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Petite statue de Saint Jacques en pèlerin à Santa Marta de Tera

La Vía de la Plata (ou route de l'argent) est un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Intégralement en territoire espagnol, elle rejoint Saint-Jacques-de-Compostelle au départ de Séville. L'origine de son nom vient de l'arabe « balata », signifiant « pavé ».[réf. nécessaire]

Une ancienne voie romaineModifier

 
Pèlerins arrivant à Salamanque par la Via de la Plata

Ce chemin suit une ancienne voie romaine, pratiquement inchangée de nos jours sur certaines sections. Cet axe fut conçu et bâti à l'origine pour faciliter le commerce de l'or, comme en témoignent les écrits de Pline l'Ancien, procurateur de la province romaine de la Tarraconaise en l'an 73 apr. J.-C.. La via de la Plata partait alors de Emerita Augusta (l'actuelle Merida) dans le Sud de l'Espagne, jusqu'à Asturica Augusta (l'actuelle Astorga), dans le Nord-Ouest.

La route, longue d'environ 900 km, passait par Castra Caecilia (Cáceres) et Salmantica (Salamanque). Elle se prolongeait au Sud jusqu'à Hispalis (Séville), où elle rejoignait la via Augusta.

Les armées d'Hannibal et leurs éléphants ont selon toute vraisemblance emprunté cette voie qui, de nos jours, est longée par l'autoroute A-66 (N-630).

Le chemin actuelModifier

VarianteModifier

À l'étape de Granja Moreruela, les pèlerins ont la possibilité de bifurquer vers le Nord pour rejoindre le Camino francés par :

Voir aussiModifier

Documentation et bibliographieModifier

  • Yvette Terrien, François Lepère, Céline Heckmann, La Vía de la Plata et le Camino sanabrés, Guide de poche du randonneur et du pèlerin, Lepère éditions, 2011, (ISBN 978-2-915156-33-1)
  • Alain Tranoy, « La route, image et instrument du pouvoir impérial dans le nord-ouest ibérique », Cadernos de Arqueologia, série II, 12-13, 1995, p. 31-37.
  • Pierre Sillières, « Centuriation et voie romaine au sud de Mérida: contribution à la délimitation de la Bétique et de la Lusitanie », Mélanges de la Casa de Velázquez, vol. 18, no 1, 1982, p. 437-448.

Article connexeModifier

Liens externesModifier