Actaea spicata

espèce de plantes

Actée en épi, Raisin de loup

Les baies fortement toxiques de l’actée

L'Actée en épi (Actaea spicata) est une espèce d’arbrisseaux de la famille des Renonculacées. Ses baies sont très toxiques[1].

DescriptionModifier

Plante vivace de 30 à 80 cm. La souche est vivace et épaisse. Feuilles composées aux folioles dentées en scie. Les fleurs sont blanches et petites en grappe[2]. Les baies noires contiennent de nombreuses graines[3].

ToxicitéModifier

Toute la plante est toxique et peut provoquer une gastro-entérite, une accélération du rythme cardiaque avec chute de tension et un malaise qui disparaissent souvent en trois heures ; il y a un risque de collapsus. Elle entraîne rarement la mort[4]. L'utilisation du rhizome en médecine populaire est déconseillée[5].
La toxicité des baies vient de la présence d'un alcaloïde : l'actéine, et de la proto-anémonine.[réf. nécessaire]

On utilise en médecine homéopathique les parties souterraines pour les arthroses déformantes des doigts en 5CH. Référence : Matière médicale Guermonprez.[source insuffisante]

HabitatsModifier

Forêts humides, ravins, rochers, souvent sur calcaire ; étage collinéen et montagnard[6] (de 0 à 2 300 mètres d'altitude)[7].

Ses facteurs écologiques selon l'"échelle des valeurs de Landolt"[8],[9] sont F.434-133-h, plante forestière poussant dans des sols humides, peu acides et riches, dans des endroits très ombragés à l'étage montagnard, presque partout en Suisse; Les bourgeons végétatifs de cette plante herbacée sont au niveau du sol[3].

RépartitionModifier

Europe et Asie tempérées, Sibérie, Indes[10].

Statuts de protection, menacesModifier

L'espèce n'est pas encore évaluée à l'échelle mondiale par l'UICN. En Europe et en France elle est classée comme non préoccupante [11].

Toutefois localement l'espèce est considérée en danger-critique (CR) en Basse-Normandie ; en danger (EN) en Île-de-France, Limousin et Nord-Pas-de-Calais ; comme vulnérable (VU) en Picardie ; quasi menacée (NT), proche du seuil des espèces menacées ou qui pourraient l'être si des mesures de conservation spécifiques n'étaient pas prises, en Haute-Normandie, Alsace, Champagne-Ardennes et Bourgogne.[réf. nécessaire]

Noms populairesModifier

Raisin de loup, Cristophoriane, Ellebore noir (à éviter car risque de confusion avec Helleborus niger L.)[10], Herbe de Saint Christophe[3], Herbe aux poux[5].

Notes et référencesModifier

  1. Plantes toxiques sur vosges-rando.net
  2. Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion et Gérard Dumé, Flore forestière française : guide écologique illustré, t. 1 : Plaines et collines, Paris, Institut pour le développement forestier, , 1785 p. (ISBN 2904740163 et 978-2904740169, présentation en ligne, lire en ligne), p. 804-805
  3. a b et c Gerhart Wagner, Ernest Gfeller et Andreas Gygax, Flora Helvetica : flore illustrée de Suisse, P. Haupt, (ISBN 978-3-258-07206-7 et 3-258-07206-X, OCLC 717930974, lire en ligne)
  4. Memory P. F. Elvin-Lewis, Medical botany : plants affecting man's health, Wiley, (ISBN 0-471-53320-3, 978-0-471-53320-7 et 0-471-86134-0, OCLC 2463636, lire en ligne)
  5. a et b Anne-Marie Debelmas, Pierre Delaveau, Guide des plantes dangereuses, Paris, Maloine, , 192 p. (ISBN 2-224-00414-1), p. 31 et 91
  6. Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion et Gérard Dumé, Flore forestière française : guide écologique illustré, t. 2 : Montagnes, Paris, Institut pour le développement forestier, , 2434 p. (ISBN 2 904740 41 4), p. 294-295
  7. TISON J.-M. & DE FOUCAULT B. (coords), 2014.- Flora Gallica. Flore de France. Biotope, Mèze, xx + 1196 p.; p.938
  8. « Fiche espèce », sur www.infoflora.ch (consulté le )
  9. « Analyse des valeurs écologiques de Landolt », sur 123dok.net (consulté le )
  10. a et b « eFlore », sur Tela Botanica (consulté le )
  11. MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le 27 janvier 2022.

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

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