Aduna

commune espagnole

Aduna[1] est une commune du Guipuscoa dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne, dans la vallée moyenne du fleuve Oria et fait partie de la comarque de Tolosaldea.

Aduna
Aduna.svg
Image dans Infobox.
Nom officiel
(eu) AdunaVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Communauté autonome
Province
Comarque
Partie de
Q107556247, Q107556251, Intercommunalité des municipalités pour la gestion de l'abattoir départemental de Tolosa (d), Tolosaldeako Mankomunitatea (d), Udalerri Euskaldunen Mankomunitatea (UEMA) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Superficie
6,95 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Gipuzkoa municipalities Aduna.JPG
Démographie
Population
472 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
67,9 hab./km2 ()
Gentilé
AdunarVoir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut
Chef de l'exécutif
Josu Amilibia Alsua (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Identité
Langue officielle
Identifiants
Code postal
20150Voir et modifier les données sur Wikidata
INE
20002Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
(eu + es) www.aduna.eusVoir et modifier les données sur Wikidata

GéographieModifier

Il s'agit d'une petite municipalité rurale. Ce village d'Aduna est situé sur une colline qui domine la vallée du fleuve Oria. On y accède par une étroite route en pente à partir de l'autoroute A-1.

QuartiersModifier

Aduna est constitué d'une petite bourgade urbaine où vit approximativement 40 % de la population de cette municipalité. Les autres quartiers sont Elbarrena et Goiburu, situés respectivement plus bas et plus haut du centre de la municipalité.

Localités limitrophesModifier

Distante de 18 km de la capitale provinciale, Saint-Sébastien et 9 km de la capitale comarcale, Tolosa. L'importante municipalité d'Andoain ne se trouve qu'à seulement 4 km.

Les communes limitrophes d'Aduna sont Zizurkil au nord-est et à l'ouest, Villabona au sud et Andoain à l'est et au nord-est.

HistoireModifier

Aduna qui était un hameau, décida de s'unir à Tolosa en 1386. Recevant ainsi le for de celle-ci à condition de respecter les biens et les personnes mais conservant l'administration de ses rentes et profitant de ses montagnes basques. Aduna s'étant désengagé à contribuer aux frais d'intérêts communs avec Tolosa, c'est précisément pour cette raison qu'elle perdit un procès et se sépara de Tolosa. En 1450, elle s'agrège à Saint-Sébastien, après avoir appartenu à Tolosa pendant quelque 60 ans. Ces va-et-vient occasionnèrent de fortes batailles entre ces deux villes, chacune s'arrogeant la possession d'Aduna. Après 25 ans de conflits, la lutte se termina en 1478 et Aduna resta associée pour de bon à Saint-Sébastien bien que la distance reliant les deux villes soit le double par rapport à Tolosa. Elle restera ainsi jusqu'au XIXe siècle, période à laquelle elle obtiendra l'autonomie municipale en 1883.

Le se produit à Aduna ce que l'on considère comme le premier attentat mortel réalisé par l'ETA dans son histoire, bien que le premier assassinat d'ETA fut probablement la mort d'une fillette par une bombe en 1960 et pour laquelle l'organisation n'a jamais reconnu les faits. L'attentat d'Aduna s'est produit lorsqu'une voiture, dans laquelle circulaient deux membres d'ETA, le célèbre Txabi Etxebarrieta[2] et Iñaki Sarasketa, se font arrêter par la garde civile pour un banal contrôle routier. Pensant qu'ils étaient reconnus, Txabi Etxebarrieta descendra du véhicule et tira dans le dos du garde José Pardines Arcay[3] et l'achèvera par la suite. Pardines deviendra ainsi la première victime officielle d'ETA. Ce même jour, Etxebarrieta meurt abattu par la police de Tolosa, devenant à son tour le premier militant d'ETA qui meurt de mort violente.

DémographieModifier

Évolution dermographique
1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1991 2000 2005
391 326 370 461 429 498 480 446 359 296 311 352

Notes et référencesModifier

  1. EODA, Aduna est le toponyme officiel selon l'Euskaltzaindia ou Académie de la langue basque
  2. Javier Etxebarrieta Txabi, né en 1945 et abattu le 7 juin 1968 à Tolosa.
  3. José Pardines Arcay meurt le 7 juin 1968 par deux balles dans le dos puis trois autres alors qu'il gisent au sol (ETA: l'enquête de Jean Chalvidant aux Éditions Cheminements (ISBN 978-2-84478-229-8))

Voir aussiModifier

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SourcesModifier

Lien externeModifier