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Union française pour le suffrage des femmes

Union française pour le suffrage des femmes
Situation
Région France
Création 1909
Siège Paris
Organisation
Personnes clés Jeanne Schmahl
Marguerite de Witt-Schlumberger
Cécile Brunschvicg

L'Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) était la branche française de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes.

La fondatrice de l'UFSF, Jeanne Schmahl.

HistoireModifier

L'Union française pour le suffrage des femmes a été créée en 1909 par Jeanne Schmahl avec l'appui de l'hebdomadaire La Française et de sa directrice Jane Misme. Elle fut la principale organisation en France réclamant le suffrage des femmes entre 1909 et 1940.

Cécile Brunschvicg succède à Marguerite de Witt-Schlumberger à la tête de l'UFSF, à la mort de celle-ci, en 1924. Elle dirige l'organisation en tant que secrétaire générale de 1924 à 1946[1]. Les adhérentes sont surtout issues de la bourgeoisie ou des milieux intellectuels. Elles demandent, dans un premier temps le droit de vote et l'éligibilité pour les élections locales. L'Union compte 12 000 adhérentes à la veille de la Première Guerre mondiale, réparties dans les 75 fédérations départementales. De tendance modérée, l'Union n'approuve pas les actions spectaculaires menées par certaines suffragettes, mais participe au plébiscite féminin organisé en avril 1914 par Marguerite de Witt-Schlumberger. Elles sont 50 0000 femmes à apporter un oui quasi-unanime[2]. Elle est affiliée au mouvement féministe modéré du Conseil national des femmes françaises[1].

À la fin de la Première Guerre mondiale, la direction de l'UFSF était convaincue que le gouvernement, reconnaissant les efforts de guerre des femmes, leur accorderait le droit de vote. La Chambre des députés a adopté plusieurs projets de loi que le Sénat a systématiquement combattus.

Sous la direction de Cécile Brunschvicg, l'UFSF qui ne comptait que 15 000 membres en 1915 dépasse les 100 000 membres en 1928[1]. Choquée par la rebuffade sénatoriale, l'UFSF adopte une attitude plus militante, collaborant à l'occasion avec les organisations de Louise Weiss[3]. La modération de Cécile Brunschvicg est appréciée par les politiques et Léon Blum la nomme sous-secrétaire d'État à l'Éducation nationale dans le premier gouvernement du Front populaire en 1936.

Les activités de l'UFSF sont mises en veilleuse pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se dissout après que le vote des femmes a été obtenu, à la Libération.

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AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Olivier Wieviorka (dir.), Julie Le Gac, Anne-Laure Ollivier et Raphaël Spina, La France en chiffres de 1870 à nos jours, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-02741-4), p. 477
  2. http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=282
  3. http://gem.greenwood.com/wse/wsePrint.jsp?id=id661