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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Billard (homonymie).

Établissements Billard
illustration de Établissements Billard
Une draisine Billard, circulant jadis sur le réseau breton et préservée par l'ACFCdN.

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Pierre BillardVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Matériels de chemin de fer

Les établissements Billard sont une entreprise de construction de matériel ferroviaire basée à Tours et spécialisée dans la construction d'autorails légers et de matériels à voie métrique et étroite.

L'entreprise, créée en 1920, connaît un important développement jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. Confrontée par la suite à de graves difficultés financières, elle disparaît en 1964. Une partie de son activité est reprise par Socofer.

Sommaire

HistoireModifier

En la «société Billard, Chatenay et Cie » est créée à Tours par Pierre Billard. Elle est située près de la gare mais sans raccordement avec les installations ferroviaires. Elle construit surtout alors des pièces pour les automobiles mais, deux ans plus tard, obtint la commande de nombreuses draisines[1].

 
Action des Anciens Etablissements Billard & Cie en date du 4 juillet 1928.

En 1928, une nouvelle entreprise est créée, la « société des anciens établissements Billard & Cie » ; elle absorbe la précédente. Elle est spécialisée dans la construction de draisines et locotracteurs à destination des réseaux de chemins de fer, des industriels pour les embranchements privés et de l'armée française. Les usines s'agrandissent en 1931 en occupant également les anciens ateliers de la compagnie des chemins de fer de la Vendée ; toute l'activité est transférée sur ce site en 1934[2],[3].

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Billard emploie 600 salariés. Dans la nuit du 19 au 20 mai 1944[4], l'usine de Tours est gravement endommagée dans des bombardements alliés et ne reprend une activité normale qu'au milieu de 1945[5] et travaille alors surtout pour les réseaux de chemin de fer étrangers[6].

En 1956, l'établissement est menacé d'expropriation dans le cadre de la construction du quartier du Sanitas à Tours[7]. Il est alors envisagé de s'installer dans d'autres locaux (les ateliers du PO à Saint-Pierre-des-Corps[8]), voire de reprendre les établissements Fouga et Cie de Béziers.

Des difficultés financières entraînent l'abandon de ces projets et, le , l'entreprise cesse son activité, mettant au chômage 250 personnes[8]. Socofer à Tours et Soulé à Bagnères-de-Bigorre poursuivent la fabrication des modèles Billard[9].

ProductionModifier

Les draisinesModifier

Les draisines construites par Billard (DU49, DU50D) ont été livrées aux différents réseaux de chemins de fer secondaires, aux grandes compagnies puis à la SNCF.

Les locotracteursModifier

 
Locotracteur Billard Y 7200

L'entreprise a construit des locotracteurs à voie étroite et à voie normale :

À voie étroite (60 cm)Modifier

La lettre T indique tracteur, le numéro la puissance du moteur, le D pour diesel (moteur CLM), P pour moteur Panhard ou G pour Génie (militaire) et le dernier numéro pour le nombre d'essieux.

Par ordre chronologique de construction, on trouve les :

  • T50D
  • T50D3
  • T80D3
  • T75D
  • T75P
  • T75G
  • T100D

Ils sont avant tout conçus pour l'industrie, en particulier pour le transport de betteraves (T50D2 et T80D3), ou pour les chemins de fer militaires français. Ils seront utilisés entre autres pour la desserte de la ligne Maginot, mais surtout par les troupes d'occupation allemandes et l'organisation Todt.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les T75D et les T100D furent utilisés à leur tour dans les industries betteravières, des carrières, les sablières de Nemours.

À voie normaleModifier

Différents types de locotracteurs, dont 130 exemplaires de la série Y 7100, sont réalisés pour la SNCF[9]. SOCOFER a aussi eu la charge du projet Y9000 pour la livraison de 110 locotracteurs à INFRA, dont 22 réalisés par ses soins, les 88 autres étant faites au Technicentre de Rouen Quatre Mares.

Les autorailsModifier

 
Autorail Billard N° 314, type A 80D, du Chemin de fer du Vivarais
  • Type A80D,
  • Type A 135 D,
  • Type A 150 D,
  • Type A 210 D,

Divers réseaux européens

 
Une rame construite par Billard pour le chemin de fer de Diakofto (Grèce), composée de deux voitures dont une motorisée encadrant un fourgon contenant un groupe électrogène pour alimenter les moteurs de traction.
  • En Grèce
  • En Espagne
  • En France
    • Une Micheline a été construite dans les années 30,pour le PO
    • Trois autorails à bogies sur châssis long ont été livrés au Nord-Est.
    • Une série d'autorails à deux essieux a été réalisée pour les CFD et la SNCF en 1949-50
    • Une série d'autorails FNC a été livrée à la SNCF

La solidité de son matériel et la simplicité de sa construction, font que beaucoup d'engins de cette firme circulent toujours aujourd'hui.

Le matériel Billard préservéModifier

LocotracteursModifier

type T 50

type T 60D, sur le Petit train d'Artouste

type T 75, en plusieurs variantes (dont le prototype de la série, et des exemplaires militaires) sur le Tacot des Lacs, au Train Touristique de Saint Trojan ou bien encore à l'APPEVA, au Chemin de fer touristique du Tarn au Train de Rillé ainsi qu'au Fort d'Uxegney

type T 100,

AutorailsModifier

Voie métriqueModifier

 
type A 150 D1 construit pour les tramways d'Ile et Vilaine
type A 150 D
type A 80 D
 
L'autorail Billard A 80 D 313 des Voies ferrées du Velay.
type A 150 D2 Articulé
type A 150 D8
Remorques R 210
Remorques issues de la transformation d'autorail A 150 D
Remorques issues de la transformation d'autorail A 80 D
  • XBD 242, MTVS (arrivée sur le site de Crèvecœur-le-Grand le 4 février 2016), ex A80D n°32 de 1937 ayant roulé sur les CFD Charentes,les CFD Yonne, le BA, le POC et sur les Chemins de Fer Corse en tant que remorque après démotorisation.
Remorques messageries

Voie normaleModifier

 
L'autorail Billard à voie normale X 901 préservé par la Transvap.
type A 75 D
  • X 901, Chemin de fer touristique de la Sarthe ex Chemin de fer Mamers-Saint Calais (MStC)
  • X 902, Train des Mouettes accompagné d'une remorque (Propriété FACS)
  • X 903, Chemin de fer touristique de la Sarthe ex Chemin de fer Mamers-Saint Calais (MStC),  Classé MH (1997)[11].
  • X 907, Transvap, en attente de réparation après accident au CFTR.
  • X 915 2, Agrivap, garé sous abri en attente de restauration.

Véhicules transformés et modernisésModifier

Galerie photoModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Monteil et Colombier 2003, p. 92.
  2. Chapuis 1981, p. 40.
  3. Monteil et Colombier 2003, p. 93.
  4. « Le 20 mai 1944, Tours dans un décor d'apocalypse », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  5. Monteil et Colombier 2003, p. 94.
  6. Monteil et Colombier 2003, p. 96.
  7. L’histoire du Sanitas en images sur tmvtours.fr
  8. a et b Monteil et Colombier 2003, p. 98.
  9. a et b Chapuis 1981, p. 44.
  10. Jean-Pierre Crozet, « Les autorails Billard-Soulé », sur LE CHEMIN DE FER FRANCO-ÉTHIOPIEN de DJIBOUTI à ADDIS-ABEBA de 1900 à 1980, (consulté le 21 avril 2009)
  11. Notice no PM72001291, base Palissy, ministère français de la Culture

BibliographieModifier

  • Yves Broncard, Autorails de France : Les Autorails légers des années 1930, Les Autorails légers des années 1940, Billard (Band 4), Édition La Vie du rail, Paris, 2007 (ISBN 2-915034-68-0)
  • Jacques Chapuis, « Billard, un grand nom pour les secondaires », La Vie du Rail, no 1784,‎ , p. 39-44.
  • Bernard Monteil et Christine Colombier, « Les ateliers du chemin de fer de Tours et de sa région », Revue d'histoire des chemins de fer, nos 28-29,‎ , p. 73-99 (ISSN 0996-9403)
  • Jean-Claude Riffaud, Les automotrices Billard, monographie parue dans le N° 24 (1982-4) de la revue Magazine des tramways à vapeur et des secondaires

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier