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André Sainte-Laguë

mathématicien français
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André Sainte-Laguë
Fonction
Président
Société des agrégés
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Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Jean-André Sainte-LaguëVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
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Jean-André Sainte-Laguë, prononcé [ɑ̃ˈdʀe sɛ̃tlaˈɡy] ( à Casteljaloux), est un mathématicien français, pionnier de la théorie des graphes.

Il est connu pour ses recherches (publiées en 1910) concernant les méthodes de répartition de sièges électoraux, il a donné son nom à l'une d'entre elles, la méthode de Sainte-Laguë.

Il a publié plusieurs essais de vulgarisation mathématique, dont un Du connu à l'inconnu (Gallimard, coll. «L'avenir de la science», 1941, préfacé par le biologiste Jean Rostand) a été traduit en plusieurs langues.

Sommaire

BiographieModifier

Né à Casteljaloux (Lot-et-Garonne), en 1882, André Sainte-Laguë a été admis à la fois, à l’âge de 20 ans, à l’École polytechnique et à l’École normale supérieure. Il choisit celle-ci et devint professeur en province, puis à Paris. Pendant la grande guerre, après avoir été trois fois blessé, il fut rattaché au Service des inventions de l’École normale de 1917 à 1919, étudia au laboratoire les obus à longue portée, et par la suite, le vol des oiseaux, ainsi que des questions se rattachant à l’aviation (essai de théorie du poisson). Après la Première Guerre mondiale, il est professeur dans les lycées de Paris.

De 1917 à 1919, puis de 1928 à 1931, il préside la Société des agrégés[1].

Conservatoire national des arts et métiersModifier

André Sainte-Laguë devint maître de conférences de mathématiques au Conservatoire national des arts et métiers. Puis il reçut, en 1938, la Chaire de mathématiques appliquées. Il y forma des générations d’ingénieurs et de techniciens. À sa mort, il faisait trois cours en totalisant deux mille cinq cents élèves.

Seconde Guerre mondiale et RésistanceModifier

Dès les premiers jours de l’Occupation, il prenait une part importante dans la Résistance et fut même emprisonné pendant un certain temps. Il est délégué à l'Assemblée consultative provisoire, siégeant à Paris du 7 novembre 1944 au 3 août 1945, comme représentant de la Confédération des travailleurs intellectuels.

Activités annexesModifier

Il fut l’organisateur et l’animateur de la Section de mathématiques du Palais de la découverte, où son esprit encyclopédique reste encore présent.

À côté de sa carrière universitaire, il menait une existence de militant, en particulier à la Confédération des travailleurs intellectuels, dont il était président dès 1929.

HonneursModifier

Il était officier de la Légion d’honneur et était décoré de la croix de guerre et de la médaille de la Résistance.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Claudine Fontanon, André Grelon, Les professeurs du Conservatoire national des arts et métiers, collection « Histoire biographique de l'enseignement », INRP, Paris, 1994.

Liens externesModifier