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11e division de réserve (Empire allemand)

11e division de réserve
Création 2 août 1914
Dissolution 1919
Pays Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Type Division d'infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Longwy
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Revigny)
1916 - Bataille de Verdun
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Bataille d'Arras
1917 - Bataille de la cote 70
1918 - Bataille de la Lys

La 11e division de réserve est une unité de l'armée allemande qui participe à la Première Guerre mondiale. Au déclenchement du conflit, elle forme avec la 12e division de réserve le VIe corps de réserve. Elle participe à la poursuite des troupes françaises le long de la Meuse jusqu'à la bataille de la Marne. La division occupe un secteur du front entre l'Argonne et la rive gauche de la Meuse.

En 1916, la 11e division de réserve est engagée dans la bataille de Verdun et attaque les positions françaises de la rive gauche de la Meuse. Elle participe ensuite à la bataille de la Somme où elle subit des pertes importantes. En 1917 et 1918, la division est localisée dans les Flandres, elle est successivement engagée à Arras et vers Lens ; après la bataille de la Lys, la division occupe une position vers Kemmel qu'elle tiendra pratiquement jusqu'à l'armistice. La division est ensuite transférée en Allemagne et dissoute au cours de l'année 1919.

Sommaire

Première Guerre mondialeModifier

CompositionModifier

Mobilisation en 1914 - 1915Modifier

  • 23e brigade d'infanterie
22e régiment d'infanterie « Keith » (1er régiment d'infanterie de Haute-Silésie) (de)
156e régiment d'infanterie (3e régiment d'infanterie de Silésie) (de)
  • 21e brigade d'infanterie de réserve
10e régiment d'infanterie de réserve
11e régiment d'infanterie de réserve
  • 3 escadrons du 4e régiment de hussards de réserve
  • 11e régiment d'artillerie de campagne de réserve (6 batteries)
  • 4e compagnie du 6e bataillon de pionniers de Silésie

1916Modifier

  • 23e brigade d'infanterie
10e régiment d'infanterie de réserve
22e régiment d'infanterie « Keith » (1er régiment d'infanterie de Haute-Silésie)
156e régiment d'infanterie (3e régiment d'infanterie de Silésie)
  • 3 escadrons du 4e régiment de hussards de réserve
  • 11e régiment d'artillerie de campagne de réserve (6 batteries)
  • 4e compagnie du 6e bataillon de pionniers de Silésie

1917Modifier

  • 23e brigade d'infanterie
10e régiment d'infanterie de réserve
22e régiment d'infanterie « Keith » (1er régiment d'infanterie de Haute-Silésie)
156e régiment d'infanterie (3e régiment d'infanterie de Silésie)
  • 98e commandement d'artillerie divisionnaire
11e régiment d'artillerie de campagne de réserve (9 batteries)
  • 1 escadron du 4e régiment de hussards de réserve
  • 311e bataillon de pionniers

1918Modifier

  • 23e brigade d'infanterie
10e régiment d'infanterie de réserve
22e régiment d'infanterie « Keith » (1er régiment d'infanterie de Haute-Silésie)
156e régiment d'infanterie (3e régiment d'infanterie de Silésie)
  • 98e commandement d'artillerie divisionnaire
11e régiment d'artillerie de campagne de réserve (9 batteries)
1er bataillon du 5e régiment d'artillerie à pied de réserve
  • 1 escadron du 4e régiment de hussards de réserve
  • 311e bataillon de pionniers

HistoriqueModifier

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, la 11e division de réserve forme avec la 12e division de réserve le VIe corps d'armée de réserve rattaché à la Ve armée allemande.

1914Modifier

1915Modifier

  • 1er janvier 1915 - 20 février 1916 : la division occupe le même secteur vers le bois d'Avocourt. En avril, le 11e régiment de réserve est transféré à la 117e division d'infanterie nouvellement créée[1].

1916Modifier

  • 21 février - 15 mai : engagée dans la bataille de Verdun, sur la rive gauche de la Meuse. À partir du 4 mars, violents combats autour de Béthincourt.
9 avril : prise de Béthincourt. Les combats sont extrêmement meurtriers, la division déplore plus de 68 % de pertes[1].
  • 16 mai - 23 juin : retrait du front, mouvement en Artois dans la région de Cambrai, reconstitution et repos.
  • 23 juin - 3 juillet : déplacée comme réserve, en arrière du front de la Somme en prévision de l'attaque alliée.
  • 3 - 24 juillet : engagée dans la bataille de la Somme, relève d'unités de la 12e division d'infanterie et de la 10e division d'infanterie bavaroise dans le secteur d'Hardecourt-aux-Bois. Les pertes de la division sont énormes entre le 3 et le 9 juillet, elle reçoit des renforts le 10 juillet avant de retourner dans le même secteur et de subir à nouveau des pertes importantes[1].
  • 24 juillet - 20 septembre : retrait du front, mouvement par V.F. dans les Flandres, occupation d'un secteur à l'est d'Armentières au sud de la Lys.
  • 20 septembre - 3 novembre : retrait du front, mouvement vers la Somme. À partir du 30 septembre, engagée dans la bataille de la Somme entre la Somme et Barleux.
18 - 19 octobre : attaque française vers Biaches.
  • 3 novembre 1916 - 20 mars 1917 : retrait du front, mouvement vers l'Artois. La division occupe un secteur du front vers Lens, entre Loos et Liévin.

1917Modifier

1918Modifier

  • 16 janvier - 24 février : relevée par la 31e division d'infanterie[2], mouvement vers l'arrière, repos et instruction.
  • 24 février - 18 mars : relève de la 199e division d'infanterie au nord-est d'Ypres, le long de la voie ferrée reliant Ypres à Staden[2].
  • 18 mars - 9 avril : relève par extension du front des divisions voisines, repos dans la région de Tourcoing ; un des régiments de la division est détachée lors de l'opération Michael et se trouve vers Villers-Carbonnel du 21 au 26 mars.
  • 9 - 16 avril : engagée dans la bataille de la Lys dans le secteur de la Croix-du-Bac pour renforcer la ligne de front. Les pertes sont importantes durant cette période[2].
  • 16 - 28 avril : retrait du front, repos dans la région de Laventie.
  • 28 avril - 6 mai : relève de la 81e division de réserve[2], occupation d'un secteur du front au sud-ouest de Méteren.
  • 6 - 18 mai : retrait du front, repos et reconstitution dans la région sud-est de Bailleul.
  • 18 mai - 7 juin : relève de la 12e division d'infanterie[2] dans le secteur sud-ouest de Méteren.
  • 7 - 23 juin : retrait du front, repos dans la région de Courtrai.
  • 23 juin - 11 novembre : relève de la 216e division d'infanterie dans le secteur de Locre à l'ouest de Kemmel[2]. La division occupe le secteur jusqu'au début du mois de novembre avant de participer au repli général des troupes allemandes. Après la signature de l'armistice, la division est transférée en Allemagne où elle est dissoute au cours de l'année 1919.

Chefs de corpsModifier

Grade Nom Date
Generalleutnant Karl Suren (de) 2 août - 2 novembre 1914
Generalleutnant Friedrich Rüdiger von Hertzberg (de) 3 novembre 1914 - 11 septembre 1917
Generalmajor Bernhard Boeß (de) 11 septembre 1917 - 1er juillet 1918
Generalleutnant Heinrich Büstorff (de) 1er juillet 1918 - 15 février 1919

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a, b, c, d et e US Army 1920, p. 202
  2. a, b, c, d, e, f et g US Army 1920, p. 203

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) United States Army, American Expeditionary Forces, Intelligence Section, Histories of Two Hundred and Fifty-one Divisions of the German Army which Participated in the War (1914–1918), Washington, Government Print Office, (ISBN 5-87296-917-1, lire en ligne)
  • (de) Gunter Wegner, Stellenbesetzung Der Deutschen Heere, 1815-1939 Die Hoheren Kommandostellen, vol. 1, Osnabruck, Bibliophile Books, (ISBN 3-7648-1780-1)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier