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Le militaireModifier

Ayant suivi des études secondaires à Agen, il entre en 1903 à l'école militaire de Saint-Cyr pour en sortir lieutenant le .

Première Guerre MondialeModifier

Capitaine en 1914, il participe à la Première Guerre mondiale où il est grièvement blessé en 1918. Fait prisonnier, il ne rentrera qu'en 1919, ayant obtenu une affectation au 18e RIA de Tarbes. Promu commandant le , il gravira les échelons pour devenir lieutenant-colonel au 99e RIA de Lyon où il s'installe avec sa famille. Nommé colonel le , il est envoyé avec son régiment et les réservistes, soit un total de 3 000 hommes, en Maurienne face à l'Italie en 1939.

Seconde Guerre MondialeModifier

Le 99e RIA est envoyé au front en juin 1940 d'abord en Alsace, puis en Champagne, où il sera fait prisonnier le et envoyé au camp de Mailly. Il sera ensuite transféré à Osterode en Allemagne et enfin en Pologne. Il restera captif du au , puis sera libéré comme rapatrié sanitaire ; il rentre ainsi à Lyon.

Le résistantModifier

Albert Lacaze décide de prendre part à la Résistance dès la fin 1942 ; il prend alors contact avec Marcel Rivière, rédacteur au journal Le Progrès et résistant. Il rencontre, en , le général Delestraint qui le charge de la direction du service de renseignement de l'Armée Secrète.

Arrestation à CaluireModifier

Le , Bruno Larat informe le colonel Lacaze de la réunion du lendemain à 14 heures à la maison du docteur Dugoujon à Caluire. Le matin du , le colonel envoie sa fille Odile en reconnaissance et pour porter une lettre au docteur. Ensuite, il se rend au rendez-vous. Il y sera arrêté[2]. Il sera ensuite conduit au siège de la Gestapo de Lyon.

Il sera emprisonné le à la prison de Fresnes où il retrouve le capitaine Gastaldo et le général Delestraint. Jugé devant la cour présidée par le juge Ernst Roskothen, défendu et soutenu par André Lassagne, le colonel Lacaze bénéficie d'un non-lieu. Il sera donc libéré le avec le docteur Dugoujon.

Le maquisModifier

De retour en France, il se réfugie chez des amis possédant une ferme près d'Uzès. Apprenant le débarquement en Provence le , il prend contact avec le maquis en Ardèche. Il reprend alors du service et son titre de colonel le . Il sera finalement démobilisé le pour se retirer dans sa famille à Lyon, où il décèdera en 1955[3].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier