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Batman: The Killing Joke (film)

film d'animation de 2016
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Killing Joke (homonymie).
Batman: The Killing Joke
Réalisation Sam Liu
Sociétés de production Warner Bros. Animation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre animation
Sortie 2016

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Batman: The Killing Joke est un film d'animation américain réalisé par Sam Liu et sorti en 2016. C'est l'adaptation du roman graphique du même nom, écrit par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland et publié par DC Comics en 1988.

Ce film s'inscrit dans le DC Universe Animated Original Movies.

RésuméModifier

Barbara Gordon traque les criminels de Gotham City dans le costume de Batgirl. Une nuit, elle tente d'arrêter des braqueurs seule mais échoue ; Batman intervient et capture l'un des voleurs en fuite. Les deux justiciers identifient l'organisateur : Paris Franz, neveu du parrain du crime Lord Francesco, qu'il souhaite évincer pour prendre sa place, et qui commence à être obsédée par Batgirl. Batman demande à sa protégée de le laisser faire mais elle refuse. Quand Franz piège Batgirl en la menant vers le cadavre de Francesco, Batman lui interdit de s'impliquer dans l'affaire. Furieuse, Batgirl commence à frapper Batman et le plaque au sol avant de l'embrasser, puis ils couchent ensemble. La nuit sème la confusion dans la relation entre Batman et Batgirl. Franz se manifeste à nouveau, piégeant Batman, et Batgirl intervient mais manque de le tuer. Barbara se rend compte que Batman avait raison et abandonne son costume.

Trois mois plus tard, Batman est appelé sur une ancienne scène de crime que tout désigne comme étant perpétré par le Joker, présentement détenu à l’asile d'Arkham. En lui rendant visite, Batman découvre que le criminel s'est échappé et a mis une doublure à sa place. Le Joker est allé acquérir le terrain d'une fête foraine abandonnée afin d'organiser un grand événement. Peu après, il surgit devant la porte de l'appartement de Barbara Gordon, qu'il blesse d'une balle dans le ventre, avant d'enlever le commissaire Gordon qui se trouvait là. Barbara est retrouvée nue, la balle coincée dans sa colonne vertébrale, la privant de l'usage de ses jambes. Batman commence à traquer le Joker mais ses contacts habituels ne sont au courant de rien.

Alors que le Joker torture le commissaire avec ses hommes de main, d'anciens monstres de foire, une partie de son passé, potentiellement fantasmé, est dévoilé. Il était un ingénieur qui a quitté son poste dans une usine de produits chimiques pour tenter sa chance comme comique. Devant ses échecs, son seul soutien est Jeannie, sa femme enceinte de six mois. À court d'argent, il accepte de participer à l'infiltration de l'usine où il travaillait pour atteindre les bureaux de l'entreprise voisine ; son rôle sera de guider les criminels sur les lieux, sous le costume du Red Hood. Peu avant l'opération, il apprend la mort accidentelle de sa femme et songe à abandonner. Sur place, ils sont surpris par un garde, qui abat les deux braqueurs. Batman apparait et en tentant d'attraper le Red Hood vivant, il provoque sa chute dans une cuve de produits chimiques. L'homme ressort par les égouts, le visage défiguré par les produits avec la peau blanche, les cheveux verts et la bouche déformée en un grand sourire. En voyant son reflet dans une flaque, il sombre dans la folie. Le Joker affirmera par la suite avoir plusieurs versions de son passé, ce qui met le doute sur la véracité de ces passages.

Batman retrouve le Joker dans la fête foraine après que le clown lui a envoyé une invitation. Il retrouve Gordon, torturé mais encore sain d'esprit, qui lui demande d'attraper le clown « dans les règles ». Batman poursuit le Joker, qui lui explique son idée : montrer que n'importe qui peut basculer comme lui à cause d'une seule « mauvaise journée » et que Batman et lui ne sont pas si différents.

Batman arrête le Joker, lui fait réaliser son échec, mais qu'il est encore prêt à l'aider dans sa rédemption. Le Joker refuse, estimant qu'il est trop tard pour lui, et la situation lui rappelle une blague. Alors qu'il éclate de rire à la chute, Batman commence lui aussi à s'esclaffer.

Une scène post-générique montre Barbara dans un fauteuil roulant, allumant un ordinateur. elle est devenue Oracle.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

  • Classification : Accord parental en France, Rated-R (interdit au moins de 17 ans) aux USA

DistributionModifier

Voix originalesModifier

Voix françaisesModifier

Source VF : Planète Jeunesse[2]

ProductionModifier

Genèse et développementModifier

Le film est officiellement annoncé en juillet 2015 au Comic-Con de San Diego, lors de la présentation de La Ligue des justiciers : Dieux et Monstres[3].

Distribution des rôlesModifier

L'acteur Mark Hamill double à nouveau le Joker, après notamment la série d'animation de 1992, Batman contre le fantôme masqué, Batman: New Times et les jeux vidéo Batman: Arkham Asylum, Batman: Arkham City et Batman: Arkham Knight. Kevin Conroy avait quant à lui déjà prêté sa voix à Batman dans la série d'animation de 1992, puis dans celle de 1997, Batman, la relève, La Ligue des justiciers, Batman: Gotham Knight, ...

Tara Strong a auparavant doublé Barbara Gordon dans Batman, la relève : Le Retour du Joker (2000), Gotham Girls (2000), Batman : La Mystérieuse Batwoman (2003) et Prenez garde à Batman ! (2013).

RéceptionModifier

Batman: The Killing Joke a reçu des critiques mitigées, le principal point négatif visant le prologue et les changements apportées à la relation entre Batman et Batgirl[4],[5].

Ben Travers d'IndieWire déplore que Batgirl soit réduit à un cliché de comics de femme complexe[6]. Tommy Cook de Collider décrit le ton de ce prologue comme écrit de force pour coller à The Killing Joke[7]. Plus généralement, les critiques et les fans trouvent la première moitié du film inutile et sans intérêt pour la deuxième partie.

Le scénariste Brian Azzarello défend son choix : « Le fait est que c'est controversé, donc on a rajouté plus de controverses. »[8]

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier