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Les groupes linguistiques du Turkestan oriental : Langues turques, mongoles, sino-tibétaines, et indo-européennes.

Le Turkestan oriental, également appelé petite Boukharie ou tartarie chinoise, est une région d'Asie centrale située dans le bassin du Tarim.

Cette région s'appelait Xiyu (territoires de l'Ouest) sous la dynastie Tang, dont l'empereur Tang Taizong la conquit au VIIIe siècle, un khanat ouïghour y fut établi à la chute du Khaganat ouïghour, alors établi sur l'actuelle Mongolie, vers 850. Cette région fut ensuite intégrée dans l'Empire Mongol, puis le Khanat dzoungar s'y établit, ce qui lui vaudra le nom de Dzoungarie. La dynastie Qing qui conquiert ce khanat vers 1750 l'appelle Xinjiang, et depuis les Républiques chinoises, Région autonome ouïghoure du Xinjiang.

Elle a été appelée en occident, Tartarie chinoise, Dzoungarie, et depuis la seconde moitié du XIXe siècle Turkestan chinois.

HistoireModifier

Articles détaillés : Turkestan, Dzoungarie et Xinjiang.

Cette région a vu passer différentes cultures, dont la plus ancienne est probablement la Culture de Karassouk, à l'âge du bronze.

Les Huns, Tokhariens, Xiongnu, Tadjiks, Turcs (aujourd'hui principalement Ouïghours et Kazakhs), ainsi que les Mongols (principalement Oïrats), Xibe, Mandchous et Hans ont peuplé et peuplent encore en partie, cette région.

Terminologie et nationalisme contemporainModifier

Le terme « Turkestan » et ses dérivés proviennent de l'arabe médiéval mais n'est tout d'abord pas en usage chez la majorité des habitants de la région dans l'antiquité[Quoi ?]. En effet, sous la puissante dynastie Han, ce territoire chevauchait la région de Xiyu (ou « territoire de l'ouest »). Elle prend sous la dynastie Qing (dernière dynastie féodale chinoise de 1644 à 1912) le nom de province chinoise de Xinjiang (littéralement « nouveau territoire »), . Il prend alors le nom de Turkestan « chinois »[Par qui ?].

Les termes « Turkestan oriental » ont été proposés au XIXe siècle par les turcologues russes[Lesquels ?] pour remplacer l'ancien terme non qualifié.

À compter du XXe siècle, les séparatistes ouïghours[Lesquels ?] utilisèrent cette appellation pour définir le Xinjiang dans son entier, marquant ainsi l'indépendance d'un futur état. Ce rejet du terme « chinois » provient à la fois d'une volonté de rayer la perspective d'une domination chinoise et de celle d'accentuer le rapprochement avec les groupes turcs de l'Ouest[réf. nécessaire].

Voir aussiModifier