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Église Notre-Dame-du-Rosaire de Paris

église située à Paris, en France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Notre-Dame-du-Rosaire.

Église Notre-Dame-du-Rosaire
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame-du-Rosaire de Paris
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1910
Fin des travaux 1911
Style dominant romano-byzantin
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 49′ 45″ nord, 2° 18′ 29″ est

Géolocalisation sur la carte : 14e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 14e arrondissement de Paris)
Église Notre-Dame-du-Rosaire

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Notre-Dame-du-Rosaire

L'église catholique Notre-Dame-du-Rosaire est située 194 rue Raymond-Losserand (accessible également par la cité Blanche) dans le quartier de Plaisance du 14e arrondissement de Paris. De style romano-byzantin[1], elle fut construite entre 1910 et 1911 sur les plans de Pierre Sardou. L'église fait partie des édifices labellisés patrimoine du XXe siècle de Paris.

Sommaire

HistoireModifier

Mademoiselle Salomé Ascher[2] (Wolfisheim, Alsace 15/01/1826 - 23/02/1895), Fille du Cœur de Marie, institutrice, ouvre en janvier 1885 une modeste école dans le sud du quartier de Plaisance. La rue de Vanves, actuelle rue Raymond Losserand, traverse ce jeune et pauvre quartier, partie intégrante du 14e arrondissement depuis 1860.

L’abbé Soulange-Bodin, vicaire de Notre-Dame de Plaisance, allait à l’école de Mlle Acher pour faire le catéchisme avant d’installer un oratoire dans le quartier, la chapelle Notre-Dame du Rosaire. Son successeur, l’abbé Boyreau, prêtre marqué par la doctrine sociale de l'Église et en particulier par l'encyclique Rerum Novarum, agrandit l'école, crée cercles, patronages et multiples associations[3].

Les Œuvres de Notre-Dame du Rosaire[4] sont ainsi nées et seront développées par des prêtres tels que l'abbé Boyreau et Jean Viollet, ce dernier créera à son tour les Œuvres du Moulin Vert.

 
Église Notre-Dame-du-Rosaire

La Société Immobilière de la Région Parisienne organise en avril 1909 un concours auprès de ses architectes pour concevoir une église paroissiale au 196 rue de Vanves, dont le cahier des charges est inspiré par l’abbé Boyreau. Le projet retenu est celui de l'architecte Pierre Sardou pour une église en style romano-byzantin, avec probablement des influences roman-florentin, inspirée de celle des Saints Apôtres de Florence. Pierre Sardou obtient en 1919 le prix Bailly de l'Académie des Beaux-Arts pour l'érection de l'église Notre-Dame du Rosaire.

L'église sera édifiée entre 1909 et 1911. Il s’agit de l’une des premières églises construites après la Loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. L’église est consacrée le 29 juin 1911 par Mgr Léon-Adolphe Amette sous le nom de Notre-Dame du Rosaire.

 
Plaque funéraire d'Emmanuel Boyreau

L’abbé Boyreau, Directeur des Œuvres de Notre-Dame du Rosaire, est nommé premier curé de la paroisse le dimanche 2 juillet 1911 dans une cérémonie présidée par M. Le Chanoine Soulange-Bodin, alors curé de Saint-Honoré d’Eylau. Le maître-autel est consacré par l’archevêque de Paris, Mgr Amette, le 9 novembre 1911.

Marcel Caillet est devenu curé de la paroisse, en 1937 à la suite du décès de l'abbé Boyreau.

Curés de la paroisse : Boyreau (1911-1937), Marcel Caillet (1937-1943), Jacques Guilhem (1943-1951), Robert Leclercq (1951-1961), Paul Sénart (1961-1967), Roger Jaffrés (1967-1975), Pierre Chaveton (1975-1983), Henri Valois (1983-1992), Francis Barjot (1992-2001), Didier Duverne (2001-2007), Gérard Boët (2007-2017) et Emmanuel Tois (à partir de 2017).

La disposition du chœur est modifiée après le Concile Vatican II pour dire la messe face au peuple et pouvoir concélébrer. Le maître-autel est remplacé par un autel en granit (1967). Le ciborium, les luminaires et les grilles sont supprimées.

Un narthex est construit, à la fin des années 1970, pour un meilleur accueil et pour économiser le chauffage, ainsi qu'un oratoire inauguré en 1980.

En 1996, des travaux de rénovation embellissent l'église : nettoyage des briques, mosaïques latérales dévoilées et mosaïque centrale restaurée, nouvel équipement du chœur, sol du chœur élargi en arrondi vers l'assemblée...

Lors des Pâques 2003, un nouvel oratoire est inauguré, ainsi que le vitrail des Noces de Cana de Jean-Louis Lambert.

DescriptionModifier

L'église édifiée en style romano-byzantin par Pierre Sardou entre 1909 et 1911, est l'une des premières construites après la séparation de l'Église et de l’État. La brique, omniprésente, est redevenue jaune clair après la réfection de l'intérieur et de l'extérieur en 1996. Le volume est simple et clair, colorée par les vitraux, notamment ceux de la rose, qui a la particularité d'être éclairée par la lumière du couchant. La voûte est en bois avec une charpente apparente.

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Éléments artistiques à signaler[5] :

 
L'orgue de tribune
  • L’orgue, véritable bijou d'Aristide Cavaillé-Coll, construit en 1880, acquis par l'abbé Boyreau en 1913 pour l'église, restauré et agrandi en 1945 et complètement rénové à la fin des années 1990.
  • Vitrail d'origine de la rose, de Henri-Marcel Magne, ayant pour thème "La Crucifixion", est situé au chœur.
  • Vitraux d’origine de Jacques Grüber. Les vitraux du premier niveau de l'autel montrent les quatre évangélistes (sur fond jaune), ceux du deuxième niveau montrent le noms de Jésus-Christ (sur fond rouge) et ceux de la nef récitent les litanies de la Vierge (sur fond bleu).
  • Vitraux des deux chapelles latérales ("Saint Joseph et l'Enfant Jésus" et "Le Sacré Cœur"), ajoutés après l'érection de l'église.
  • Groupe de pierre « La vierge et l'enfant Jésus remettant le rosaire à Saint-Dominique et à Sainte-Catherine de Sienne », d'après le tableau de Sassoferrato, sculptée par Paul Darbefeuille.
  • Chemin de croix, de Henri-Marcel Magne, restauré dans les années 1990.
  • Triptyque de Sainte-Anne « L'éducation de la Vierge », de Henri-Marcel Magne, de 1913 restauré dans les années 1990.
  • Statue de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus en pierre, bas-côté droit, du sculpteur Albert Dubos (ancien élève des Ateliers d'art sacré).

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Apports artistiques récents :

  • Statue de Notre-Dame du Rosaire de Michel Serraz, à l’extérieur, inaugurée en 1958. Le père de l'artiste, Georges Serraz, également sculpteur, avait prévu la pierre. Éclairage de la statue le 8 décembre 2014, fête de l'Immaculée Conception, lors de l'Avent 2014.
  • Narthex construit entre 1977 et 1980, conçu par l'architecte Bernard Delaye, surplombé de la phrase « Tout ce qu'il vous dira, faites-le » (Jn 2,5).
  • Mosaïques du chœur, dévoilées et restaurées en 1996 (Jean-Louis Lambert).
  • Éléments de la célébration : autel, ambon et sièges (conçus par Laurence Baufine-Ducrocq et réalisés par F. et J. Ledru)
  • Oratoire, de 2001/2002, inauguré en Pâques 2003 (Nicolas Prével).
  • Vitrail des Noces de Cana (Jean-Louis Lambert) installé dans l'oratoire.
  • Statue de Notre-Dame-des-Nations (Joseph Pyrz) symbolisant la diversité de la population du quartier, à l’intérieur à gauche.
  • Armoire des huiles saintes (Joseph Pyrz), inspirée du buisson ardent, à l’intérieur à droite.
  • Signal en mosaïque, représentant la colombe et la croix, à l’extérieur aux deux côtés du clocher.
  • Cuve baptismale, à l'entrée de l'église.

Le label "Patrimoine du XXe siècle" du Ministère de la Culture a été décerné à l'église Notre-Dame-du-Rosaire en 2011 (EA75000010) par la DRAC de l'Ile-de-France. La qualité architecturale, les données esthétiques et l’apport du point de vue de l’histoire sont des critères qui ont présidé à ce choix.

Organisation et Vie paroissialeModifier

Les paroissiens, appelés les « rosariens » depuis des décennies, abrègent souvent le nom de leur paroisse en NDR. La paroisse est dynamique et vivante, établie dans un quartier de racines populaires et depuis toujours très divers.

Instances de la paroisse :

  • Le Père Emmanuel Tois a été installé comme curé de la paroisse par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, le 1er octobre 2017. Le curé est assisté par un vicaire, le Père Philippe Dumas, supérieur adjoint de la maison Marie-Thérèse (maison de retraite pour les prêtres). Ils sont aidés par un prêtre étudiant, le Père Leandre Mapoba, et par un diacre permanent, Hervé Masurel. La paroisse accueille aussi un séminariste, Paul Ngo Ngoc Thang, formé pour le diocèse de Thanh Hóa, au Vietnam. Le Père Vincent Bellouard, aumônier de l’hôpital Saint-Joseph, apporte aussi sa contribution à la paroisse.
  • Le Conseil Pastoral assiste de façon régulière le curé de la paroisse dans ses responsabilités pastorales et de gouvernement de la paroisse.
  • Le Grand Conseil, ou Conseil Pastoral Élargi, réunit un représentant de chaque groupe ou service de la paroisse.

La paroisse est en étroite collaboration avec le doyenné, qui recouvre le territoire du 14e arrondissement, et les autres paroisses Saint Dominique, Notre Dame du Travail et Saint Pierre de Montrouge.

Lieu de prière, l'église accueille les messes dominicales (samedi 18 h, dimanche 10 h 30 et 19 h) et en semaine à l'oratoire. Plusieurs activités ont lieu, telles que des réunions de Prière, les Journées d'Amitié et des sorties paroissiales.

La paroisse a célébré son centenaire avec la devise « 1911-2011 Cent ans au cœur de notre quartier » du 8 mai 2011 à fin 2011.

Les derniers événements remarquables :

  • Année 2016 : expositions sur les grands témoins de la foi
  • Avent 2015 : Année jubilaire de la miséricorde
  • Avent 2014, année de la mission : "le Rosaire hors les murs"  (expo-photo des crèches, concerts des chorales, crèches à l'extérieur et à l’intérieur, sapin décoré par les enfants...)

Le thème de l’année 2017 est "Si tu savais le don de Dieu".

Associations, services et mouvementsModifier

L'accueil, assuré par une équipe de laïcs, à l'entrée de l'église, fournit des renseignements sur la paroisse.

L'accueil est ouvert du lundi au vendredi de h à 12 h et de 16 h à 19 h et le samedi de 10 h à 12 h (hors vacances scolaires).

Mouvements d'adultes :

Services et mouvements pour les jeunes :

Autres Services :

  • Animation et liturgie
  • Accueil
  • Deux chorales paroissiales : classique et "joies du rosaire", en plus de la chorale de l’aumônerie
  • Décoration florale
  • Organisation des Journées de l'Amitié et des événements, chapelet, etc.

Notes et référencesModifier

  1. Mémoire de recherche sur la construction de l'église paroissiale Notre-Dame du Rosaire de Plaisance à Paris de 1885 à 1911. Lydie Perraud, 2014.
  2. La société des Filles du Cœur de Marie d'après ses Annales. Abbé Henri-Raymond Casgrain, 1905.
  3. Courrier de N.-D. du Rosaire, numéro sur les fêtes jubilaires du 10 février 1935
  4. Les Œuvres de N.-D. du Rosaire, associations ouvrières de la Porte de Vanves. Extrait de la Revue Philanthropique, Paris 1897
  5. Dépliant sur l'Église Notre-Dame du Rosaire (Anne Lambert, Toussaint 2004/2006)

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier