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Pen-ek Ratanaruang
Description de l'image Pen ek Rattanaruang June 5 2007.jpg.
Naissance (57 ans)
Bangkok
Nationalité Flag of Thailand.svg Thaïlandais
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Fun Bar Karaoke,
Monrak Transistor,
Last Life in the Universe,
Vagues invisibles

Pen-ek Ratanaruang (Thai: เป็นเอก รัตนเรือง) est un réalisateur, scénariste, et producteur thaïlandais né à Bangkok (Thaïlande) le .

Pen-ek Ratanaruang est un des principaux réalisateurs de la (seconde) nouvelle vague du cinéma thaïlandais qui commence à partir de 1997 (et qui inclut Nonzee Nimibutr, Songyos Sugmakanan, Tinit Jitnukul, Wisit Sasanatieng, les frères Pang, Apichatpong Weerasethakul etc.)[1].

BiographieModifier

De 1977 à 1985, Pen-ek Ratanaruang vit aux États-Unis. Il est alors adolescent puis devient jeune adulte. Il étudie au Pratt Institute de New York et il obtient un diplôme en histoire de l'art. Il découvre pendant ses temps libres, en piochant au hasard, le cinéma de Jim Jarmusch, Yasujirō Ozu, Woody Allen et Fellini.

De retour en Thaïlande, il devient directeur artistique d'une agence de publicité. Il fraternise avec un de ses collègues de travail, Wisit Sasanatieng. Il fait ses débuts dans le cinéma comme décorateur.

En 1993, il commence à travailler pour The Film Factory, une compagnie de production de Bangkok pour la télévision[2].

En 1997, il réalise son premier long métrage : Fun Bar Karaoke[3], qui obtient le Prix spécial du jury au Festival des trois continents de Nantes.

Ensuite il tourne 6ixtynin9 (เรื่องตลก 69, Ruang talok 69) (1999), un film policier très drôle qui évoque la difficile situation en Thaïlande (crise financière et économique de 1997 en Asie du Sud-Est, corruption, conflit entre mafieux et policiers)[4]. Puis il fait Monrak Transistor (มนต์รักทรานซิสเตอร์) (2001)(sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2002), un film où il dépeint avec humour et réalisme un pays où l'on rêve de réussite musicale mais où partout règne violence et exploitation des plus démunis par ceux qui détiennent pouvoir et richesse.[5]

En 2003, il réalise Last Life in the Universe, avec le scénariste Prabda Yoon, le directeur de photographie Christopher Doyle et l'acteur japonais Tadanobu Asano. Asano joue le rôle d'un homme japonais qui va en Thaïlande pour tenter d'échapper à des yakuza [6].

En 2004, il est le narrateur (voix) dans le film surréaliste de son ami Wisit Sasanatieng, Citizen Dog.

En 2006, Pen-Ek travaille de nouveau avec Prabda, Doyle et Asano en réalisant le film Vagues invisibles, traitant de l'histoire d'un chef japonais qui commet un meurtre à Macao puis va en Thaïlande [7].

En 2008 sort sur les écrans français un film sur la relation homme/femme au sein du couple, intitulé Ploy. Le cinéaste décortique ici les rapports humains avec poésie et dilatation du temps [8]. Le film sort en DVD à la fin de l'année 2008. Last life in the universe et Ploy sont des paraboles à la fois désenchantées et empreintes d'humour sur la vie dans la mégapole [9]de Bangkok.

Il débute ensuite le tournage de Nymph (Nang Mai). Il s'agit d'une histoire baignée de surnaturel, basée sur la légende thaïlandaise des Nang Mai, esprits vivants dans les arbres. Il s'agit donc d'un certain changement de ton et de style pour le cinéaste, d'autant plus que le film est rangé dans la catégorie "horreur". Le film a été sélectionné au festival de Cannes 2009 dans la section Un certain regard.

En 2011, Pen-ek Ratanaruang réalise de nouveau un polar, Headshot [10].

En 2017, il réalise le superbe et troublant Samui Song[11] .

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Le temps du cinéma thaïlandais », sur lemonde.fr, Le Monde,
  2. (en) Mary J. Ainslie et Katarzina Aucuta (Eds), Thai Cinema : The Complete Guide, I.B. Tauris (éditions), , 288 p. (ISBN 978-1-78831-141-0), p. Chapitre Réalisateur Article Pen-ek Ratanaruang pages 14 et 15
  3. « Introduction au cinéma thaïlandais (par Gérard Fouquet) », sur cinematheque.fr, du 20 septembre 2006 au 1 octobre 2006
  4. (en) « Roommates, When Dead, Know How to Keep Quiet », sur nytimes.com, The New-York Times,
  5. Sous la direction d'Adrien Gombeaud, Dictionnaire du cinéma asiatique, nouveau monde (éditions), , 640 p. (ISBN 978-2-84736-359-3), Article Pen-ek RATANARUANG page 436
  6. (en) « FILM REVIEW; Asians With Nothing to Lose in Translation », sur nytimes.com, The New-York Times,
  7. « Vagues invisibles », sur lesinrocks.com, Les Inrockuptibles,
  8. « Ploy », sur lesinrocks.com, Les Inrockuptibles,
  9. Arnaud Dubus, Thaïlande : Histoire, Société, Culture, La Découverte (éditions), , 224 p. (ISBN 978-2-7071-5866-6), p. La palette de saveurs d'un cinéma créatif et impertinent page 205
  10. « "Headshot" : karma instantané », sur lemonde.fr, Le Monde,
  11. (en) « On unhappy woman and clumsy hitmen », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,

Liens externesModifier