William George Aston

diplomate britannique
William George Aston
Description de cette image, également commentée ci-après
William George Aston, 1911.
Naissance
Drapeau du Royaume-Uni Derry, Royaume-Uni
Décès (à 70 ans)
Drapeau du Royaume-Uni Beer, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession
Japonologue
Diplomate
Philologue
Formation

William George Aston, né le à Derry en Irlande et décédé à l'âge de 70 ans le à Beer en Angleterre, est un japonologue, diplomate et philologue britannique, spécialiste de l'histoire et des langues du Japon et de Corée[1].

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Aston est né en 1841 à Derry en Irlande[2]. Il étudie de 1859 à 1863 au Queen's College de Belfast (actuelle Université Queen's de Belfast) où il reçoit il y a reçu une formation philologique très approfondie en latin, grec, français, allemand et histoire moderne. L'un de ses professeurs est James McCosh (en), qui devint plus tard le onzième président de l'Université de Princeton[3],[4].

CarrièreModifier

En 1864, Aston est nommé « interprète étudiant » en japonais à la légation britannique au Japon. Ces interprètes étudiants doivent devenir pour la diplomatie britannique un personnel qui maîtrise la langue du pays.

Il étudie de façon approfondie la théorie du verbe japonais. Après quoi, il commence à Edo, avec Ernest Mason Satow, d'importantes recherches sur le japonais, dont les conclusions jetteront, pour les savants occidentaux, les bases de l'étude critique de cette langue[4]. Aston réussi ensuite l'examen d'entrée au consulat en 1884 et sert aux consulats britanniques de Tokyo, Kobé et Nagasaki[3].

De 1884 à 1885, Aston travaille au consulat-général britannique de Corée. Il retourne au Japon en tant que secrétaire de la légation britannique en 1885[4]. Il se retire ensuite du service étranger sur pension en 1889 à cause d'un problème cardiaque[3],[4] et retourne en Angleterre[5].

Au JaponModifier

Aston contribue grandement à l'étude naissante de la langue et de l'histoire du Japon au XIXe siècle. Avec Ernest Mason Satow et Basil Hall Chamberlain, il est l'un des trois grands japonologues britanniques expatriés au Japon durant le XIXe siècle.

En 1896, il est le premier à traduire en anglais le Nihon Shoki. Il publie deux ouvrages sur la grammaire japonaise en 1868 et 1872 et A History of Japanese Literature en 1899. Il donne plusieurs conférences à la Société asiatique du Japon et publie de nombreux articles dans leurs Transactions[4].

En CoréeModifier

En 1884, Aston est le premier représentant diplomatique européen à résider en Corée. L'instabilité politique du pays le force cependant à partir un an plus tard[3]. De 1855 à 1887, il continue à étudier le coréen à Tokyo auprès de Kim Chae-guk (en). Ce dernier écrit de nombreuses d'histoires pour lui, afin qu'il puisse travailler à partir de matériaux authentiques[3]. Aston fera don des versions manuscrites de ces contes folkloriques coréens au musée d'ethnographie et d'anthropologie de Saint-Pétersbourg[6], où ils seront publiés en 2004[7]. Cette partie de la collection personnelle d'Aston est aujourd'hui conservée à l'académie des sciences de Russie[3].

Fin de vieModifier

Après sa retraite du service consulaire, Aston publie des livres sur la littérature et la religion japonaises ainsi que plusieurs articles sur des sujets coréens[3]. Il meurt le à Beer en Angleterre[2].

En 1912, un an après sa mort, la bibliothèque de l'université de Cambridge acquiert l'importante collection de livres livres chinois et coréens d'Aston[3], ainsi que 10 000 volumes japonais rares provenant de la bibliothèque d'Aston (ainsi que de celle de Satow). Cees ouvrages formeront le point de départ de la collection japonaise de la bibliothèque.

NoteModifier

Le seul portrait d'Aston est un crayonné réalisé en 1911, l'année de son décès, par Minnie Agnes Cohen. Il est conservé à la National Portrait Gallery de Londres. On sait très peu de choses sur la vie privée d'Aston car il n'a laissé ni lettres ni journal intime[3].

OuvragesModifier

En janvier 2021, pour les écrits de et sur William George Aston, OCLC/WorldCat répertorie 185 travaux dans 699 publications en six langues, et 4 896 fonds de bibliothèque (library holdings)[8].

Voici une liste non exhaustive des publications d'Aston :

  • 1869 - A Short Grammar of the Japanese Spoken Language
  • 1872 - A Grammar of the Japanese Written Language, with a short chrestomathy
  • 1877 - A Grammar of the Japanese Written Language
  • 1888 - A Grammar of the Japanese Spoken Language
  • 1889 - Early Japanese history
  • 1896 - Nihongi; Chronicles of Japan from the Earliest Times to A.D. 697
  • 1898 - A History of Japanese Literature
  • 1899 - Toriwi--its derivation
  • 1902 - Littérature japonaise
  • 1905 - Shinto, the Way of the Gods
  • 1907 - Shinto, the Ancient Religion of Japan

ArticlesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Kornicki, P. F. (2004). "Aston, William George (1841–1911)", Dictionary of National Biography (DNB); Longford, Joseph Henry. (1912). DNB, 1901-11 supplement.
  2. a et b Princess Grace Irish Library (Monaco): Aston, bio notes
  3. a b c d e f g h et i Peter Kornicki, Aston Cambridge and Korea, Cambridge University, Department of East Asian Studies, 2008.
  4. a b c d et e (en)« Aston, William George », dans Daniel Coit Gilman, Harry Thurston Peck et Frank Moore Colby, New International Encyclopedia, Dodd, Mead and Company,
  5. Ruxton, Ian. (2008). Sir Ernest Satow's private letters to W.G. Aston and F.V. Dickins: the Correspondence of a Pioneer Japanologist from 1870 to 1918, p. xiii. sur Google Livres
  6. Ким Чегук (Kim Chae-guk). Корейские новеллы. / Пер. и комм. Д. Д. Елисеева (D.D. Eliseev). (Серия « Памятники культуры Востока ». Вып.9) СПб, Петербургское востоковедение. 2004. 599 стр. "Эти рукописи получил в дар от автора, почти неизвестного корейского писателя XIX в Ким Чегука, английский исследователь Кореи У.Г.Астон (1841-1911), собиравший корейскую простонародную литературу." Càd: « Kim Chae-guk. Nouvelles coréennes. / Traduites et commentées par D. D. Eliseev. (Série "Monuments de la culture orientale". N° 9) Saint-Pétersbourg, Petersburg Oriental Studies. 2004. 599 pages. / "Ces manuscrits ont été donnés par l'auteur, un écrivain coréen presque inconnu du XIXe siècle, Kim Jaeguk, à W. G. Aston (1841-1911), un explorateur anglais de la Corée qui a collectionné la littérature vernaculaire coréenne." »
  7. Ким Чегук. Корейские новеллы. Из корейских рукописей Санкт-Петербургского филиала Института востоковедения РАН / Факсимиле рукописей. Перевод с корейского; Uliana Kobyakova, 'A study on the Corean tales' (Kim Jaeguk. Romans coréens. D'après les manuscrits coréens de la branche de Saint-Pétersbourg de l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences de Russie / Fac-similés de manuscrits. Traduction du coréen.) Selon Aston, l'éditeur du livre Contes coréens était Jae Kuk Kim, un professeur coréen qui enseigna à Astonà la légation britannique de Jong Dong à Séoul en 1885.
  8. OCLC WordlCat* Identities, « Aston, W. G. (William George) 1841-1911 », sur worldcat.org (consulté le 25 janvier 2021)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier