Élisabeth de Saxe (1830-1812)

aristocrate allemande
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La princesse Élisabeth de Saxe (en allemand, Maria Elisabeth Maximiliana Ludovika Amalie Franziska Sophia Leopoldine Anna Baptista Xaveria Nepomucena Prinzessin von Sachsen), née le à Dresde[1], et morte le à Stresa[1], seconde fille et troisième des neuf enfants du roi Jean Ier de Saxe et d'Amélie de Bavière, est un membre de la Maison de Wettin, devenue par mariage princesse de Savoie et duchesse de Gênes.

BiographieModifier

 
Élisabeth de Saxe enfant (lithographie de Sprinck, 1837)

Élisabeth se marie le , à Dresde, avec Ferdinand de Savoie (1822-1855), frère du roi Victor-Emmanuel II de Sardaigne, puis d'Italie.

Deux enfants sont issus de cette union[2]:

Veuve, Élisabeth se remarie secrètement le [3] à Agliè[4], avec Niccolo, marquis Rapallo (Cagliari - Turin ), son chambellan. L'union est découverte, le scandale est retentissant. La princesse est chassée de la cour de Turin, mais sur les conseils de Cavour, le Roi accepte de titrer Niccolo comme marquis, à condition que les époux fassent chambre séparée, qu'Élisabeth soit considérée comme subordonnée à son mari et que ce dernier accède au palais royal uniquement par les entrées de service[5]. Cette seconde union - laquelle se termine par le suicide de Niccolo - est demeurée sans postérité.

Seule fille du couple royal de Saxe à mourir à un âge avancé, elle s'éteint à 82 ans en 1912 à Stresa, sur les bords du lac Majeur, sous le règne de son petit-fils, le roi Victor-Emmanuel III d'Italie.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Michel Huberty et Alain Giraud, L'Allemagne dynastique : Hesse-Reuss-Saxe, t. I, p. 526
  2. ENACHE, Nicolas, La descendance de Marie-Thérèse de Habsbourg, reine de Hongrie et de Bohême, Paris, L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, , 800 p. (ISBN 2-908003-04-X), p. 207
  3. ENACHE, Nicolas, La descendance de Marie-Thérèse de Habsbourg, reine de Hongrie et de Bohême, Paris, L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, , 800 p. (ISBN 2-908003-04-X), p. 431
  4. L'Indépendance Belge du 5 novembre 1856 précise les circonstances de cette union secrète : "La nouvelle Marquise [Élisabeth] est installée au château de Govone avec un train de vie fort modeste, toute sa cour ayant pris congé d'elle. La famille royale a pris des arrangements pour qu'elle jouisse à peu près de 50 mille francs de rentes de plus que ses droits ne lui assurent et que le testament du duc de Gênes ne pouvait lui faire espérer. On a répandu diverses versions sur la célébration de son mariage; voici celle qui est seule vraie. La veuve du duc a fait appeler à trois heures du matin sa dame d'honneur mandée exprès, et avec le plus grand mystère, au château d'Agliè. Celle-ci s'est levée et s'est rendue à la chapelle où elle a trouvé Mgr Moreno, évêque d'Ivrée, célébrant le mariage. Le marquis est parti aussitôt après pour Gênes où il s'est embarqué. Lorsque le mariage a été connu, l'étonnement a été général car le capitaine Rapallo est un homme fort ordinaire comme esprit, fort bon garçon, mais laid au possible."
  5. KATZ Robert, The Fall of the House of Savoy,New York, 1971, pp.53-4