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Al-Adli

joueur d'échecs

Al-Adli (Al-Ádlí ar-Rúmí) est un joueur et un théoricien arabe du Shatranj, l'ancêtre persan des échecs. Originaire d'Anatolie[1], il est l'auteur vers 842 d'un des premiers traités décrivant le Shatranj, Kitab ash-shatranj[2] (Le livre des échecs).

CarrièreModifier

Sous le règne d'Al-Wāt̠iq et au début du règne du calife Al-Mutawakkil, il était reconnu comme le meilleur joueur du IXe siècle[3] jusqu'à sa défaite contre Al-Razi qui eut lieu suivant les sources soit avant[4], soit pendant[5] le règne d'Al Mutawakki (847-861).

Traité d'échecsModifier

Dans son traité, Al-Adli rassembla les idées de ses prédécesseurs sur le Chatrang. Le livre est perdu mais ses problèmes ont survécu grâce à ses successeurs[4]. Les mansoubas étaient des fins de parties. La victoire s'obtenait soit par le mat, soit par le pat, soit par le dépouillement du Roi adverse[6],[7].

De son œuvre, serait issu une variante[8] du problème du mat de Dilaram (Dilaram mansuba ou mansouba)[9] . Dans un manuscrit du début du XVe siècle, un problème analogue était accompagné d'une histoire où Dilaram était la favorite esclave d'un joueur d'échecs réduit à une position désespérée dans une partie[10],[11]. Cette version, appelée mat de Dilaram, analogue au problème d'Al-Adli est attribuée à Al-Suli[12],[13].

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Michel Péchiné, Roi des jeux, jeu des rois, Les échecs, Découvertes Gallimard, novembre 1997, p. 30.
  2. H.J.R. Murray 1913, p. 169
  3. (en) Harry Golombek (éditeur) The Penguin Encyclopaedia of Chess, Penguin, 1981, p. 11.
  4. a et b Hooper et Whyld 1992, p. 408
  5. H.J.R. Murray 1913, p. 170 dit que selon an-Nadim, le match eut lieu en présence du calife Al Mutawakki.
  6. Le Lionnais et Maget 1967, p. 182
  7. Le Lionnais et Maget 1967, p. 236
  8. H.J.R. Murray 1913, p. 318
  9. Giffard et Biénabe 2009, p. 789
  10. Giffard et Biénabe 2009, p. 336
  11. Le Lionnais et Maget 1967, p. 116
  12. H.J.R. Murray 1913, p. 311
  13. Hooper et Whyld 1992, p. 109