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Égoïsme

tendance à privilégier son intérêt propre aux dépens de celui du reste du monde
« L'Égoïsme personnifié », caricature dans Le Bon Genre, vers 1800.

L’égoïsme est un tempérament qui consiste, dans une définition populaire, à avoir tendance à privilégier son intérêt propre aux dépens de celui du reste du monde en général, ou d'autrui en particulier[1]. Toutefois, ce terme peut revêtir une signification particulière en philosophie selon les auteurs ; certains s'en revendiquent ouvertement. Des doctrines annexes y sont fréquemment associées, péjorativement ou non, notamment le solipsisme, le nihilisme et l'individualisme anarchiste.

L'égoïsme est traditionnellement considéré comme un défaut blâmable, à l'opposé de l'altruisme, et ce principalement sous l'influence des religions abrahamiques.

Il se distingue sémantiquement de l'égocentrisme qui est la tendance à ramener tout à soi-même, et à se sentir le centre du monde[1]. L'égoïsme se rapproche parfois de l'individualisme lorsque ce dernier terme est entendu de façon populaire et péjorative, notamment par certains penseurs collectivistes ou nationalistes.

Il est aussi utilisé dans des pièces de théâtre telles que Les Fourberies de Scapin de Molière.

Sommaire

Sciences humainesModifier

ÉtudesModifier

Plusieurs études scientifiques récentes, pour la plupart conduites en Amérique du Nord, ont mis en évidence une plus grande facilité à ne penser qu'à soi quand on se sent moins dépendant des autres.

Paul Piff et ses collègues ont par exemple montré que les conducteurs riches ont moins de chances de céder la priorité quand ils sont au volant de leur véhicule, que les étudiants les plus aisés ont moins de chances de rendre la monnaie à ceux qui leur ont demandé un café ou de se servir de friandises qui ne leur sont pas destinées[2].

Au Canada, une équipe de neurologues a également constaté, en observant la stimulation des cerveaux de trois groupes tests auxquels elle a donné des niveaux de pouvoir différents, que les membres du groupe ayant reçu le plus de pouvoir montrent moins d'empathie ou de préoccupation pour les autres que les membres du groupe ayant reçu moins de pouvoir[3].

PhilosophieModifier

OccidentaleModifier

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PsychanalyseModifier

FreudModifier

LacanModifier

NeilModifier

ReichModifier

GroddeckModifier

ReligionModifier

ChristianismeModifier

Dans le christianisme, et d’autant plus dans l’orthodoxie et le catholicisme, l’égoïsme est combattu et considéré comme étant l’opposé sémantique et philosophique de « l’amour », dite d’origine divine. L’égoïsme est souvent associé à la vanité et à l’orgueil, car selon de nombreux théologiens, il découle généralement de ces deux caractéristiques, et conduit inexorablement l’individu à s’éloigner du message du Christ, ainsi que des dogmes chrétiens. Il s'agit donc, implicitement, d'un péché qui s'avérera mortel pour nombre d'érudits Chrétiens.

CatholicismeModifier

OrthodoxieModifier

ProtestantismeModifier

IslamModifier

SunnismeModifier

ChiismeModifier

KharidjismeModifier

JudaïsmeModifier

Judaïsme antiqueModifier

Judaïsme médiévalModifier

Judaïsme moderneModifier

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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