Harvard.
  4. Histoire de la ville de Laon, Par Jacques-François-Laurent Devisme, Publié par Le Blan-Courtois, 1822, p.79.
  5. La France pontificale (Gallia christiana), histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours, divisée en 17 provinces ecclésiastique. Paris / par Honoré Fisquet, E. Repos (Paris), 1864-1873, p.460 et suivantes.
  6. Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Saint-Geneviève, Par Bibliothèque Sainte-Geneviève, Charles Kohler, France Ministère de l'éducation nationale, Publié par E. Plon, Nourrit et cie., 1893, v. 1, p.29.
  7. Histoire de l'abbaye de Saint-Vincent de Laon, publ., annotée & continuée par l'abbé Cardon et l'abbé A. Mathieu, Par Robert Wyard, 1858, p.279.


BibliographieModifier

  • (en) Joseph Bergin The Making of the French Episcopate 1589-1661 Yale University Press 1996 (ISBN 0300067518) « Brichanteau, Benjamin de. OSA Laon codj 1608/12-19  » p. 587-588.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier