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Banque Palatine

banque française
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Banque Palatine
logo de Banque Palatine
Logo de la Banque Palatine

Création 1780
Dates clés  : Changement de nom
Fondateurs Charles Vernes
Personnages clés Jean-Marc Vernes
Forme juridique Société anonyme
Action Non cotée, affiliée au groupe BPCE
Slogan L'Art d'être Banquier.
Siège social 42, rue d'Anjou
75008 Paris
Drapeau de France France
Direction Pierre-Yves Dréan (directeur général)
Actionnaires 100% BPCE SA
Activité Banque, Gestion d'actifs, Finance, Conseil
Société mère Groupe BPCE
Filiales Palatine Asset Management, Aries Assurances
Effectif 1 232 (2018)
SIREN 542104245Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web http://www.palatine.fr

Résultat net 42,7 M€ (2018, part du groupe - Après IS)

Code banque (BIC) BSPF
Code établissement (IBAN) 40978

La Banque Palatine est une banque de taille intermédiaire au service des ETI (Entreprises de taille intermédiaire) et de la gestion de patrimoine.

Elle est filiale à 100 % du Groupe BPCE.

La Banque palatine dispose d'un réseau de 50 agences réparties dans toute la France. C'est l'une des plus anciennes banques françaises en activité, fondée à la fin du XVIIIe siècle. Ses principaux métiers sont le financement et les services bancaires aux entreprises et aux particuliers, la gestion privée et la gestion d'actifs.

Sommaire

HistoireModifier

Maison Vernes & Cie : la banque familiale de ses fondateurs, 1780-1982Modifier

Article détaillé : Banque Vernes.

À la fin du XVIIIe siècle, la famille Vernes, protestante, d'origine ardéchoise, s'installe à Lyon après s'être réfugiée près d'un siècle sur la rive helvétique du lac Léman à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. Elle y fonde la maison de banque Vernes et Compagnie en 1780[1]. La banque familiale s'installe à Paris en 1821[2],[3], puis obtient une réputation comparable à celle des maisons Rothschild et Mallet[4]. À l'instar des autres familles de la Haute Banque[5], la famille Vernes était intimement liée à la Banque de France, soit directement (Charles Vernes est sous-gouverneur de la Banque de France de 1832 à 1857, Adolphe Vernes est régent de 1886 à 1907 et Jules Félix Vernes est régent de 1921 à 1934), soit indirectement par l'entregent des descendants qui épousèrent des filles ou cousines de régents[1]. La famille est également liée à la Caisse d'Épargne de Paris (Charles Vernes en est censeur en 1823, puis vice-président en 1844, et Félix Vernes en est directeur en 1879).

En 1871, la maison Vernes et Compagnie met en place une caisse de prévoyance à destination de ses employés afin de financer leur retraite. Cette caisse est financée par des sommes prélevées sur les bénéfices, et les droits qu'elle génère font l'objet de capitalisation nominative. Pour pouvoir en bénéficier, les salariés doivent avoir au moins 50 ans et au moins vingt ans d'ancienneté[6].

En 1972, près d'un an après les premières discussions entre Jean-Marc Vernes et Marcel Dassault, la Banque Vernes fusionne avec la Banque commerciale de Paris (anciennement Josse, Lippens & Cie jusqu'en 1952) et constitue alors la Banque Vernes et commerciale de Paris (ou BVCP). En 1978, elle prend une participation dans la Banque Michel Inchauspé[7].

Nationalisation et privatisation, 1982-1987Modifier

 
Siège de la Banque palatine, rue d'Anjou

Après sa nationalisation en 1982[8], pour laquelle le holding de la famille Vernes perçoit 100 millions de francs de dédommagement[9], la BVCP fait des pertes de 160 millions de francs en 1983 et 370 millions en 1984[10].

Les pertes obligent l'État à procéder à une augmentation de capital de 370 millions de francs et à l'assortir d'un prêt participatif (quasi fonds propres) de 120 millions de francs, pour un bilan qui représentait alors douze milliards de francs[11].

La Banque Vernes et Commerciale de Paris rejoint le groupe Suez trois ans plus tard, et sera privatisée au travers de la Compagnie Financière de Suez en 1987. Profitant du dédommagement, Jean-Marc Vernes rachète l'assureur Victoire et la Banque industrielle et commerciale du Marais, qui prendra le nom de Vernes en 1991, après que le nom aura été libéré par l'ex BVCP en 1989[12].

Sanpaolo : la période italienne, 1988-2003Modifier

L'Istituto Bancario Sanpaolo di Torino (devenu depuis Intesa Sanpaolo) achète alors la totalité du capital de la BVCP en 1988 à la Compagnie financière de Suez. La BVCP change de nom en 1989 et devient la Banque Sanpaolo, filiale française du groupe éponyme.

En 1990, la Banque Sanpaolo rachète le réseau métropolitain de la Banque française commerciale, anciennement Banque industrielle de Chine puis Banque franco-chinoise, filiale de la Banque parisienne de crédit (Groupe Suez)[13].

Après des pertes significatives de 500 000 000 F (104 240 000 €2012) en 1993[14], et un plan social, elle reprend sa stratégie de développement dans le sud-est de la France : dans un premier temps, elle reprend le réseau de la Banque Veuve Morin-Pons en 1996 (Banque lyonnaise fondée en 1805) puis rachète une partie du fonds de commerce de la Banque générale de commerce au groupe PPR en 2001[15].

Les années Caisses d'Epargne, 2003-2009Modifier

En décembre 2003, la Caisse nationale des Caisses d'Épargne (CNCE) devient l'actionnaire majoritaire de la Banque Sanpaolo en France en acquérant 60 % des parts du groupe Sanpaolo IMI, sur la base d'une valorisation de l'établissement de 840 M€[16].

En juin 2005, la Banque Sanpaolo change de nom[17],[18] et s'appelle désormais Banque Palatine. Elle transfère des activités au sein de filiales spécialisées du groupe des Caisses d'Epargne (gestion de fortune[19],[20], crédit bail). En décembre 2007, elle déménage son siège de l'avenue Hoche au 42 de la rue d'Anjou dans le 8e arrondissement de Paris, dans l'ancien hôtel particulier de la maison Schneider et Cie. En mars 2008, la CNCE exerce son option d'achat des 36 % qu'elle ne détient pas et devient l'unique actionnaire[21] tandis que la Banque palatine scelle le rachat d'une partie du fonds de commerce du Crédit foncier de France liés aux particuliers et aux professionnels réglementés de l'immobilier[22], pour partie issue de la banque La Hénin.

La banque des entreprises et du patrimoine du Groupe BPCEModifier

Depuis le 31 juillet 2009, la Banque Palatine fait partie du groupe BPCE, issu de la fusion de la Caisse nationale des Caisses d'Épargne et de la Banque fédérale des Banques populaires. La Banque Palatine est spécialisée dans le financement des entreprises de taille intermédiaire (ETI) ainsi que dans la gestion de patrimoine.

Elle cède toutes les activités non stratégiques (épargne salariale, foncières cotées...) ainsi que sa participation détenue depuis 1978 dans la Banque Michel Inchauspé.

ActivitésModifier

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Banque patrimonialeModifier

La Banque Palatine propose du conseil patrimonial, conseil en investissement et gestion des comptes au quotidien. Au sein de la Banque Palatine, la Direction du marché de la clientèle privée est dédiée à la gestion de patrimoine.

Banque des entreprisesModifier

La Banque Palatine propose des offres aux entreprises de taille intérmédiaire dont le chiffre d'affaires est supérieur à 15 millions d'euros[23].

Banque des dirigeantsModifier

La Banque Palatine apporte des solutions de financement et de gestion du patrimoine privé de dirigeants d'entreprises de taille intermédiaire.

Gestion d'actifsModifier

Palatine Asset Management est la filiale de la Banque Palatine spécialisée dans la gestion d'actifs. Elle est une société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance au capital de 1 917 540 €, gère des SICAV et des FCP.

Données financières (données consolidées IFRS)Modifier

Données en millions d'euros[24]
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018*
Produit net bancaire 280,1 303,0 291,8 307,7 318,2 325,4 318,1 319,21 331,53
Résultat brut d’exploitation 92,3 118,9 105,8 124,4 129,9 131,9 119,0 112,7 111,7
Résultat net 34,4 61,6 40,1 38,9 59,2 55,5 46,3 45,9 42,7

* Hors coûts de migration et transformation.

DirigeantsModifier

Directeurs générauxModifier

La Banque Palatine a changé de statut le 14 février 2014, et est dirigée par une direction générale en lieu et place d’un directoire.

Présidents du directoireModifier

Présidents du conseil d'administrationModifier

La Banque Palatine a changé de statut le 14 février 2014, et est dirigée par un conseil d'administration en lieu et place d’un conseil de surveillance.

  • 2017 : Christine Fabresse
  • 2016 : Laurent Roubin
  • 2014 : Jean-Yves Forel

Présidents du conseil de surveillanceModifier

  • 2012 : Jean-Yves Forel
  • 2011 : Olivier Klein
  • 2008 : Alain Lemaire
  • 2003 : Nicolas Merindol
  • xxxx : Maria Teresa Salvemini

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Auteurs multiples, Histoire de banques, histoires d'une banque, éditions Télémaque, 2011, (ISBN 9782753301467)
  • Daniel Karyotis, avec la collaboration de Fabien Piliu, La France qui entreprend, plaidoyer pour les entreprises à fort potentiel de croissance, éditions Democratic books, 2011, (ISBN 9782361040437)

Sites webModifier

Notes et référencesModifier