Abdelhalim Bensmaïa

Abdelhalim Bensmaïa (arabe : عبد الحليم بن سماية) est un savant algérien né le à Alger et mort en 1933 dans la même ville.

Cheikh Abdelhalim Bensmaïa
Image dans Infobox.
Cheikh Abdelhalim Bensmaïa (1866-1933)
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
عبد الحليم بن سماية
Nationalité
Algérienne
Activités
Famille
Cheikh Ali Bensmaïa, son père

C'est un professeur, humaniste, musicien, réformiste et adepte du mysticisme[1].

BiographieModifier

Né à Alger dans une famille d'origine turque, son père Ali Ben Abderrahmane Khodja, dernier muphti malékite d'Alger, attacha une grande importance à son éducation morale et religieuse[2]. Ce père officiait à Djemaâ Djedid après des études au Caire.

Abdelhalim Bensmaïa était un savant algérien précurseur du réformisme, et était un irréductible anti-assimilationniste, enfourchant fièrement son cheval[3]. Il était influencé aussi par le cheikh Mohamed Abdou, le célèbre réformiste égyptien, qu'il a reçu à Alger au début du siècle, aux côtés du non moins célèbre cheikh Belkacem El Hafnaoui grand érudit, mufti d'Alger et qui eut comme disciples Abderrahmane Djilali, Mohamed Bencheneb, Baba Ameur et bien d'autres.

Abdelhalim Bensmaïa enseigne le droit musulman, la rhétorique et la logique à la Médersa Tsalibia (Thaâlibyya) à Alger à partir de son ouverture en 1896[4]. La medersa est installé en 1904 dans un nouveau bâtiment, toujours existant. [5]. En 1916 il échange sa chaire de rhétorique et de littérature arabe pour la chaire de théologie et d’exégèse coranique[6].

Il a personnifié le modèle du savant enseignant en accomplissant brillamment sa mission au sein de la Médersa-Tsalibia de concert avec d'autres maîtres de renom au cours des trois premières décennies du XXe siècle. Il se préoccupait également du sort de ses compatriotes, notamment lors de la période de la conscription en prévision de la Première Guerre mondiale.

Il était proche de l'émir Khaled et ses positions nationalistes étaient affichées lors de la célébration provocatrice du centenaire de la colonisation en 1930.

HonneursModifier

Il est nommé officier de l'Instruction publique le et chevalier de la légion d'honneur le [7]

Notes et référencesModifier

  1. Hamid Tahri, op.cit.
  2. Achour Cheurfi (2001), La Classe Politique Algérienne (de 1900 à nos jours): Dictionnaire BiographiqueUniversité de Michigan, p. 96, BENSMANIA Abdelhalim (1866-1933) Né à Alger dans une famille d'origine turque, son père Ali Ben Abderrahmane Khodja, dernier muphti malékite d'Alger, attacha une grande importance à son éducation morale et religieuse
  3. « Abdelhalim Bensmaïa : du savant... aux cours par correspondance », El Watan,‎ (lire en ligne)
  4. Abdelatif Sifaoui, « Le cheikh El Oqbi au Cerle du progrès/Sadek Sallem » , in: Le jeune musulman, 23 mai 2014
  5. [1]
  6. Alain Messaoudi, Les arabisants et la France coloniale. Annexes, ENS Éditions 2015 p. 380
  7. sa fiche à la Base Leonore

BibliographieModifier

  • « Bensmaia Abdelhalim (1866-1933) », dans Achour Cheurfi, La Classe Politique Algérienne (de 1900 à nos jours) : Dictionnaire Biographique, Alger, Casbah, , 511 p. (ISBN 9789961642924), p. 96
  • « Bensmaia Abdelhalim (1866-1933) », dans Achour Cheurfi, L'encyclopédie maghrébine, Alger, Casbah, , 1180 p. (ISBN 9789961646410), p. 223
  • Hamid Tahri, « Abdelhalim Bensmaïa : du savant... aux cours par correspondance », El Watan,‎ (lire en ligne)
  • Lounis Ait Aoudia, « Abdelhalim Bensmaïa : Une légende du terroir ressuscitée », L'Expression,‎ (lire en ligne)
  • Hamid Tahri, « Le penseur émérite et la medersa perdue », El Watan,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier