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Albert Wolff (musicien)

chef d'orchestre et compositeur

BiographieModifier

Né de parents néerlandais, il est l'élève de Xavier Leroux, André Gedalge et Paul Vidal au Conservatoire de Paris. Il débute comme pianiste dans des cabarets parisiens. Entre 1906 et 1910, il est organiste à Saint-Thomas d'Aquin. En 1908, il entre à l'Opéra-Comique comme chef de chœur avant de diriger la création de La Jota de Raoul Laparra le .

Durant la Première Guerre mondiale, il est d'abord affecté au groupe des brancardiers de campagne n° 6, où il est témoin de la boucherie de la bataille des Éparges au printemps 1915. Il compose alors en hommage aux disparus un morceau musical In Paradisium. La partition, confiée à son supérieur hiérarchique, tombe dans l'oubli alors que son compositeur est muté dans l'aviation. Redécouverte fortuitement en 2018, elle devrait être jouée pour la première fois le lundi de Pâques 2019, à la cérémonie d'anniversaire de cette terrible bataille[2].

Albert Wolff porte encore l'uniforme lorsqu'il achève son opéra L'Oiseau bleu, sur un livret de Maurice Maeterlinck, qu'il crée le au Metropolitan Opera de New York. De 1919 à 1921, il y dirige le répertoire français avant de rentrer à Paris en 1921 pour prendre la succession d'André Messager comme directeur musical de l'Opéra-Comique jusqu'en 1924.

En 1925, il est nommé second chef des concerts Pasdeloup. Il est à la tête des concerts Lamoureux entre 1928 et 1934 puis devient président et chef d'orchestre principal des concerts Pasdeloup en 1934, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort. Il se produit en Amérique du Sud entre 1940 et 1945 et dirige brièvement l'Opéra-Comique (dans le cadre de la RTLN) en 1945-1946 et en 1949 il débute à l'Opéra de Paris. Serviteur fidèle de la musique française de son temps, Albert Wolff a assumé la création de vingt-deux ouvrages aux États-Unis.

CarrièreModifier

CréationsModifier

Lyrique
Ballet
Musique symphonique

RépertoireModifier

à l'Opéra-Comique

CompositionsModifier

Opéra
  • Sœur Béatrice (composé en 1911 ; créé à Nice en 1948)
  • Le Marchand de masques (créé à Nice en 1914)
  • L'Oiseau bleu (créé à New York le )
Ballet
  • Le Clochard, d'après un scénario de son fils Pierre Wolff, créé le
Musique symphonique
  • La Randonnée de l'âme défunte, poème symphonique d'après Anatole Le Braz (composé en 1926 ; créé à Paris le )
  • Concerto pour flûte (composé en 1943)
  • Symphonie en la, créée aux concerts Pasdeloup en même temps que son Concerto pour flûte le
Divers
  • Requiem pour solistes, chœur et orchestre (composé en 1939 ; créé aux concerts Pasdeloup le )
  • Musique de chambre ; œuvres vocales ; musique de film

DiscographieModifier

  • Messidor, avec Jane Rolland, Charles Cambon, Louis Rialland, Yvonne Corcke, Lucien Lovano. Orchestre anonyme dirigé par Albert Wolff. Paris, 1948. 2 CD Malibran (www.malibran.com) MR 639.
  • Madame Butterfly, avec Martha Angelici, Jeannine Collard, Albert Lance, Julien Giovanetti, Jacques Hivert. Orchestre du Théâtre de l'Opéra-Comique dirigé par Albert Wolff, 1958. Disque Pathe Marconi DTXPM 30167.

BibliographieModifier

  • Stéphane Wolff, Un demi-siècle d'Opéra-Comique (1900-1950), éd. André Bonne, Paris, 1953.
  • Stéphane Wolff, « Albert Wolff, doyen de l'Opéra-Comique » in Guilde de Concert et du Disque ()
  • Jean-Philippe Mousnier, Albert Wolff - Eugène Bigot, L'Harmattan (2001)

Notes et référencesModifier

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 7/1884/95, date et lieu du décès mentionnés en marge de l’acte (consulté le 6 janvier 2013)
  2. François Zimmer, La partition oubliée revit aux Eparges, Vosges Matin, 9 novembre 2018

Liens externesModifier