Saint-Gall

ville suisse et chef-lieu du canton de Saint-Gall

Saint-Gall
(de) Sankt Gallen
Saint-Gall
Blason de Saint-Gall
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Saint-Gall Saint-Gall
Circonscription électorale Saint-Gall
Maire Thomas Scheitlin
NPA 9000—9029
N° OFS 3203
Démographie
Gentilé Saint-gallois
Population
permanente
75 833 hab. (31 décembre 2018)
Densité 1 925 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 00″ nord, 9° 22′ 00″ est
Altitude 675 m
Superficie 39,39 km2
Divers
Nom officiel St. Gallen
Langue allemand
Localisation
Localisation de Saint-Gall
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
Géolocalisation sur la carte : canton de Saint-Gall
Voir sur la carte administrative du Canton de Saint-Gall
City locator 14.svg
Saint-Gall
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Saint-Gall
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Saint-Gall
Liens
Site web www.stadt.sg.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Gall (en allemand Sankt Gallen) est la huitième ville de Suisse et le chef-lieu du canton de Saint-Gall. La commune de Saint-Gall compte 75 833 habitants fin 2018[1] et a été fondée sur l'ermitage du moine irlandais Gall au VIIe siècle[3],[4].

HistoireModifier

 
L’église abbatiale.
 
Photo aérienne par Walter Mittelholzer (1919)

La fondation de la ville est directement liée à l’activité de l’Abbaye de Saint-Gall, puisque l’archéologie n'a livré aucun indice d'une occupation durable avant le haut Moyen Âge. Le monastère est fondé en 719 et nommé en l'honneur de Gallus, un Irlandais compagnon de saint Colomban de Luxeuil qui a vécu et évangélisé dans la région à partir des années 610 ; il décède dans son ermitage qui deviendra Saint-Gall en 646[5]. Une communauté de laïcs s’installe sans tarder aux abords du monastère, constituant un village cité dès 926. Une enceinte élargie sera construite autour de la cité naissante après l’an 950[6].

Les premières institutions bourgeoises apparaissent dès 1170. Puis, une place du marché est attestée en 1228. Les bourgeois s'affirmèrent en prenant en charge des tâches d'assistance à la population, car ce furent eux en effet, et non pas l'abbaye (celle-ci se contenta d'apporter son soutien en tant que suzerain), qui fondèrent en 1228, au centre de la cité, l'hôpital du Saint-Esprit, institution accueillant des indigents et des orphelins, puis, au bas Moyen Âge, des vieillards.

La Réforme protestante déclenche des troubles dans les années 1520. Toutefois, en 1531, alors que la population était en majorité gagnée à la Réforme, la seconde paix de Kappel rend au catholicisme 6 des 12 seigneuries qui forment les possessions de l'Abbaye de Saint-Gall. La ville de Saint-Gall et deux seigneuries restent protestantes et une tolérance pour les deux confessions s'établit dans les trois autres, où l'utilisation des mêmes églises par les deux cultes provoque parfois des conflits[4].

En 1798, huit petites républiques sont proclamées sur le territoire de de l'Abbaye de Saint-Gall, que la République helvétique répartit bientôt entre le canton du Säntis et celui de la Linth. La République nationalise les biens de l'abbaye de Saint-Gall le 17 septembre 1798. Au début de la deuxième guerre de coalition, l'armée autrichienne occupa la Suisse orientale (mai 1799) et restitue ses biens au prince-abbé Pankraz retrouva sa résidence, mais le succès de l'armée française à la bataille de Zurich met fin à cette brève restauration. Finalement, l'acte de Médiation de 1803 constitue le canton de Saint-Gall à partir des anciennes possessions de l'abbaye, et garantit le rétablissement des couvents supprimés. Le prince-abbé ayant refusé cette situation qui signifiait la perte de son pouvoir politique, le Grand Conseil cantonal entérine en 1805 la proposition du gouvernement qui supprime l'abbaye et nationalise définitivement ses biens[4].

Après la chute de l'Empire napoléonien en 1814, le canton de Saint-Gall, qui n'a que onze ans d'existence, est près d'éclater en raison de la pression des cantons voisins et de mouvements populaires autonomistes dans certaines anciennes seigneuries. Le gouvernement cantonal parvient néanmoins à pérenniser l'existence du canton et l'intégralité de son [4].

GéographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, Saint-Gall mesure 39,39 km2[2].

ClimatModifier

Relevé météorologique de Saint-Gall (Période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −2,5 0,6 3,5 7,8 11 13,1 13 9,7 6,2 1 −1,9 4,9
Température moyenne (°C) −0,3 0,4 3,9 7,4 12 15 17,2 16,8 13,1 9,1 3,7 0,8 8,3
Température maximale moyenne (°C) 2,5 3,3 7,3 11,5 16,3 19,2 21,6 20,9 16,8 12,3 6,5 3,5 11,9
Précipitations (mm) 59 57 84 100 143 163 172 164 135 89 88 80 1 334
Nombre de jours avec précipitations 10,4 9,1 12,6 11,8 13,7 13,8 13,8 12,9 11,5 9,8 10,5 11,5 141,4
Source : [1]





DémographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, Saint-Gall compte 75 833 habitants fin 2018[1]. Sa densité de population atteint 1 925 hab./km2.

LanguesModifier

Plus de 85 % de la population de Saint-Gall est germanophone. Si l'allemand standard est la langue des affaires et de l'administration, les habitants pratiquent un dialecte local, le St.-Galler-Deutsch, dans la vie de tous les jours. Il s'agit d'une forme d'alémanique supérieur.

Patrimoine bâtiModifier

 
Vieille ville de Saint-Gall

UniversitéModifier

L’Université de Saint-Gall (Universität St. Gallen (Hochschule für Wirtschafts-, Rechts- und Sozialwissenschaften – HSG)) offre des formations en sciences économiques et sociales et en droit. Créée en 1898, elle est considérée comme l'une des universités les plus prestigieuses du monde germanophone sur le plan des écoles de commerce, d'économie et de gestion. Elle offre plusieurs programmes, du bachelor au doctorat.

DistinctionsModifier

SportModifier

Saint-Gall a accueilli les championnats d'Europe d'équitation de saut d'obstacles en 1987 et en 1995. club omnisports

football

handball

ÉvêchéModifier

PanoramaModifier

 
Panorama du centre-ville en direction du Nord
 
Panorama du centre-ville en direction du lac de Constance

PersonnalitésModifier

Événements annuelsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Population résidente permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2018 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 30 septembre 2018).
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. (de) Gallus Jakob Baumgartner, Die Geschichte des schweizerischen Freistaates und Kantons St. Gallen, mit besonderer Beziehung auf Entstehung, Wirksamkeit und Untergang des fürstlichen Stifts St. Gallen [« Histoire de l’État libre et canton de Saint-Gall, en particulier en rapport avec la création, l'activité et la disparition de la principauté ecclésiastique de Saint-Gall »], Zürich / Stuttgart, Leo Woerl'sche Verlagshandlung, , p. 4-6;24-26, lire en ligne=tome 1, tome 2).
  4. a b c et d « Saint-Gall (canton) », sur Dictionnaire historique de la Suisse (consulté le 22 novembre 2020)
  5. (de) « Gallus », sur le site du Dictionnaire œcuménique des saints (Ökumenisches Heiligenlexikon) (consulté le 23 novembre 2020)
  6. « Saint-Gall (canton), Haut Moyen Age », sur Dictionnaire historique de la Suisse (consulté le 22 novembre 2020)

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :