Yannick Moreau (haute fonctionnaire)

haute fonctionnaire française

Yannick Moreau, née Yannick Polo le à Nantes, est une haute fonctionnaire française.

Yannick Moreau
Yannick Moreau.jpg
Fonctions
Présidente
Section sociale du Conseil d'État français (d)
-
Présidente
Conseil d'orientation des retraites
-
Présidente
Conseil supérieur de la prud'homie (d)
-
Jean-Pierre Cochard (d)
Jean-Marie Pauti (d)
Présidente
Institut de veille sanitaire
depuis
Commissaire du gouvernement
Cour supérieure d'arbitrage
depuis
Directrice de cabinet
Ministre de l'Éducation nationale (d)
depuis
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Yannick Françoise Marie PoloVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Famille
Conjoint
Gérard Moreau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions

CarrièreModifier

Elle est la fille de Henri Polo, agent de change et industriel nantais, et de Suzanne Cossé. Elle épouse Gérard Moreau, ancien camarade de promotion à l’École nationale d'administration (ENA), conseiller-maître à la Cour des comptes et directeur de la Population et des Migrations.

Diplômée de HEC, docteur en droit, et ancienne élève de l'ENA, elle devient auditeur puis maître des requêtes au Conseil d'État quand François Mitterrand la nomme en 1981 conseillère technique au secrétariat général de l'Élysée, chargée des affaires sociales.

En juillet 1984, elle devient directrice du cabinet de Jean-Pierre Chevènement nommé ministre de l'Éducation nationale[1].

À partir de 1986, elle est commissaire du gouvernement près de la Cour supérieure d'arbitrage, puis en 1988 auprès des formations du contentieux. De 1989 à 1991 elle est secrétaire générale pour l'administration du ministère de la Défense.

Elle est promue conseillère d'État en 1990.

Directrice générale adjointe, chargée des relations sociales et des ressources humaines, à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) en 1992, elle devient en 1995 présidente de sous-section au Conseil d’État et directrice du programme d’études avancées Gestion des transformations sociales à l'Institut d'études politiques de Paris.

Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, la nomme présidente de l’Institut de veille sanitaire et présidente du Conseil supérieur de la prud’homie en 1999.

Nommée par Lionel Jospin présidente du Conseil d'orientation des retraites (COR) en 2000[2], elle quitte le COR en pour prendre la présidence de la section sociale du Conseil d'État[2], fonction qu'elle exercera jusqu'en . Elle est enfin présidente adjointe de la section de l'Administration du Conseil d'État.

Elle a été nommée par décret du Premier ministre François Fillon au Haut conseil du dialogue social en , elle en assure la présidence des sessions.

Le , elle remet au Premier ministre Jean-Marc Ayrault un rapport, qu'elle préside, intitulé « Nos retraites demain : équilibre financier et justice »[3].

Elle est membre du club Le Siècle[réf. nécessaire].

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Who's who in France, 1994
  2. a et b [1]
  3. Rapport Moreau : « Nos retraites demain : équilibre financier et justice » (pdf, 5,6Mo)
  4. « Décret du 31 décembre 2015 », (consulté le 2 janvier 2016)
  5. Décret du 14 novembre 2011 portant promotion et nomination

SourcesModifier

  • Emmanuel Ratier, Au cœur du pouvoir: enquête sur le club le plus puissant de France, 1996

Liens externesModifier