Éther (mythologie)

dieu primordial grec
Ether
mythologie grecque
Ether se bat contre un géant à tête de lion (Musée de Pergame à Berlin)
Ether se bat contre un géant à tête de lion (Musée de Pergame à Berlin)
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Æther
Fonction principale Personnifie la partie supérieure du ciel
Période d'origine Antiquité
Groupe divin Dieu primordial
Famille
Père Érèbe (Ténèbre) ou Chronos (Temps) voir Chaos (le Vide)
Mère Nyx (Nuit)
Fratrie Héméra
Conjoint Héméra (Jour)
• Enfant(s) Thalassa (la Mer)
Symboles
Attribut(s) la lumière céleste

Éther ou Æther est un dieu primordial dans la mythologie grecque de l'Antiquité. Il personnifie la partie supérieure du ciel, le domaine des autres dieux, la lumière céleste.

PrésentationModifier

ÉtymologieModifier

Ether vient du grec ancien Αἰθήρ / Aithḗr / Ajtɛʁ, de αιθέρας / Ajteʁas qui signifie « air » dans le sens, du ciel pur et supérieur, et αἴθω / aíthō qui signifie « (faire) brûler, allumer » .

Le récit d'Hésiode (VIIIe siècle avant JC)Modifier

Dans la Théogonie, poème écrit par Hésiode durant l'Antiquité[1], Ether est le fils d'Érèbe (les Ténèbres) et de Nyx (la Nuit). C'est le frère d'Héméra (le Jour), mais la tradition orphique en fait le fils de Chronos (le Temps).

Les fables d'Hygin (Ier siècle avant JC)Modifier

Hygin, en revanche, lui donne, dans la préface de ses Fables, pour parents les Ténèbres ou l'Obscurité et le Chaos, pour frère l'Érèbe, pour sœur Nyx, pour sœur et épouse Héméra avec laquelle il engendre à son tour Gaïa (la Terre), Ouranos (le Ciel) et Thalassa (la Mer).

Enfin, s'étant uni à sa fille Gaïa, il enfante les dieux originels généralement attribués à Ouranos ou à Nyx : Algos (la Douleur), la Colère, la Mendicité, l'Intempérance, Neikos (les Disputes), Léthé (l'Oubli), l'Inceste, Océan, Thémis, le Tartare, Pontos (le Flot), puis les principaux Titans Atlas, Hypérion, Polos, Cronos, Rhéa, Moneta (semi-équivalent latin de Mnémosyne) et Dioné — et pour finir, les trois Érinyes.

ReprésentationsModifier

Ether lui-même personnifie le Ciel dans ses parties supérieures. L'air y est plus pur et plus chaud. C'est celui qui est respiré par les dieux, contrairement à l'Ær (en grec ancien ἀήρ / aḗr), l'air des parties inférieures du ciel, respiré par les mortels.

Notes et référencesModifier

  1. Théogonie, 124-125

Voir aussiModifier

Sources / BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier