Virus de la grippe A (H3N8)

Virus de la grippe A (H3N8)
Description de l'image Defaut 2.svg.
Classification
Type Virus
Domaine Riboviria
Embranchement Negarnaviricota
Sous-embr. Polyploviricotina
Classe Insthoviricetes
Ordre Articulavirales
Famille Orthomyxoviridae
Genre Alphainfluenzavirus

Espèce

Classification phylogénétique

Position :

Le sous-type H3N8 du virus de la grippe A fait référence aux types de deux antigènes présents à la surface du virus : l'hémagglutinine de type 3 et la neuraminidase de type 8. Le virus de la grippe A est un virus à ARN monocaténaire de polarité négative à génome segmenté (8 segments) qui appartient au genre Alphainfluenzavirus de la famille des Orthomyxoviridae. Le sous-type H3N8 est endémique chez les chevaux, les oiseaux et les chiens, ainsi peut-être que chez les pinnipèdes (phoques, otaries et morses) ; il a été transmis expérimentalement au chat[2]. Il est probablement à l'origine de la pandémie de grippe de 1889-1890[3], ainsi que d'une autre épidémie en 1898-1900. Il serait à l'origine du quart des infections par la grippe aviaire chez les canards sauvages[4].

Le sous-type H3N8 est, avec le sous-type H7N7, l'un des deux virus à l'origine de la grippe équine. Il est également à l'origine de la grippe canine. Il se développe dans les cellules épithéliales des voies respiratoires supérieures des chevaux et se transmet essentiellement par voie aérienne sous forme d'aérosols diffusés par la toux ou simplement par la respiration. Le virus peut ainsi être dispersé jusqu'à près de 50 m et survivre à l'air libre jusqu'à 48 heures sur différentes surfaces. Il est relativement fragile et peut être facilement détruit par la chaleur, le froid, la dessication et les désinfectants[5].

La période d'incubation est généralement assez brève, de 1 à 3 jours, pouvant cependant s'étendre jusqu'à une semaine dans certains cas. Une fièvre de 39 à 40,5 °C, une toux sèche fréquente pendant plusieurs semaines, un écoulement des naseaux et une infection bactérienne secondaire sont quelques-uns des signes cliniques de l'infection par le virus de la grippe équine. Le diagnostic est réalisé par l'isolement du virus dans le pharynx ou par l'observation d'une forte augmentation du titre en anticorps contre ce virus dans le sérum des chevaux. D'autres signes cliniques peuvent inclure une décharge nasale mucoïde légère ou séreuse, un larmoiement, des ganglions lymphatiques sous-mandibulaires tendres mais rarement gonflés, une congestion des muqueuses nasale et conjonctivale, une tachypnée, une tachycardie, un œdème des membres, ainsi que des douleurs et une raideur musculaires[5].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Virus Taxonomy: 2018b Release », ICTV, (consulté le 21 septembre 2019).
  2. (en) Shuo Su1, Lifang Wang1, Xinliang Fu, Shuyi He, Malin Hong, Pei Zhou, Alexander Lai, Gregory C. Gray et Shoujun Li, « Equine Influenza A(H3N8) Virus Infection in Cats », Emerging Infectious Diseases, vol. 20, no 12,‎ , p. 2096-2099 (PMID 25417790, PMCID 4257791, DOI 10.3201/eid2012.140867, lire en ligne)
  3. (en) Alain-Jacques Valleron, Anne Cori, Sophie Valtat, Sofia Meurisse, Fabrice Carrat et Pierre-Yves Boëlle, « Transmissibility and geographic spread of the 1889 influenza pandemic », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 107, no 19,‎ , p. 8778-8781 (PMID 20421481, PMCID 2889325, DOI 10.1073/pnas.1000886107, Bibcode 2010PNAS..107.8778V, lire en ligne)
  4. (en) G. B. Sharp, Y. Kawaoka, D. J. Jones, W. J. Bean, S. P. Pryor, V. Hinshaw et R. G. Webster, « Coinfection of wild ducks by influenza A viruses: distribution patterns and biological significance. », Journal of Virology, vol. 71, no 8,‎ , p. 6128-6135 (PMID 9223507, PMCID 191873, lire en ligne)
  5. a et b (en) Christine Myers et W. David Wilson, « Equine Influenza Virus », Clinical Techniques in Equine Practice, vol. 5, no 3,‎ , p. 187-196 (DOI 10.1053/j.ctep.2006.03.013, lire en ligne)