Atarnée

ancienne cité d'Éolide

Atarnée
Image illustrative de l’article Atarnée
Le site d'Atarnée.
Localisation
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région antique Éolide
Type Ville
Coordonnées 39° 04′ 14″ nord, 26° 53′ 08″ est
Géolocalisation sur la carte : Turquie
(Voir situation sur carte : Turquie)
Atarnée
Atarnée

Atarnée (en grec ancien, Ἀταρνεύς) est une ancienne cité de la région d'Éolide, située en Mysie, sur la côte ouest d'Anatolie. Elle fait face à l'île de Lesbos et la ville actuelle la plus proche est Dikili.

HistoireModifier

Atarnée est mentionnée du temps de la Grèce antique, en particulier dans la biographie d'Aristote. Selon Hérodote[1], ce territoire sera cédé aux habitants de Chios qui livrent le Lydien Pactyès aux Perses. Au cours d'une campagne entreprise contre le satrape Artabazos, en 359 av. J.-C., la cité allait être assiégée par Autophradate, général du roi des Perses ; mais le tyran Eubule l'invita à calculer le coût du siège, en tenant compte du temps qu'il faudrait y passer. Il se déclara prêt à livrer lui-même Atarnée sur-le-champ si on lui versait cette somme. Autophradate fit le calcul et abandonna effectivement le siège, dont les dépenses auraient été sans commune mesure avec son importance réelle[2].
Au temps d'Hermias, Atarnée fut puissamment fortifiée, et par la suite assiégée par les Perses qui ne réussirent pas à soutenir le siège[3]. En 341 av. J.-C., la cité fut détruite par les Perses et passa, ainsi que la rive asiatique des détroits, sous le contrôle du Grand Roi qui n’avait pas pardonné à Hermias son alliance avec Philippe II de Macédoine[4].

Liste des tyrans d'AtarnéeModifier

RéférencesModifier

  1. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], Livre I, 160.
  2. Aristote, Politique (lire en ligne), II, 1267 a 17 et note 5 page 152 de l'édition des Belles Lettres.
  3. Werner Jaeger, Aristote, Fondements pour une histoire de son évolution, éd. L’Éclat, 1997, p. 298.
  4. Édouard Will, Claude Mossé, Paul Goukowsky, Le Monde grec et l’Orient, tome II, Le IVe siècle et l'époque hellénistique, P.U.F., 1975, p. 172.
  5. Aristote, Politique (lire en ligne), II, 1267 a 17.
  6. Werner Jaeger, Aristote, Fondements pour une histoire de son évolution, éd. de L’Éclat, 1997, p. 115 à 119.