Albert Giraud

poète symboliste belge
Albert Giraud
Description de l'image Albert Giraud.jpg.
Nom de naissance Émile Albert Kayenbergh
Naissance
Louvain
Décès (à 69 ans)
Schaerbeek, Bruxelles
Activité principale
Écrivain
Auteur
Langue d’écriture française

Émile Albert Kayenbergh, dit Albert Giraud, né à Louvain le et mort à Schaerbeek le , est un poète symboliste belge d'expression française.

BiographieModifier

Albert Giraud entame des études de droit à l’université catholique de Louvain, où il fréquente Iwan Gilkin, Émile Verhaeren et Max Waller. Ne pouvant poursuivre ses études, il exerce le métier de journaliste. Cofondateur de La Jeune Belgique qu'il dirigea après la mort de Max Waller, il y défend « l’art pour l’art » contre « l’art social » que prône Edmond Picard dans la revue L’Art Moderne. Les deux hommes se battent en duel en 1885. Il fut avec Valère Gille et Iwan Gilkin, le représentant le plus remarquable du mouvement parnassien dont il appliqua les rigoureux préceptes, tout en traduisant "une sensibilité décadente éprise de visions somptueuses".

En 1920, il devient l'un des premiers membres de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Devenu aveugle les dernières années de sa vie, il meurt le 26 décembre 1929 à Schaerbeek.

Arnold Schönberg a mis en musique 21 poèmes de son recueil Pierrot lunaire (1884) dans Dreimal sieben Gedichte aus Albert Girauds « Pierrot lunaire », joué pour la première fois à Berlin en 1912 et considéré comme l'une de ses œuvres majeures. Joël Pommerat et Oscar Bianchi ont utilisé deux strophes de "Valse de Chopin", l'un des poèmes de Pierrot Lunaire, dans leur opéra Thanks to my eyes créé au festival international d'art lyrique d'Aix en provence le 5 juillet 2011.

 
Mémorial au Parc Josaphat

ŒuvresModifier

  • Pierrot lunaire : Rondels bergamasques (1884)
  • Pierrot Narcisse songe d'hiver, comédie fiabesque (1887)
  • Hors du siècle (1888, éd. définitive, 1897)
  • Les Dernières fêtes (1891)
  • Héros et pierrots (1898)
  • La Guirlande des dieux. Le Sang des roses. Poèmes anciens et nouveaux (1910, prix Archon-Despérouses[1])
  • La Frise empourprée. La Guirlande des Dieux. Le Sang des roses (1912)
  • Le Laurier (Bruxelles - 1919)
  • Le Concert dans le Musée (Prix triennal du théâtre 1926)

HommagesModifier

La commune de Schaerbeek où il est décédé lui a dédié une rue. Son buste, œuvre du sculpteur Victor Rousseau, orne le parc Josaphat.

RéférencesModifier

  1. « Prix Archon-Despérouses / Académie française », sur academie-francaise.fr (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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