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Abattage

mise à mort des animaux d'élevage
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Abattage d'un cochon à l'époque médiévale

L'abattage désigne généralement la mise à mort des animaux d'élevage dévolus à la production de viande ou de fourrure. L'abattage désigne par extension la mise à mort d'animaux pour limiter la population d'une espèce, éliminer un animal jugé nuisible ou dangereux, ou enrayer la propagation d'une maladie[1]. Le terme euthanasie sera employé en remplacement de celui d'abattage quand il s'agit d'abréger des souffrances, une agonie ou les animaux d'expérimentation des laboratoires de recherche.

Dans le domaine de la sylviculture on parle aussi d'abattage pour les coupes d'arbres, qui sont maintenant de plus en plus souvent coupés par des machines d'abattage, équipées de tête d'abattage (à disque ou à cisaille).


Sommaire

Méthodes employéesModifier

Dans le cadre des abattoirs
Article détaillé : abattoir.
Dans le cadre des élevages d'animaux petits et grands

ÉthiqueModifier

Le 22 juin 2009, le Conseil de l'Europe a trouvé un accord politique sur un nouveau règlement concernant la protection des animaux au moment de leur mise à mort. Il s'agit de « réduire autant que possible la souffrance et la douleur ressenties par les animaux en appliquant des méthodes d'étourdissement et de mise à mort agréées, fondées sur le savoir scientifique et l'expérience pratique »[2].

L'électronarcose, une méthode provoquant l'étourdissement de l'animal avant abattage à la suite d'une traversée d'un courant électrique dans le cerveau, est préconisée pour éviter la souffrance de l'animal (obligatoire en France depuis 1964 et non utilisée dans l'abattage rituel qui privilégie la mise à mort en pleine conscience de l'animal)

InterdictionsModifier

En décembre 2012, le gouvernement polonais interdit les abattages casher et halal, ceux-ci étant contraires à la loi de 1997 sur la protection des animaux qui proscrit l'abattage sans étourdissement[3].

Depuis le 17 février 2014, l’assommage des animaux préalable à leur abattage est obligatoire au Danemark ; les importations d’animaux abattus sans assommage demeurent, elles, autorisées[4].

StatistiquesModifier

Abattage animal dans le monde (2011)[5]
Animal Nombre d'animaux par an
Poulet 58 110 000 000
Canard domestique 2 817 000 000
Porc 1 383 000 000
Dinde 654 000 000
Oie & pintade 649 000 000
Mouton 517 000 000
Chèvre 430 000 000
Bovin 296 000 000
Bison 24 000 000

En France, sont abattus chaque année 1 milliard de volailles, 40 millions de lapins, 26 millions de porcins, 7 millions d'ovins, 6,5 millions de bovins, 2 millions de veaux, 1 million de chèvres et de chevreaux, 20 000 chevaux[6].

RéférencesModifier

  1. Directives de l'INRA à propos de l'abattage pour cause d'ESB, INRA
  2. « Bien-être des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort » (consulté le 10 mars 2011)
  3. « L'abattage rituel interdit en Pologne », sur La Vie,
  4. Olivier Truc, « Le Danemark met fin à l’abattage rituel », sur www.lemonde.fr, (consulté le 8 février 2016).
  5. (de) « Daten und Fakten über Tiere als Nahrungsmittel », Fleischatlas 2014,‎ , p. 19 (lire en ligne).
  6. Jean-Luc Daub, Ces bêtes qu'on abat: journal d'un enquêteur dans les abattoirs français, 1993-2008, L'Harmattan, , p. 17.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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