Traité de Paris (1783)

traité signé en 1783 marquant l'indépendance des États-Unis
Traité de Paris
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Traité de paix entre les États-Unis (13 colonies) et la Grande-Bretagne
Type de traité Traité de paix
Dépôt NARA (National Archives and Records Administration) des États-Unis
Langue Anglais
Ébauche
Signé
Hôtel d'York, 56 rue Jacob, dans le 6e arrondissement de Paris, France
Effet
(Ratification par la Grande-Bretagne et les États-Unis (13 colonies))
Parties
Parties Flag of Great Britain (1707–1800).svg Grande-Bretagne Betsy Ross flag.svg États-Unis (13 colonies)
Signataires David Hartley John Adams
Benjamin Franklin
John Jay
Ratifieurs Flag of Great Britain (1707–1800).svg Grande-Bretagne Betsy Ross flag.svg États-Unis (13 colonies)

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Le traité de Paris de 1783, est un traité de paix signé à Paris le , le même jour qu'à Versailles est signé le traité de Versailles.

Signé par les représentants des treize colonies américaines et les représentants britanniques, il met un terme à la guerre d'indépendance des États-Unis. La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique.

NégociationsModifier

 
Dès 1782, les treize colonies cèdent des territoires au gouvernement fédéral des États-Unis pour financer la guerre.

La révolution américaine, commencée en 1765 dans les treize colonies américaines contre la Grande-Bretagne, se transforme en guerre d'indépendance en 1775, accroissant considérablement les dépenses militaires et donc la dette de la Grande-Bretagne, qui à partir de la capitulation anglaise à Yorktown (1781), engage des négociations secrètes directement avec les États-Unis.

Les négociations de paix sont menées par cinq Américains désignés par le Congrès des États-Unis : Benjamin Franklin, John Adams, John Jay, William Temple Franklin (en) et Henry Laurens (en).

La Grande-Bretagne est représentée par David Hartley et Richard Oswald (en).

À l’automne 1782, les négociations s’engagent sérieusement entre les plénipotentiaires des puissances belligérantes. Les préliminaires d'un traité de paix sont arrêtés à Paris, le 30 novembre 1782[1].

Un membre du Parlement britannique, Christopher Potter, avec le soutien du prince de Galles, George Auguste de Hanovre, est très actif dans la première phase de négociation jusqu'en , lorsqu'il est écarté[1].

Résumé du contenuModifier

 
En 1783, la France conserve Saint-Pierre-et-Miquelon mais ne récupère pas le Canada, qui est maintenu en possession britannique.

Le traité de Paris met fin à la guerre d'indépendance américaine en 1783. Par ce traité, la Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance de ses treize colonies et leur accorde le territoire jusqu'au Mississippi. La province britannique de Québec perd donc la partie sud des Grands Lacs qu'elle avait obtenue par l'Acte britannique de Québec de 1774. Les marchands de Montréal qui avaient des comptoirs de traite dans cette région doivent les évacuer dans les deux ans suivant le traité. La question des frontières n'est pas complètement réglée. On s'est entendu pour faire passer la frontière comme on peut la voir aujourd'hui, au milieu des Grands Lacs, le lac Michigan étant entièrement en territoire américain. Cependant, à l'ouest du lac Supérieur et entre le Québec, le Nouveau-Brunswick et le Maine, la question sera réglée plus tard.

  • Reconnaissance par la Grande-Bretagne des États-Unis.
  • Établissement des frontières entre les États-Unis et les colonies britanniques d'Amérique du Nord : Grands Lacs au nord, Mississippi à l'ouest, 31e parallèle au sud.
  • Garanties britanniques sur les droits des pêcheurs américains au large de Terre-Neuve et du golfe du Saint-Laurent[2].
  • La France retrouve cinq villes de plus aux Indes[3].
  • Reconnaissance des dettes britanniques.
  • Restitution des prisonniers, des prises de guerre et des biens spoliés[2].
  • Ratification du traité dans les six mois.

SignatairesModifier

 
Plaque commémorative du traité de Paris fixée sur l'immeuble du 56 rue Jacob (en face de la faculté de médecine) où fut signé le traité.

Le traité de Paris est préparé dans ambassade de la Grande-Bretagne de l'époque (l'actuel l'Hôtel d'Angleterre, au 44 rue Jacob, dans le 6e arrondissement). Il est signé le , dans l'hôtel d'York (actuellement un immeuble du 56 rue Jacob, dans le 6e arr.), Benjamin Franklin ayant refusé de signer sur le sol britannique.

Les signataires sont :

Pour compléter le traité de Paris, le traité de Versailles est signé le même jour à Versailles entre la Grande-Bretagne et la France d'une part, entre la Grande-Bretagne et l'Espagne d'autre part.

 
Signature du traité de Paris par Benjamin West (1783). Le commissaire britannique ayant refusé de poser, le tableau ne fut jamais achevé.

Le traité de Paris arrive à Philadelphie en novembre 1783[4]. Le Congrès de la Confédération des États-Unis ratifie le traité de Paris le . La ratification britannique intervient le . Il reçoit le sceau des États-Unis et est effectif quand les ratifications s'échangent à Paris le [2].

ConséquencesModifier

Le traité de Paris fut l'objet des grandes spéculations boursières sous Louis XVI, les investisseurs spéculant sur l'effet positif pour la dette publique d'une réduction des dépenses militaires permise par la paix.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Patrice Valfré, Christophe Potter, le potier révolutionnaire et ses manufactures de Paris, Chantilly, Montereau…, Paris, Miss Teapot, 2012 (ISBN 978-2-917-648-00-1), p. 27-31.
  2. a b et c Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003 (ISBN 2-262-01821-9), p. 274.
  3. La France au XVIIIe, par Olivier Chaline, Belin Sup, page 39.
  4. Bernard Cottret, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003 (ISBN 2-262-01821-9), p. 273.