403e régiment d'artillerie

403e régiment d'artillerie
Image illustrative de l’article 403e régiment d'artillerie
Insigne régimentaire du 403e régiment d'artillerie

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'artillerie antiaérienne
Rôle Artillerie antiaérienne
Garnison Chaumont-Semoutiers
Ancienne dénomination 403e régiment d'artillerie de défense contre avions
3e régiment d'artillerie de défense contre-aéronefs
Devise Je veille
Inscriptions
sur l’emblème
GRANDE GUERRE 1914-1918
AFN 1952-1962
Équipement Missile sol-air Hawk
Guerres Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Guerre tchado-libyenne
Guerre du Golfe
Guerre civile rwandaise

Le 403e régiment d'artillerie a été créé en 1920, à Toul. C'est un régiment de défense contre les aéronefs. Il a été dissous le alors qu'il était basé sur le terrain de Chaumont-Semoutiers.

Création et différentes dénominationsModifier

Formation du régimentModifier

Ancêtre direct du 403e RA, le 3e régiment d'artillerie de défense contre-aéronefs est formé à Toul le . Rattaché à l'aéronautique militaire, il est créé à partir des unités suivantes[1] :

  • l'état-major et le peloton hors-rang sont issus du 67e régiment d'artillerie,
  • un groupe de canons de 75, à quatre batteries, est formé à partir des batteries 4, 5, 6 et 7 du 66e régiment d'artillerie
  • un groupe mixte regroupe deux compagnies de projecteurs issues des compagnies de projecteurs 3 et 6 du 67e RA, une compagnie de mitrailleuses antiaérienne issue de la compagnie de mitrailleuses 456 du 501e régiment d'infanterie territoriale et une compagnie d'aérostatiers-camoufleurs issue de la compagnie 28 d'aérostation.

En août 1922, le régiment quitte l'aéronautique et est rattaché à l'artillerie[1].

Entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale, 1923-1940Modifier

Le 403e régiment d'artillerie de défense contre avions est créé le par changement d'appellation du 3e RADCA. En 1933, les villes de Strasbourg et de Belfort reçoivent en garnison des détachements du 403e RADCA, puis également la ville de Dijon en 1935[1].

À la mobilisation, il donne naissance à 33 groupes et six batteries indépendants[1]. Ces unités obtiennent 16 victoires anti-aériennes officielles de septembre 1939 à juin 1940 avant d'être dissous à l'armistice.

L'Allemagne et l'Algérie 1948-1962Modifier

Le , le 403e régiment d'artillerie anti-aérienne avait été recréé. Il était composé de trois groupes stationnés respectivement à Bordeaux, Souge et La Rochelle. En 1955, il a participé aux opérations de maintien de l'ordre en Algérie. Constitué de deux groupes puis d'une demi-brigade, il a opéré dans les secteurs de Tlemcen, Beni-Radel et Aflou. Il s'est distingué dans les opérations de pacification de la vallée du Khemis. Avec ses postes canons-radar, il a participé également au barrage algéro-marocain dans le secteur d'El Aricha.

Depuis 1964Modifier

Une nouvelle fois dissous en 1962, le 403e régiment d'artillerie anti-aérienne renaissait le à Laudau en Allemagne où il était équipé progressivement du système d'arme Hawk. En 1967, il a regagné la France et s'est installé sur la base de Chaumont-Semoutiers. Depuis le régiment était devenu le 403e régiment d'artillerie et poursuivait en permanence la modernisation de son système d'arme. Ayant été engagé outre-mer en pour la défense de N'Djaména, un détachement du régiment y avait abattu, le , un bombardier libyen de type Tupolev Tu-22 dans des conditions extrêmement difficiles qui menaçait gravement le dispositif français Épervier et la capitale tchadienne[2], apportant ainsi la preuve de sa valeur opérationnelle. Depuis, des détachements du régiment avaient participé à la guerre du Golfe, à l'intervention au Rwanda, au maintien de la paix au Liban ou en Bosnie et aux diverses opérations intérieures de type Vigipirate et Polmar. Il était constitué de quatre unités de tirs (1re batterie, 2e batterie, 3e batterie et 4e batterie), d'une unité d'opétation (Batterie des opérations) et de trois unités de soutien : Batterie de commandement et de logistique, Détachement de soutien direct et la Batterie de défense et d'instruction.

Le 403e régiment d'artillerie a été dissous le .

ÉtendardModifier

 
Représentation des inscriptions sur le drapeau du 403e RA (à partir de 2004).

Il est l'héritier des actions d'éclat accomplies pendant la Première Guerre mondiale par les 63e et 67e régiments d'artillerie anti-aérienne[3]. Son étendard porte dans ses plis l'inscription Grande Guerre 1914-1918. Depuis 2004, il porte également l'inscription AFN 1952-1962[4],[5].

Insigne régimentaireModifier

Écu rectangulaire allongé d'or à la silhouette du dieu égyptien HORUS en noir marqué d'or, tenant dans son bras droit un missile bleu clair à pointe et filet central noirs. Horus est soutenu par une champagne noire au sigle du corps en caractère d'or sur deux lignes. En flanc dextre, devise " JE VEILLE " en caractères noirs rangés en pal. Le choix du dieu Horus s'explique par le fait que cette divinité est représentée par un homme à tête de faucon. Or le régiment est armé de missiles " Hawk", matériel américain fabriqué sous licence par les pays de l'Europe occidentale et en anglais, "Hawk" signifie "Faucon". De plus, le dieu Horus était le protecteur de la nation égyptienne et un système d'artillerie sol-air est bien conçu pour la protection des points vitaux du pays. Homologué G.2029, fabriqué par DRAGO.

Grandes unités auxquelles le régiment a appartenu depuis 1967Modifier

 
Insigne de béret d'artillerie

à aout 1972 : 1er Corps d'Armée / VIe Région Militaire

à  : 1er Corps d'Armée

Aout 1977 à  : 2e Corps d'Armée

à Aout 1993 : 1re Armée

à  : 19e Brigade d'artillerie

à  : Brigade d'artillerie

Chefs de corpsModifier

403e R.A.A. de 1948 à 1955

1948 - Lieutenant-colonel CAVAILLE

1953 - Colonel RICHARD

1955 - Lieutenant-colonel AUBERT

403e R.A.A. de 1964 à 1970

1964 - Lieutenant-colonel BOURELY

1966 - Lieutenant-colonel SAUNIER

1968 - Colonel ORRAND

403e R.A. à partir de 1970

1970 - Colonel KNERR

1972 - Lieutenant-colonel DE LOBIT

1974 - Lieutenant-colonel CRASTRE

1976 - Lieutenant-colonel DURRANDE

1978 - Lieutenant-colonel DEROGIS

1980 - Colonel TURCOT

1982 - Lieutenant-colonel ADAM

1984 - Lieutenant-colonel CONSTANCE

1986 - Colonel PETIT

1988 - Lieutenant-colonel RICHÉ

1991 - Lieutenant-colonel LENOIR

1993 - Colonel BALERIN

1995 - Lieutenant-colonel TICHIT

1997 - Lieutenant-colonel PERNET

DeviseModifier

Je veille

Personnalités célèbresModifier

Sources et bibliographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Jacques Sicard, « L'artillerie antiaérienne et ses insignes », Militaria Magazine, no 144,‎ , p. 51-58
  2. (fr) « 7 septembre - le site » (consulté le )
  3. Auguste Édouard Hirschauer, « Annexe 2 : Notice Historique », dans Rapport fait au nom de la Commission de l'armée, chargée d'examiner le projet de loi adopté par la chambre des députés, relatif à la constitution des cadres et effectifs de l'armée, Impressions du Sénat (no 263), (lire en ligne), p. 224-225
  4. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  5. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier