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Valérie Soudères

compositrice, pianiste et pédagogue française
Valérie Soudères
Description de l'image Defaut.svg.
Surnom Valérie Hamilton
Nom de naissance Valérie Brigg
Naissance
Décès
Activité principale Pianiste, compositrice, pédagogue
Style Musique de la période moderne
Formation Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Maîtres Maurice Emmanuel
Enseignement Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Famille Jean-Claude Pennetier (gendre)
Récompenses Prix Suzanne Mesureur de la SACEM (1948)
Distinctions honorifiques Chevalier de la Légion d'honneur (1965)

Répertoire

Concerto pour piano no 3 de Béla Bartók
Concerto béarnais pour piano et orchestre
Que ma joie demeure, drame lyrique

Valérie Soudères, née Briggs, connue également durant ses débuts sous le pseudonyme de Valérie Hamilton, est une pianiste, compositrice, pédagogue, née le et morte en .

Sommaire

BiographieModifier

Née en 1914, elle est la fille de Georges-Hamilton Briggs, un architecte anglais installé en France. Elle entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris où elle est élève notamment de Maurice Emmanuel et obtient les premiers prix en piano, harmonie, histoire de la musique, fugue et contrepoint et accompagnement ainsi qu'un deuxième prix de composition[1].

Elle se lance comme pianiste en adoptant le pseudonyme de Valérie Hamilton. Réfugiée à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale[2], elle y épouse François-Robert Soudères, d'origine béarnaise, et devient Valérie Soudères[1].

De retour en France, elle enseigne le piano et le déchiffrage au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris[3], avec comme élèves, notamment, Isabelle Henriot et Bill Finegan[4]. Pianiste reconnue, elle interprète, le 29 février 1948, le Concerto pour piano no 3 de Béla Bartók, pour sa création en France, avec les Concerts Pasdeloup, à la salle Gaveau sous la direction de Pierre Dervaux[5],[6]. Elle participe aussi à la création du 4e Concerto pour piano de Darius Milhaud le 5 mars 1952[1].

Elle organise des manifestations, comme le festival Honegger en 1953[7]. En octobre 1954, elle intervient à Paris dans le premier congrès international consacré aux aspects sociologiques de la musique à la radio[8],[9].

Elle compose notamment le Concerto béarnais créé le avec l'Orchestre Lamoureux, donné en 1948 avec l'Orchestre Pasdeloup sous la direction d'Eugène Bigot et avec l'Orchestre de la Suisse romande puis en 1949 en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas et en 1962 avec l'Orchestre symphonique de la radiodiffusion française sous la direction de Trajan Popesco, la Suite pour contrebasse et orchestre, le Concerto pour flûte, et un opéra, Que ma joie demeure, inspiré par le texte de Jean Giono. Cet opéra est créé le par l'orchestre de la RTF sous la direction de Pierre Dervaux[10],[11].

Après avoir été soliste pour les radios européennes, elle devient « critique d'écoute » pour l'Office de radiodiffusion-télévision française et se forme à la musique électroacoustique au Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer[1].

Elle est lauréate en 1948 du prix Suzanne Mesureur décerné par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique et promue chevalier de la Légion d'honneur en 1965[1].

Elle meurt en mars 1995[12],[13].

L'orchestre de Pau Pays de Béarn et Jean-Claude Pennetier[14], époux de sa fille France, interprètent son Concerto béarnais en 2016[15].

Œuvres (sélection)Modifier

CompositionsModifier

ÉcritsModifier

  • « Sens actuel de la pensée contrapuntique » dans Inventaire des techniques rédactionnelles, Polyphonie, revue musicale, cahiers 9–10, Paris, Richard-Masse 1954 (OCLC 41943936), (notice BnF no FRBNF33438197).
  • « Les possibilités d'évolution rapide des jeunes compositeurs grâce à la radio », 1955[18].

BibliographieModifier

  • Le guide du concert et du disque, no 263–264, 11-27 mars 1960 : en couverture Valérie Soudères.
  • Marc Pierret, Entretiens avec Pierre Schaeffer, Paris, Pierre Belfond, , 197 p. (notice BnF no FRBNF43204377, lire en ligne), Séminaire du Conservatoire. Séance du 21 mai 1969 (extraits). p. 65-71

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « Valérie Soudères », sur oppb.fr
  2. (en) Nigel Simeone, French Music in Wartime London : The Festival of English and French Music and the Concerts de Musique Française, Bangor, University of Wales Bangor, coll. « Monographs in Musicology », 2005, 49 p. (ISBN 184-220-077-1, OCLC 159923978), p. 30–32. Indique quelques programmes de concerts londoniens entre 1943 et 1944, limités à la musique française.
  3. Denise Claisse (thèse de doctorat musicologie), Toute une vie en musique : vie et œuvre du compositeur Jacques Castérède, Paris, Université Paris-Sorbonne, 2009, 346 p. (OCLC 992793953), p. 68 — pub. Ed. Delatour (ISBN 978-2-7521-0228-7).
  4. « Isabelle Henriot, piano - Le Festival », Le Festival,‎ date inconnue (lire en ligne, consulté le 29 décembre 2017)
  5. Claire Delamarche, Béla Bartók, Paris, Fayard, 2012, 1052 p. (ISBN 2-213-66825-6, OCLC 826847938, notice BnF no FRBNF42797998), p. 906.
  6. « Concerto pour piano n°3 de Béla Bartók avec Monique Haas en 1948 - Roger Désormière (1898-1963) », sur sites.google.com (consulté le 29 décembre 2017)
  7. « Festival Honegger », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. (OCLC 461280007)
  9. Franz Adler, Marvin Alisky, Marcel Belvianes et Klaus Blum, Programme du premier congrès international consacré aux aspects sociologiques de la musique à la radio. Paris, 27-30 octobre 1954, Radiodiffusion-télévision française (lire en ligne)
  10. a b et c Hélène Jourdan-Morhange, « Valérie Soudères, inspirée par Giono », Le Guide du concert et du disque, no 199,‎ , p. 1349-1351 (lire en ligne)
  11. Paul Pittion, La musique et son histoire: De Beethoven à nos jours, Éditions ouvrières, (lire en ligne)
  12. (en) Lemy Sungyoun Lim, The Reception of Women Pianists in London, 1950-60, Phd, Londres, Department of Music City University London, , p 58
  13. « Sonate pour violoncelle et piano - Maurice Emmanuel », Maurice Emmanuel,‎ (lire en ligne, consulté le 29 décembre 2017)
  14. « Jean-Claude Pennetier », sur lepetitrenaudon.blogspot.ch (consulté le 29 décembre 2017)
  15. a et b Hélène Prono, « Le pianiste Jean-Claude Pennetier ressuscite un concerto oublié », Culturebox,‎ (lire en ligne, consulté le 29 décembre 2017)
  16. Médiathèque-Mahler, « Guide du concert des années 1940 » (version du 9 septembre 2016 sur l'Internet Archive)
  17. « L'Orchestre de Pau Pays de Béarn et Jean-Claude Pennetier interprètent le concerto Béarnais de Valérie Soudères » sur france3-regions.francetvinfo.fr, 24 novembre 2016.
  18. Cité dans Speaking of music: music conferences, 1835-1966, Répertoire international de la littérature musicale, 2004, p. 59, (OCLC 804928520).

Liens externesModifier