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Wisit Sasanatieng

réalisateur thaïlandais
Wisit Sasanatieng
Description de cette image, également commentée ci-après
Wisit Sasanatieng en septembre 2006.
Naissance (55 ans)
Bangkok
Nationalité Flag of Thailand.svg Thaïlandais
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Les Larmes du tigre noir,
Citizen Dog

Wisit Sasanatieng (thaï วิศิษฏ์ ศาสนเที่ยง) est un réalisateur et scénariste thaïlandais né à Bangkok (Thaïlande) le 25 avril 1964. Il travaille souvent avec son épouse, Siriphan Techajindawong (Koynuch).

Wisit Sasanatieng est un des réalisateurs de la nouvelle vague du cinéma thaïlandais qui surgit en 1997 ( dont fait aussi partie Apichatpong Weerasethakul, Nonzee Nimibutr, Songyos Sugmakanan et Pen-ek Ratanaruang...)[1].

BiographieModifier

Années 1980 : les étudesModifier

À la fin des années 1980, Wisit Sasanatieng obtient un diplôme de la plus prestigieuse école des Beaux-arts de Bangkok, l'université de Silpakorn [2](comme son camarade de classe Nonzee Nimibutr en 1987)[3].

Il commence à travailler à la Film Factory avec son collègue Pen-ek Ratanaruang. Il réalise des spots publicitaires novateurs remarqués et se spécialise dans l'étalonnage et les couleurs (coloriste).

À partir de 1997 : début dans le cinéma comme scénariste puis réalisateurModifier

ScénaristeModifier

En 1997, le cinéma thaïlandais est moribond. C'est pourquoi Nonzee Nimibutr saisit l'occasion de se lancer dans le cinéma pour le renouveler. Il demande à Wisit Sasanatieng de lui écrire le scénario de son premier film Dang Bireley's and the young gangsters (1997). Wisit accepte. Le film recueille un immense succès. Puis Nonzee lui demande encore de lui écrire le scénario de son second film Nang Nak (1999). Wisit accepte de nouveau[4]. Et le film est à l'époque le plus grand succès de toute l'histoire du film thaïlandais.

RéalisateurModifier

À partir des années 2000, Wisit Sasanatieng devient réalisateur. Ses deux premiers films, le western Les larmes du Tigre Noir (2000) présenté au Festival de Cannes en 2001 dans la section « Un certain regard »[5] et la comédie écologique et romantique Citizen Dog (2003) : deux films remarquables pour leur humour et les couleurs roses, vertes... très kitch qui constitue la palette des images.

Ensuite il réalise le film d'horreur The Unseeable (2006); puis un film de super-héros, hommage aux films d'aventure d'antan avec le justicier masqué Red Eagle (2010), un justicier longtemps incarné par le très célèbre acteur (en Thaïlande) Mitr Chaibancha.

Ces dernières années, il tourne des films d'horreur dont le public adolescent thaïlandais est particulièrement friand : Senior (2015) et Reside (2018).

Filmographie[6]Modifier

RéalisateurModifier

ScénaristeModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Le temps du cinéma thaïlandais (par Valérie Cadet) », sur lemonde.fr, Le Monde,
  2. Collectif (Auteurs), 100e prise : le cinéma de demain, 100 nouveaux cinéastes, Paidon, , 432 p. (ISBN 978-0-7148-5976-7), Wisit Sasanatieng / Citizen Dog pages 348, 349, 350 et 351
  3. (en) Mary J. Ainslie et Katarzina Ancuta (Eds), Thai Cinema : The Complete Guide, I.B. Tauris, , 288 p. (ISBN 978-1-78831-141-0), p. Chapitre Réalisateur Article Wisit Sasanatieng page 16
  4. « Interview du réalisateur Nonzee Nimibutr (par Kim Lê) », sur asiexpo.fr,
  5. « Introduction au cinéma thaïlandais (par Gérard Fouquet) », sur cinematheque.fr, du 20 septembre 2006 au 1 octobre 2006
  6. « Bibliographie partielle », sur telerama.fr, Télérama
  7. (en) « Gun-Slinging Cowboys in Colorful Thailand », sur nytimes.com, The New-York Times,
  8. (en) « Spirits and the soul », sur nationmultimedia.com, The Nation (journal de Thaïlande en anglais),
  9. « Cannes 2018 : "10 years in Thaïlande", une dystopie chorale cosignée par Apichatpong Weerasethakul », sur lesinrocks.com, Les Inrockuptibles,
  10. (en) « The spirit inside », sur nationmultimedia.com, The Nation,

Liens externesModifier