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US Carmaux
Logo du US Carmaux
Généralités
Nom complet Union sportive carmausine
Fondation 1906
Couleurs Vert, rouge et blanc
Stade Stade Jean Vareilles
Siège Mille Club
Stade Jean-Vareilles - BP 7
81400 Carmaux
Championnat actuel Promotion d'Honneur
Président Drapeau : FranceJean-François Soubrié
Entraîneur Drapeau : FrancePatrick Puel (Avants)
Drapeau : FranceMatthieu Thomas (Arrières)
Site web [1]
Palmarès principal
National[1] Championnat de France (1)
Championnat de 2e division (1)
Championnat de 3e division (1)
Challenge de l'Espérance (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Dernière mise à jour : 30 juillet 2019.

L'Olympique de Carmaux, champion de France de 2e série en 1927.

L'Union sportive carmausine ou US Carmaux est un club de rugby à XV situé à Carmaux, dans le nord du département du Tarn. Le club est Champion de France en 1951. C’est un des seuls clubs avec l’US Quillan à avoir remporté le titre national en Première, Deuxième et Troisième division.

Il est issu de la fusion de deux clubs de la ville en 1940, et ses équipes jouent en rouge et vert. Le club évolue aujourd'hui au niveau de la Promotion d'Honneur et joue ses matchs au Stade Jean-Vareilles, anciennement Stade de la Tour.

HistoireModifier

Fondation du club en 1906Modifier

L'US Carmaux résulte de la fusion de deux clubs : L'Olympique de Carmaux, fondé en 1921, était le club de la Société des mines de Carmaux (qui exploitait la houille du bassin). Il jouait sur le Stade des Mines au football et au rugby dans des couleurs rouge et noir. L'équipe de rugby connut un certain succès avec trois finales nationales consécutives en Deuxième série (4e division, victoire en 1927), Honneur (3e div., perdue en 1928) et Promotion (2e, perdue en 1929). Le Football Club Carmausin, fondé en 1922, était, lui, le club municipal, créé par la mairie. Omnisports (il avait aussi une section d'athlétisme), il n'était pas en reste au niveau des résultats, avec deux titres de champion de France (4e série 1923, 2e série 1926) entrecoupés d'une finale de 3e série en 1924. Le club jouait en vert et noir, vert représentant l'herbe et noir représentant le charbon. La rivalité entre les deux clubs était considérable et incontournable dans une si petite ville, d'autant qu'en 1931, les deux clubs se retrouvèrent en Première Division.

Cependant, la fusion n'intervint qu'en décembre 1940, alors que le gouvernement de Vichy avait imposé le regroupement des sociétés sportives. Les dirigeants habillèrent le regroupement forcé d'une déclaration de bonnes intentions pour « reconnaître qu'il importe de mettre fin à la vieille rivalité de leurs deux groupements sportifs ». C'est ainsi que naît l'Union sportive carmausine. Un additif aux clauses du contrat de mariage précisait même qu'en cas de désaccord, chaque club aurait pu repartir de son côté, l'OC avec le football et le basket, le FCC avec le rugby et le cyclisme ! Cela ne sera pas le cas, et l'USC omnisports compta rapidement neuf sections. C'est de ce double héritage que l'USC dérive aussi les couleurs de son écusson, le vert du FCC, le rouge de l'OC, portées sur un maillot blanc.

Une économie minière prospèreModifier

Dans les années cinquante, la commune recense 11 485 habitants dont un quart de mineurs. La formation dispute ses rencontres dans le stade des Amouriès (aujourd'hui disparu). Situé à proximité des sites d'extraction minier, il était réputé pour ses odeurs d'ammoniaque, incommodant les visiteurs[2]. Le club était soutenu par les Houillères du Bassin d'Aquitaine, mais n'était en aucun cas un club d'entreprise comme l'AS Montferrand. Tout au plus, la société minière prêtait son autocar pour les déplacements et employait les joueurs. Ainsi cinq de ceux qui participent à la finale du championnat de France 1951 sont descendus dans la mine. C'est une équipe solidaire, dépourvue d'internationaux, qui arrive au Stadium municipal de Toulouse dans la position du petit poucet. Vingt autocars et un train sont affrétés pour emmener les supporters dans la cité des violettes.

Champion de France (1951)Modifier

 
Carmaux champion de France 1951 soulève le Bouclier de Brennus.

Ce 20 mai 1951, l'US Carmaux devient champion de France, en battant le Stadoceste tarbais 14-12, après prolongation. Le troisième ligne Louis Aué marque l'intégralité des points carmausins (un essai, une transformation et trois pénalités). Auparavant, l'US Carmaux avait vaincu le SU Agen en quarts de finale (5-0) et l'AS Montferrand en demis (11-9 après prolongations). Le club succède au palmarès, à un autre club tarnais double champion de France de 1re division 1949 et 1950, le Castres olympique. Dans le Tarn, après Castres, Carmaux est le seul autre club à avoir aussi été champion de France.

Le retour à Carmaux est l'occasion d'une immense liesse. Le bouclier de Brennus est promené dans les rues de la ville, dans un défilé où se côtoient les joueurs et les notables (le maire et les députés du Tarn). Il est également rendu hommage à Augustin Malroux, ancien capitaine et résistant mort en déportation. Les festivités ont duré des mois et l'année suivante, le club a été incapable de se qualifier pour les phases finales[3]. Par la suite, Carmaux disputera encore un 1/8e de finale en 1954 suivi de 4 seizièmes de finales consécutif.

La finaleModifier

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
US Carmaux Stadoceste tarbais 14-12 AP Stadium municipal, Toulouse 39 450
Arbitre Jean Rous
US Carmaux Raymond Carrère, Louis Combettes, Jean-Marie Bes, Jean Gervais, Alexis "Bruno" Dalla-Riva, René Pailhous, Louis Aué, Jean Régis, René Pagès, Gérard Lasmolles, René Deleris, Gustave Golajewski, Georges Cassou, Francis Cassou, Jacques Sagols
Stadoceste tarbais Albert Fourcade, Robert Bel, Marc Laffitte, René Soulet, Joseph Dutrey, Armand Save, Gilbert Paradge, Serge Tonus, Lucien Dufourc, Adrien Abadie, Albert Bagnères, Louis Suberbie, Albert Lavantes, Maurice Cazaux, René Chaubet
US Carmaux 1 essai, 1 transformation et 3 pénalités de Aué
Stadoceste tarbais 1 essai de Lavantes, 3 pénalités de Chaubet

Les deux équipes sont à égalité (9-9) à la fin du temps réglementaire. Elles marquent un essai chacune en prolongation mais seul Aué de Carmaux réussit la transformation, ce qui donne la victoire à l'US Carmaux.

Déclin des années 1960 à nos joursModifier

 
Large victoire de l'US Carmaux sur le Stade toulousain 15-0 pour le compte du Championnat de France 1967.

Après 1951, plus jamais le club n'atteindra une finale de championnat de France. Fortement dépendant de la bonne fortune des mines de charbon de Carmaux, le club est frappé de plein fouet par la crise économique. Redescendu en troisième division, il s'offre un dernier titre en remportant le championnat en 1995[4] face à Saint Junien. Bien que sacré en 1951, sans internationaux, le club a fourni depuis quelques joueurs à l'équipe de France, comme Jean-Pierre Romeu, ouvreur lors du grand chelem 1977 ou Marc Andrieu[3].

Le club évolue en Fédérale 3 jusqu'en 2014[5]. Il dispute ses rencontres à domicile au Stade Jean Vareilles, anciennement Stade de la Tour, depuis le milieu des années 70[4]. L'US Carmaux évolue actuellement en championnat de France de Promotion d'Honneur.

PalmarèsModifier

PrésidentsModifier

EntraîneursModifier

  • 19??-19??:  Marcel Dax (il était l'entraîneur de l'équipe championne de France 1951)
  • 20??-20??:  Patrick Puel et Matthieu Thomas

Joueurs emblématiquesModifier

Les résultats en Championnat de France de 1950 à 1968Modifier

  • 1950: Quart de finale
  • 1951: Champion
  • 1954: Huitième de finale
  • 1955: Seizième de finale
  • 1956: Seizième de finale
  • 1957: Seizième de finale
  • 1958: Seizième de finale
  • 1968: Seizième de finale

AnnexesModifier

RéférencesModifier

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. « A comme Amouriès ou rugby », sur carmaux81.over-blog.com (consulté le 21 août 2013)
  3. a b et c « Un Brennus en sol mineur », article de Henri Bru, publié dans le quotidien L'Équipe du mardi 13 août 2013.
  4. a et b Le Grand livre du rugby 1981-1982, Editions FMT, p.247-249.
  5. « Honneur : les poules 2014-15, officielles et définitives », sur rugbyamateur.fr, (consulté le 19 septembre 2015)