Apama (épouse de Séleucos)

souveraine du royaume séleucide

Apama (en grec ancien : Ἀπάμα) ou Apama Ire ou Apamé, est une reine hellénistique d'origine perse.

Apama

Titres

Reine Séleucide

Noble perse

Biographie
Père Spitaménès
Mère Dascatylis
Fratrie Deux frères et sœurs
Conjoint Séleucos Ier
Enfants 1. Antiochos Ier
2. Achaïos
3. Apama
4. Laodicé
Religion Religion perse antique

Fille du satrape Spitaménès, un noble perse qui a lutté contre Alexandre le Grand, elle est la première épouse du macédonien Séleucos Ier, fondateur de l'Empire séleucide, et la mère d'Antiochos Ier.

BiographieModifier

Lors des noces de Suse en 324 av. J.-C., Apama épouse Séleucos. De cette union naissent deux fils et deux filles. Elle est donc la seule asiatique mariée à un général macédonien à avoir enfanté un épigone[1].

Apama est appelée reine (basilissa) à partir du moment où son mari se ceint du diadème, soit vers 305[2]. En 298 av. J.-C., Séleucos épouse Stratonice[3], poursuivant ainsi la tradition royale de la polygamie qui permet d'assurer une descendance nombreuse à la famille royale. Si de 298 à 293 av. J.-C., date à laquelle Séleucos offre sa seconde épouse à son fils Antiochos, Apama est mise de côté, sa position n'est pas pour autant menacée puisqu'elle est mère d'un héritier mâle adulte, Antiochos, né en 324.

Un grand nombre de cités fondées sur ordre de Séleucos et d'Antiochos ont été nommées d'après son nom[4]. On peut citer Apamée, l'une des quatre cités de la tétrapole syrienne.

FamilleModifier

Mariage et enfantsModifier

De son mariage avec Séleucos en naissent :

AscendanceModifier

Notes et référencesModifier

  1. Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 2-02-060387-X), p. 273.
  2. A. Bielman, Femmes en public dans le monde hellénistique, SEDES, 2002, p. 64.
  3. A. Bielman, Femmes en public dans le monde hellénistique, SEDES, 2002, p. 65.
  4. Strabon, XVI, 2, 4.
  5. Jean Malalas, 8.
  6. Eusèbe de Césarée, Chronique, 94 ; Strabon, XII, 8, 15.

Liens internesModifier