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Traité de Turin (1696)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Traité de Turin.

Le Traité de Turin du 29 août 1696 fut l'acte décisif qui mit fin momentanément aux ambitions de reconquête du duc de Savoie Victor-Amédée II de Savoie ce qui le contraignit à passer pour un temps dans l'alliance française.

Les faitsModifier

En 1690, la guerre que conduisait le Piémont emmené par Victor-Amédée II de Savoie allié aux Espagnols et aux Impériaux contre les Français de Louis XIV traversait un moment très critique. Après la désastreuse bataille de Staffarda et l'échec français du siège de Cuneo le général Nicolas de Catinat battit de nouveau les armées du duc de Savoie occupant Montmélian le 22 décembre 1691.

Louis XIV, en raison de la position de faiblesse des Savoie, proposa un accord à Victor-Amédée II. Le duché au même moment se trouvait sans descendance mâle, Victor-Amédée, encore sans fils, était atteint par la maladie. Le duc refusa les propositions françaises et nomma son cousin Emmanuel-Philibert de Savoie-Carignan , âgé de huit ans, comme son successeur.

Victor-Amédée survécut à la maladie mais il subit une défaite ultérieure, en 1693 lors de la bataille de La Marsaille, après quoi, il se retira à Moncalieri avec les troupes qui lui restaient.

Le traité de TurinModifier

Le 26 août 1696, pour sauver ses États, Victor-Amédée accepta la nouvelle proposition d'alliance avec les français, concédant sa fille Marie-Adélaide à Louis de Bourgogne. Parmi les clauses du traité : le retour de Pignerol sous le contrôle piémontais, le roi Soleil imposa en contrepartie la destruction de la forteresse qui avait eu pour illustre prisonnier Nicolas Fouquet, le passage de la forteresse de Casale au duc de Mantoue alors neutre.

Il passa un peu de temps avant que Victor-Amédée puisse déclarer publiquement être passé aux côtés des Français par crainte des attaques ennemies, mais les impériaux suspectaient un changement d'alliance du duc de Savoie. Quand cela fut rendu public, les soldats français entrèrent dans les territoires du Piémont pour les défendre de ses ennemis.

Voir aussiModifier