Zachas, aussi appelé Tzachas en grec byzantin Τζαχᾶς, Çaka Bey en turc (lire «Tchaka Bey» )[note 1] ou Émir Tchaka de Smyrne[1], est un émir turc seldjoukide qui a régné sur un État indépendant basé à Izmir. Il est mort en 1093.

Zachas
Image dans Infobox.
Buste (moderne) de Zachas au Musée naval de Mersin.
Biographie
Décès
Activité
Autres informations
Grade militaire

Emprisonné par les Byzantins alors qu’il effectue une expédition en Asie Mineure, Zachas apprend le grec en quelques mois. Devenu habitué du palais impérial, il est gratifié d’un titre de noblesse (protonobélissime). Pour s’emparer de l’Empire, il s’installe à Smyrne avec l’aide d’un armateur grec et constitue une flotte de guerre d’une centaine de bâtiments. Il occupe d’abord de nombreuses îles (dont Rhodes, Chios et Samos) et étend son autorité sur la côte égéenne. Il se proclame basileus et lance sa flotte à l’assaut de Constantinople à partir de 1090. Alexis Ier Comnène doit déployer d’énormes forces pour repousser ses attaques et détruire une partie de ses vaisseaux.

À la fin de l’année 1092, Zachas offre la main de sa fille au sultan de Rum Kılıç Arslan Ier, fils de Süleyman Ier Shah, jusque-là emprisonné par Malik Shah Ier, pour s’en faire un allié contre Byzance. L’année suivante, sur une suggestion d'Alexis Comnène, Kılıç Arslan invite son beau-père à un banquet à Abydos et le poignarde, semble-t-il de sa propre main. Le fils de Zachas lui succède. Il perd ses possessions au profit des croisés après la bataille de Dorylée en 1097.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La forme turque de Tzachas ne figurait pas dans les documents historiques. Le nom «Çaka» («Çaka Bey») a prévalu, en particulier en Turquie, après son utilisation par Akdes Nimet Kurat (tr) dans son ouvrage Çaka: Orta Zamanda İzmir ve Yakınındaki Adaların Türk Hakimi, Istanbul, 1936. (tr), "[...] yüksek siyasî ve askerî görüş sahibi olarak büyük önem taşıyan bu bey'in adının gerçek söylenişi henüz tamamen kesinliğe kavuşmuş değildir. Bu hususta şimdiye kadar üç ihtimal ileri sürülmüştür: Çaka, Çağa, Çakan. AN Kurat'ın bunu «Çaka» kabûl ederek eserini de «Çaka Bey» diye adlandırması, özellikle memleketimizde Çaka şeklinin yaygınlaşmasına yol açmıştır denebilir". (Tarih Dergisi, Cilt 20, İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi, İbrahim Horoz Basımevi, 1983, p. 56. (tr))

RéférencesModifier

  1. Norwich, Byzantium: The Decline and Fall, vol. 3, p. 50.

BibliographieModifier