Ouvrir le menu principal

Arnold Koller

personnalité politique suisse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Koller.

Arnold Koller
Illustration.
Photo officielle d'Arnold Koller
Fonctions
95e conseiller fédéral

(12 ans et 4 mois)
Élection
Réélection

Prédécesseur Kurt Furgler
Successeur Ruth Metzler-Arnold
Chef du Département fédéral de justice et police

(10 ans, 3 mois et 17 jours)
Prédécesseur Elisabeth Kopp
Successeur Ruth Metzler-Arnold
Président de la Confédération suisse

(1 an)
Réélection
Vice-président Flavio Cotti
Chancelier François Couchepin
Prédécesseur Jean-Pascal Delamuraz
Successeur Flavio Cotti

(1 an)
Élection
Vice-président Flavio Cotti
Chancelier Walter Buser
Prédécesseur Jean-Pascal Delamuraz
Successeur Flavio Cotti
Chef du Département militaire fédéral

(2 ans et 1 mois)
Prédécesseur Jean-Pascal Delamuraz
Successeur Kaspar Villiger
Conseiller national

(15 ans et 7 mois)
Législature 39e (1971-1975)
40e (1975-1979)
41e (1979-1983)
42e (1983-1987)
Président du Conseil national

(1 an et 8 jours)
Prédécesseur Martin Bundi
Successeur André Gautier
Biographie
Date de naissance (86 ans)
Lieu de naissance Appenzell (Suisse)
Origine Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti démocrate-chrétien (PDC)
Diplômé de Université de Fribourg

Arnold Koller
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Arnold Koller, né le à Appenzell, est un homme politique suisse. Il fut conseiller fédéral de 1987 à 1999 comme membre du PDC

Études et carrièreModifier

  • Il a fréquenté l'Université de Fribourg et de Berkeley (USA). Licencié ès sciences économiques et avocat.
  • Professeur de droit commercial et économique européen à la Haute École de Saint-Gall
  • Il est président du Tribunal cantonal d'Appenzell de 1973 à 1983.

Président de groupe parlementaireModifier

Arnold Koller a été élu conseiller national lors d’un scrutin mémorable puisque pour la première fois dans l’histoire helvétique, les femmes d’un canton suisse ont pu participer à une élection fédérale, c’était le 6 juin 1971. Paradoxalement, les habitantes d'Appenzell Rhodes-Intérieures furent les premières à voter sur le plan fédéral et les dernières au niveau cantonal !

  • Au Conseil national où il succéda à Raymond Broger, devenu conseiller aux États. Arnold Koller s’est révélé rapidement un brillant parlementaire[réf. nécessaire]. Pendant quatre ans, à partir de 1980, il fut président du groupe parlementaire PDC. Il occupa le fauteuil présidentiel de la chambre basse pendant l’année 1984/85. Arnold Koller a été membre de la commission des affaires étrangères, de la commission de la science et de la recherche, de la commission des affaires militaires et de la commission des finances. Il a présidé la commission chargée d’élaborer l’article constitutionnel sur la radio et la TV et a appartenu à 80 commissions ad hoc.

Conseiller fédéralModifier

  • Pour remplacer Kurt Furgler, l'Assemblée fédérale ne manifesta pas beaucoup d’hésitation. Arnold Koller, Saint-Gallois d'origine mais Appenzellois de cœur et d'élection, fut élu dès le premier tour avec 180 voix.

Ministre de la défenseModifier

  • Arnold Koller fut chargé du département militaire (DMF) de 1987 à février 1989 .
  • Il eut à s'occuper des initiatives concernant le droit d’initiative en matière d'armement qui fut repoussée mais aussi à celle dite de Rothenthurm pour la protection des marais qui fut acceptée.
  • Il s’occupa de la modernisation de l'aviation avec les crédits pour le F/A 18 et pour le missile sol-air stinger ainsi que pour l’hélicoptère Superpuma.
  • Il prépara aussi le message sur les objecteurs de conscience.
  • Il s’implique dans des opérations de maintien de la paix à Chypre, au Liban, au Proche-Orient, en Namibie

Ministre de la JusticeModifier

  • Au DFJP, Arnold Koller eut à s'occuper avec patience et ténacité de la solution de nombreux problèmes : Politique des réfugiés, lutte contre le crime organisé, blanchiment de l’argent sale, réorganisation du Ministère public.
  • Huit projets d'ordre constitutionnel relevant de son département furent soumis au vote populaire, il l'emporta dans sept cas. Un seul projet fut rejeté par la majorité des cantons, celui concernant la naturalisation facilitée qui fut accepté par le peuple.

Père d'une nouvelle ConstitutionModifier

  • Arnold Koller laissera à la Suisse une nouvelle Constitution. Ce fut son œuvre la plus significative. La troisième charte fondamentale de l'État fédéral suisse a été adoptée le 18 avril 1999 peu avant son départ du gouvernement. Cette œuvre ne va pas aussi loin que certains le souhaitent, elle n’en constitue pas moins la condition préalable à des réformes de plus grande ampleur. Par la voie choisie, Arnold Koller a eu le mérite de donner une chance à ce dossier important. Consolider l’acquis, construire l'avenir, renforcer la Suisse : le projet adopté sert parfaitement ces trois buts.
  • Ces buts peuvent aussi être la maxime de l'activité gouvernementale de Arnold Koller. Gouverner signifie pour lui, pondération et mesure de pas qui se révèlent possibles pour forger l'avenir du pays. C'est là que réside le vrai progrès.

En 1997 la lex Friedrich restreignant l'achat de biens immobiliers par des étrangers est modifiée et devient la lex Koller.

Homme de cultureModifier

Celui qui connaît bien Arnold Koller, découvre derrière l'homme d’État sérieux et le professeur de droit compétent un homme fin et cultivé qui a lu Hermann Hesse, Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt mais aussi Mauriac, Bernanos et même Françoise Sagan.

Il a apporté au collège gouvernemental l'avis d'un juriste scrupuleux et d’un garant de l’état de droit.

Il est président de la Confédération suisse en 1990 et 1997.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Liens externesModifier