William Kashtan

personnalité politique canadienne

William Kashtan
Illustration.
William Kashtan
Fonctions
Secrétaire général du
Parti communiste du Canada

(23 ans)
Prédécesseur Leslie Morris
Successeur George Hewison
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal, Québec, Canada
Date de décès
Nationalité Canadien
Parti politique Parti communiste du Canada
Conjoint Della (Bella) Etlin
Profession Politicien

William Kashtan (1909-1993) est secrétaire général du Parti communiste du Canada pendant 23 ans à partir de , plusieurs mois après la mort de Leslie Morris, et ce jusqu'au moment de prendre sa retraite en 1988. Le retard de son entrée en fonction est dû au fait que Tim Buck se soit opposé à sa nomination.

BibliographieModifier

Kashtan nait à Montréal, au Québec, en 1909. En 1927, à l'âge de 18 ans, il rejoint la Ligue de la jeunesse communiste. Deux ans plus tard, il déménage dans le sud de l’Ontario pour y organiser la LJC, puis en devient secrétaire général en 1930. En 1936, il participe à la fondation du Congrès de la jeunesse canadienne qui, à son apogée, compte plus de 400 000 membres[1].

Il se rend en Espagne au début de la Guerre civile espagnole et, à son retour, aide à organiser le bataillon Mackenzie-Papineau[2].

Après la Seconde Guerre mondiale, il est l’organisateur du Parti ouvrier progressiste à Toronto, nom sous lequel le Parti communiste est connu de 1943 à 1959, et devient ensuite directeur industriel, secrétaire au travail et organisateur central[1].

Il est un éternel candidat pour le Parti ouvrier progressiste, puis lorsque le Parti communiste du Canada reprendra son nom, il en devient le secrétaire général en 1965, en dépit de l’opposition du président du parti et chef de longue date Tim Buck .

Kashtan ne parviendra jamais à remporter une élection à la Chambre des communes du Canada et prendra sa retraite en 1988. Communiste orthodoxe et pro-Moscou, il a constamment soutenu l'Union soviétique dans les différents changements de politique au Kremlin. Kashtan s’est opposé à l'eurocommunisme dans les années 1970, lorsque de nombreux autres partis communistes de l’Ouest l’ont adopté.

En 1970, Kashtan se prononce contre le groupe du Front de libération du Québec (FLQ) au Québec, en le décrivant comme une organisation terroriste et affirmant que ses méthodes n’étaient pas compatibles avec celles d’un comportement révolutionnaire authentique.

En 1971, au nom du PCC, il suggère que James Gareth Endicott démissionne de son poste de président du Congrès canadien de la paix pour avoir exprimé des opinions anti-soviétiques et prochinoises, ce à quoi Endicott a consenti.

Kashtan prend sa retraite en tant que chef du parti en 1988 et sera remplacé par George Hewison. Au début des années 1990, après la dissolution de l'Union soviétique, Hewison et ses partisans tentent d’éloigner le Parti communiste du marxisme-léninisme et de l’orienter vers la social-démocratie, à la lumière de l’échec du communisme de style soviétique. Kashtan sort de sa retraite pour s’opposer à ces changements, aux côtés de celle qui deviendra plus tard cheffe du Parti, Elizabeth Rowley, alors membre du Comité exécutif central[2].

Son point de vue sur la guerre soviétique en Afghanistan peut se résumer dans ce discours prononcé en 1980, à l'Université de l'Alberta :

« L'implication de l'Union soviétique en Afghanistan ne fut pas un acte d'agression ou d'intervention... Au contraire, l'Union soviétique honorait un traité de 1978 conclu avec l’Afghanistan, stipulant que ce dernier pouvait requérir une aide militaire de l’URSS... Il cite la résistance des classes dominantes et capitalistes face à la révolution comme un facteur interne. Et l’ingérence continue dans les affaires de l’Afghanistan par la Chine, le Pakistan, ainsi que la CIA, constitue une raison extérieure comme l’indique Kashtan[3]. »

Résultats électorauxModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier