Érigyios

Érigyios
Décès v.329 av. J.-C.

Mort au combat
Origine Mytilène
Allégeance Alexandre le Grand
Grade Hipparque
Conflits Conquête de l'empire perse
Faits d'armes Bataille du Granique
Famille Frère de Laomédon

Érigyios (en grec ancien Ερίγυιος / Erigyios), mort vers 329 av. J.-C., est un compagnon et un général d'Alexandre le Grand. Originaire de Lesbos, il est l'un des Grecs non-Macédoniens, de plus haut rang au sein de l'armée macédonienne.

BiographieModifier

OriginesModifier

Fils de Larichos qui appartient à l'aristocratie de Mytilène (Lesbos)[1], il fait partie, avec son frère Laomédon, des Compagnons (hetairoi) d'Alexandre le Grand qu'il connaît depuis l'enfance. Il participe aux intrigues de l'« affaire Pixodaros » contre Philippe II qui le fait exiler en compagnie de son frère, Laomédon, de Ptolémée, d'Harpale et de Néarque[2]. Il est l'un des Grecs de plus haut rang au sein de la cour macédonienne avec notamment Eumène de Cardia et Néarque.

Général d'AlexandreModifier

Érigyos commande en tant qu'hipparque le corps des cavaliers grecs[3]. Mais il n'est pas impossible que Diodore de Sicile a pu commettre une erreur, car c'est Philippe, fils de Ménélas, qui est mentionné comme chef des cavaliers alliés à la bataille du Granique selon d'autres sources[4]. Mais Arrien donne aussi Érigyios comme hipparque aux côtés de Philippe[5].

En 330 av. J.-C., il conduit, avec Phrataphernès, Artabaze, Caranos et Andronicos, un corps expéditionnaire en Arie pour réprimer l'insurrection de Satibarzanès, le satrape révolté allié à Bessos, qu'il tue en combat singulier et dont il rapporte à la tête à Alexandre[6]. Érigyios trouve la mort en combattant près de Samarcande vers 329 av. J.-C.

Notes et référencesModifier

  1. R. Malcolm Errington, A History of the Hellenistic World: 323 - 30 BC, John Wiley & Sons, 2011. (ISBN 9781444359596)
  2. Plutarque, Vie d'Alexandre, 10.
  3. Diodore, XVII, 17, 4.
  4. Pierre Briant, Antigone le Borgne, coll. « Annales littéraires de l'université de Besançon », 152, Presses de l'université de Franche-Comté, 1973, p. 28.
  5. Arrien, III, 6, 6 ; 11, 18.
  6. Arrien, III, 28, 3 ; Quinte-Curce, VII, 4, 33–37 ; Diodore, XVII, 83, 4-6.

SourcesModifier